Au lendemain de Yom Kippour, le peuple juif quitte le confort de ses maisons pour s’installer sous les branchages de la Souccah, en souvenir de la protection divine qui l’entoura dans le désert. Cette année, la fête s’ouvre un vendredi soir et chaque jour, du premier repas sous la cabane jusqu’aux danses avec la Torah, apporte sa Mitsva, ses bénédictions et ses horaires propres. Voici, jour après jour, tout ce qu’il faut savoir pour vivre pleinement ces fêtes de l’année 5787 (2026).

 


(Horaires pour l’Ile de France)

Souccot 5787 (2026) :
du vendredi soir 25 septembre au vendredi 2 octobre 2026.

Chemini Atseret et Sim’hat Torah 5787 (2026) :
du vendredi soir 2 octobre au dimanche soir 4 octobre 2026.


 

Que fait-on à Souccot ?

« Vous résiderez dans des Souccot durant sept jours… afin que vos générations sachent que J’ai fait résider les enfants d’Israël dans des Souccot lorsque Je les ai fait sortir du pays d’Egypte » (Lévitique 23, 42).

Du vendredi soir 25 septembre 2026 jusqu’à Chemini Atseret inclus, c’est-à-dire jusqu’au samedi après-midi 3 octobre, chaque Juif prend ses repas dans la Souccah, cette cabane recouverte de branchages. On veillera à y habituer également les petits garçons. Les femmes, quant à elles, ne sont pas astreintes à ce commandement. Il est vivement recommandé d’accueillir des invités dans sa Souccah.

Avant d’y manger du pain ou du gâteau, ou d’y boire du vin, on prononce la bénédiction appropriée, suivie de celle-ci : « Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Léchève Bassouccah » : « Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous as sanctifiés par Tes Commandements et nous as ordonné de résider dans la Souccah ».

Vendredi 25 septembre, l’entrée de la fête et du Chabbat

Cette année, le premier soir de Souccot coïncide avec l’entrée du Chabbat. Après avoir déposé quelques pièces à la Tsedaka, les femmes mariées allument, à Paris avant 19h24, au moins deux bougies, les jeunes filles et les fillettes en allumant une, ainsi qu’une bougie de quarante-huit heures, en prononçant les bénédictions suivantes :

1) « Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Lehadlik Nèr Chel Chabbat Vechel Yom Tov » :
« Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous as sanctifiés par Tes Commandements et nous as ordonné d’allumer la lumière du Chabbat et de la fête ».

2) « Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Chéhé’héyanou Vekiyemanou Vehiguianou Lizmane Hazé » :
« Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous as fait vivre, nous as maintenus en existence et nous as fait parvenir jusqu’à ce moment ».

Samedi soir 26 septembre, le second soir de fête

A Paris, après 20h28, les femmes allument les bougies à partir de la flamme de la bougie de quarante-huit heures allumée avant la fête, en prononçant les bénédictions suivantes :

1) « Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Lehadlik Nèr Chel Yom Tov » :
« Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous as sanctifiés par Tes Commandements et nous as ordonné d’allumer la lumière de la fête ».

2) « Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Chéhé’héyanou Vekiyemanou Vehiguianou Lizmane Hazé » :
« Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous as fait vivre, nous as maintenus en existence et nous as fait parvenir jusqu’à ce moment ».

Le Chabbat s’achevant ce soir-là pour laisser place au second jour de fête, le Kiddouch comporte également la Havdala.

Les quatre espèces, du dimanche 27 septembre au vendredi 2 octobre

Le premier jour de la fête tombant un Chabbat, on ne prend pas le Loulav ce jour-là. A partir du dimanche matin 27 septembre et jusqu’au vendredi 2 octobre inclus, on récite chaque jour la bénédiction sur les quatre espèces, le cédrat, la branche de palmier, les rameaux de myrte et les branches de saule :

1) « Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Al Netilat Loulav » :
« Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous as sanctifiés par Tes Commandements et nous as ordonné de prendre le Loulav ».

La première fois, c’est-à-dire le dimanche 27 septembre, on ajoute :

2) « Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Chéhé’héyanou Vekiyemanou Vehiguianou Lizmane Hazé ».

Dimanche soir 27 septembre, la sortie de la fête

A Paris, après 20h25, le Yom Tov prend fin et l’on récite la Havdala. Commencent alors les jours de ‘Hol Hamoed, durant lesquels on continue de prendre ses repas dans la Souccah et de réciter chaque matin la bénédiction sur le Loulav.

Chaque soir, la joie de Sim’hat Beth Hachoéva

Tous les soirs de Souccot, on organise, si possible dans la rue, une grande fête joyeuse : Sim’hat Beth Hachoéva.

Jeudi soir 1er octobre, la nuit de Hochana Rabba

C’est la nuit de Hochana Rabba. Les hommes restent éveillés toute la nuit, lisent le livre de Devarim, le Deutéronome, puis le livre de Tehilim, les Psaumes. Dans certaines communautés, on mange dans la Souccah des pommes rouges trempées dans le miel.

Vendredi matin 2 octobre, le jour de Hochana Rabba

La prière de Hochana Rabba est particulièrement longue. On fait sept fois le tour de la Bimah, au centre de la synagogue, puis l’on frappe cinq fois contre le sol le bouquet de cinq Hochaanot, ces branches de saule, ainsi que l’ont enseigné les Prophètes.

Vendredi soir 2 octobre, Chemini Atseret et Chabbat

Chemini Atseret s’ouvre cette année en même temps que le Chabbat. Après avoir déposé quelques pièces à la Tsedaka, les femmes mariées allument, à Paris avant 19h09, au moins deux bougies, les jeunes filles et les fillettes en allumant une, ainsi qu’une bougie de quarante-huit heures, en prononçant les bénédictions suivantes :

1) « Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Lehadlik Nèr Chel Chabbat Vechel Yom Tov » :
« Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous as sanctifiés par Tes Commandements et nous as ordonné d’allumer la lumière du Chabbat et de la fête ».

2) « Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Chéhé’héyanou Vekiyemanou Vehiguianou Lizmane Hazé » :
« Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous as fait vivre, nous as maintenus en existence et nous as fait parvenir jusqu’à ce moment ».

On mange dans la Souccah, mais sans en réciter la bénédiction.

Samedi 3 octobre, la prière de Yizkor

Le matin, on récite la prière de Yizkor à la mémoire des parents disparus. Les repas se prennent encore dans la Souccah, toujours sans bénédiction.

Samedi soir 3 octobre, la joie de Sim’hat Torah

C’est Sim’hat Torah. A Paris, après 20h13, les femmes mariées allument, à partir de la flamme de la bougie de quarante-huit heures, au moins deux bougies, les jeunes filles et les fillettes en allumant une, en prononçant les bénédictions suivantes :

1) « Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Lehadlik Nèr Chel Yom Tov » :
« Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous as sanctifiés par Tes Commandements et nous as ordonné d’allumer la lumière de la fête ».

2) « Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Chéhé’héyanou Vekiyemanou Vehiguianou Lizmane Hazé » :
« Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi du monde, qui nous as fait vivre, nous as maintenus en existence et nous as fait parvenir jusqu’à ce moment ».

Le Chabbat s’achevant ce soir-là, le Kiddouch comporte également la Havdala. A la synagogue, on danse avec ferveur autour de la Bimah en portant les rouleaux de la Torah. A partir de ce soir, on ne mange plus dans la Souccah.

Dimanche soir 4 octobre, la fin des fêtes

A Paris, après 20h11, Sim’hat Torah prend fin et l’on récite la Havdala.

Le Loulav, un bouquet chargé de sens

La Torah ordonne (Lévitique 23, 40) de prendre, pour la fête de Souccot, un bouquet de plantes appelé Loulav. Ainsi, chaque jour de la fête, à l’exception du Chabbat, nous prononçons sur ce bouquet une bénédiction particulière : « Barou’h Ata Ado-naï Elo-hénou Mélè’h Haolam Achère Kidéchanou Bémitsvotav Vetsivanou Al Netilat Loulav » : « Béni sois-Tu, Eternel notre D.ieu, Roi de l’univers, qui nous as sanctifiés par Tes Commandements et nous as ordonné de prendre le Loulav ».

En récitant chaque jour cette bénédiction sur le Loulav et l’Etrog, on attire sur soi et sur le monde entier les plus grandes bénédictions de D.ieu et les lumières spirituelles les plus élevées.

Nos Sages enseignent que brandir ce bouquet est un signe de joie. Cette réjouissance survient en effet au sortir des jours de Roch Hachana et de Yom Kippour, lorsque nous savons avoir remporté la victoire lors du jugement divin.

Quatre plantes, un seul peuple

Les plantes qui composent ce bouquet sont remarquablement diverses. On y trouve l’Etrog, le cédrat ; le Loulav proprement dit, qui donne son nom à l’ensemble et n’est autre qu’une branche de palmier-dattier ; les Hadassim, trois rameaux de myrte ; et enfin les Aravot, deux branches de saule.

Parmi ces plantes, l’une possède à la fois le parfum et le goût : c’est le cédrat. Une autre n’a que le goût : la datte, fruit du palmier. Une troisième n’offre qu’une agréable senteur : la myrte. La quatrième, enfin, n’a ni parfum ni saveur.

Lorsque l’on sait que le parfum symbolise l’étude de la Torah et le goût la pratique de ses commandements, on comprend que chaque plante représente une catégorie du peuple juif : depuis ceux qui unissent l’étude et la pratique jusqu’à ceux qui ne possèdent ni l’une ni l’autre, en passant par tous les degrés intermédiaires. Ils sont ici tous réunis, et c’est seulement ainsi, ensemble, que la bénédiction peut être prononcée.