Contraints par la guerre avec l’Iran, le couple Habad Rav Youval et Hanni Oren de Nof HaGalil a organisé la Brit Milah de leur nouveau-né dans un abri public plutôt que dans la salle des fêtes prévue. Malgré les circonstances exceptionnelles, ils ont maintenu cette célébration religieuse fondamentale entourés de leur communauté. Le maire de Nof HaGalil a béni la famille lors de cette cérémonie empreinte d’émotion et de résilience.
Une naissance en temps de guerre transforme les célébrations
Le couple Habad Rav Youval et Hanni Oren de Nof HaGalil avait tout planifié pour accueillir leur premier-né dans la joie. La salle des fêtes était réservée, plus de cent invités attendaient de célébrer la Brit Milah du huitième jour selon la tradition juive. Mais la guerre contre l’Iran en a décidé autrement, transformant cette célébration intime en symbole de résistance spirituelle.
Vendredi matin, les sirènes d’alerte ont résonné, bouleversant tous les projets familiaux. Face aux contraintes sécuritaires, la famille a dû repenser entièrement l’organisation de cette cérémonie religieuse majeure.
« Am Israel Haï » : maintenir les traditions malgré l’adversité
« Nous n’avions jamais imaginé célébrer la circoncision de notre fils premier-né dans un abri », confie Hanni à YNET. « Notre projet était d’organiser cet événement heureux dans une salle des fêtes de Nof HaGalil avec plus de cent invités, mais nous célébrerons cette Brit discrètement en raison des exigences sécuritaires. »
La jeune mère exprime avec détermination la philosophie qui guide sa famille : « Am Israel Haï et c’est notre source de force, nous n’annulons pas nos joies ni cette Mitzva importante qui nous définit comme peuple. »
Cette déclaration résonne comme un écho aux générations passées qui ont maintenu leurs traditions religieuses dans les moments les plus difficiles de l’histoire juive.
Un père entre émotion et inquiétude
Rav Youval, le père comblé, raconte ces moments intenses : « Vendredi à l’aube, nous nous sommes réveillés au son des sirènes d’alerte. Nous avons compris que la cérémonie de circoncision ne se déroulerait pas comme prévu, et nous avons commencé à réfléchir à une solution. »
La famille s’est tournée vers la communauté locale pour trouver une alternative. « On nous a recommandé un grand abri public qui sert également de Beth Knesset. Nous y avons célébré les ‘Cheva Brachot’ le Chabbat du mariage – et même alors, il y avait des alertes », poursuit-il.
L’émotion du nouveau père transperce ses mots : « Cela fait déjà une semaine que je ne dors pas, entre l’excitation et les sirènes d’alerte. »
Une bénédiction municipale pour l’enfant né en temps de guerre
Le maire de Nof HaGalil, Ronen Plot, a tenu à être présent pour bénir les parents et le nouveau-né. Sa bénédiction, empreinte de symbolisme, résonne particulièrement en ces temps troublés : « Ce petit deviendra grand. Né comme un lion, il grandira comme un lion jusqu’à la Houppa et aux bonnes actions. »
Cette présence officielle souligne l’importance communautaire de l’événement, transformant un moment familial en symbole de continuité et d’espoir pour toute la ville.
La résilience d’une communauté unie
Cette Brit Milah particulière illustre la capacité de la communauté Habad et plus largement des habitants de Nof HaGalil à maintenir leurs valeurs fondamentales malgré les défis sécuritaires. L’abri public transformé en lieu de célébration religieuse symbolise cette adaptation nécessaire sans compromis sur l’essentiel.
La cérémonie, bien que réduite en nombre d’invités, n’en demeure pas moins chargée de sens et d’émotion. Elle témoigne de cette volonté collective de ne pas laisser les circonstances extérieures altérer les moments sacrés de la vie familiale et communautaire.
Cette naissance et cette circoncision célébrées dans des conditions exceptionnelles resteront gravées dans la mémoire familiale comme le témoignage d’une génération qui refuse de renoncer à ses traditions, même face à l’adversité.
















