À l’occasion de la Bar Mitsva de Mendel Brami, un enregistrement musical d’exception a été réalisé en son honneur. Son père, Yossef Brami, au piano, accompagné de Chemouel Rotsztein à la flûte de pan, a interprété le célèbre Nigoun Rostov du Rabbi Rachab. Cette mélodie chargée d’histoire et de profondeur spirituelle est traditionnellement chantée avant que le jeune Bar Mitsva ne récite son Maamar ‘hassidique.
Un hommage musical d’un père à son fils
C’est un cadeau d’une rare délicatesse que Yossef Brami a offert à son fils Mendel à l’occasion de sa Bar Mitsva. Le papa s’est installé au piano pour enregistrer, avec le concours de Chemouel Rotsztein à la flûte de pan, l’un des joyaux du répertoire musical de la ‘Hassidout Habad : le Nigoun Rostov.
Le mariage des deux instruments confère à cette interprétation une couleur singulière. Le piano déploie la structure méditative de la mélodie, tandis que la flûte de pan, avec son timbre aérien et presque vocal, en exprime toute la dimension d’élévation. Loin d’être un simple morceau de musique, cet enregistrement s’inscrit dans la plus pure tradition Loubavitch, où le chant constitue une préparation de l’âme avant l’étude et la prière.
Le Nigoun du Rabbi Rachab, une mélodie née à Rostov
Le Nigoun Rostov est intimement lié à la figure du cinquième Rabbi de Habad, Rabbi Chalom DovBer Schneersohn, connu sous l’acronyme de Rabbi Rachab. Surnommé le « Rambam de la ‘Hassidout » pour sa capacité inégalée à structurer et organiser les concepts de la ‘Hassidout Habad, il fonda en 5657 (1897) la Yechiva Tom’hei Temimim, dont les branches se déploient aujourd’hui aux quatre coins du monde.
Durant la Première Guerre mondiale, le Rabbi Rachab quitta la bourgade de Loubavitch pour s’établir à Rostov, dans le sud de la Russie, où il résida jusqu’à son départ de ce monde, le 2 Nissan 5680 (1920). C’est dans cette ville qu’il chantait fréquemment cette mélodie, qui porte depuis lors le nom de Nigoun Rostov.
Il s’agit de l’un des chants les plus graves et les plus profonds du répertoire Habad, caractérisé par une intensité intérieure et une introspection saisissantes. La tradition rapporte que cette mélodie aide l’âme à se libérer des limites du corps afin de se préparer à recevoir la Divinité contenue dans la Torah. C’est pourquoi elle était chantée avant que le Rabbi ne prononce un Maamar, un discours ‘hassidique.
Une mélodie qui précède le Maamar de la Bar Mitsva
Selon la coutume en vigueur chez les ‘Hassidim Habad, le jeune garçon qui célèbre sa Bar Mitsva récite par cœur un Maamar ‘hassidique, marquant ainsi son entrée dans le monde du service divin en tant qu’adulte. Et c’est précisément le Nigoun Rostov qui est entonné juste avant cette récitation, comme pour ouvrir les cœurs et préparer les âmes de l’assemblée à recevoir les paroles de la ‘Hassidout.
En enregistrant cette mélodie en l’honneur de son fils, Yossef Brami perpétue ainsi une chaîne de transmission qui remonte au Rabbi Rachab lui-même. Le jeune Mendel, en s’apprêtant à réciter son Maamar précédé de ce chant centenaire, s’inscrit dans la lignée des générations de ‘Hassidim pour lesquelles la musique n’est pas un ornement, mais la porte d’entrée vers les profondeurs de la Torah.
Puisse cette Bar Mitsva être pour Mendel Brami le début d’une vie riche en Torah, en Mitsvot et en ‘Hassidout, pour la plus grande fierté de ses parents et de toute sa famille, jusqu’à la venue imminente du Machia’h.
















