« Et vous prendrez grand soin de vos âmes ! » Il est impératif d’appliquer avec la plus grande rigueur les instructions du Ministère de la Santé et des médecins, même pendant Chabbath, comme se laver les mains fréquemment et s’éloigner à une distance de deux mètres de tout individu, etc.

Confinement :
1) Les personnes ayant des problèmes médicaux, les individus de faible constitution et les personnes âgées de plus de 65 ans, ne devront pas sortir de chez eux.
2) Il faudra prêter assistance aux personnes âgées, et pour leur éviter d’être contaminés, on fera des courses à leur place, afin de leur éviter toute sortie inutile.
3) On évitera tout rassemblement, ainsi que toute visite, ou invitation des proches, etc.
4) Comme l’a déjà dit le prophète Yéchayahou (Isaïe, 26, 20) : « Va, mon peuple, retire-toi dans tes demeures, et ferme les portes derrière toi ; cache-toi un court instant, jusqu’à ce que la fureur ait passé ».

Les Synagogues :
5) Il faudra fermer toute Synagogue ne permettant pas le respect des règles de distanciation, que ce soit à cause d’un manque d’espace, empêchant un éloignement de deux mètres entre deux personnes, par exemple, ou parce qu’il est impossible d’y empêcher le rassemblement de dix personnes au maximum (ou plus, selon les directives locales), etc.
6) Les localités dans lesquelles de nombreuses personnes ont été contaminées, devront voir leur Synagogues fermées.
7) Les femmes et les enfants ne devront pas se rendre à la Synagogue.
8) Lorsque dix personnes se rassemblent dans un endroit, pour y prier en Minyane, elles pourront y apporter un Séfer Torah, et ce, même si l’on n’y lit pas trois fois, dans cet endroit (voir Biour Halakha, chap. 135).
9) Ceux qui doivent réciter le Kadich, mais ne peuvent pas sortir, compenseront ce Kadich par une étude de la Torah. Il est également possible de demander à d’autres de réciter le Kadich à leur place, pour le défunt.

Mikvé pour les hommes :
10) Actuellement, on ne se trempera pas au Mikvé (et ce, malgré des directives moins rigoureuses, émises dans certains endroits). On remplacera ce Mikvé par une douche, et le Chabbath matin, à l’eau froide.
11) Pour qu’une douche puisse remplacer le Mikvé, il faudra faire couler sur soi 12,5 litres d’eau (environ trois minutes, en fonction du débit d’eau). On sera quitte, même si l’eau n’a pas atteint toutes les surfaces du corps. Un bain ne remplacera pas le Mikvé.

Concernant les femmes :
12) Une femme présentant des symptômes de contamination (ou seulement un doute en la matière) ne se trempera pas au Mikvé. On ne pourra pas non plus lui permettre de se tremper la dernière, puis de changer l’eau après elle.
13) Dans les endroits où il est impossible de se rendre au Mikvé la nuit, on ne pourra pas permettre à une femme de se tremper dans la journée du septième jour (avant la nuit). Plutôt, elle attendra la journée du huitième jour pour aller se tremper. (Toutefois, l’interdit de proximité tient jusqu’à la nuit. C’est pourquoi, si la femme rentre à la maison avant la nuit, après s’être trempée, il ne faudra pas qu’elle se retrouve seule avec son mari.)
14) Dans un endroit où il est possible de sortir la nuit avec une dérogation, elle ne pourra pas se tremper en journée.
15) Dans un endroit où il n’y a pas d’accès à un Mikvé, pendant la période de pureté, on pourra permettre la prise de comprimés retardant l’arrivée des règles.
16) Dans un endroit où il est difficile de rendre visite à un Rav sans s’exposer à un risque de contamination, ou à cause d’un confinement obligatoire, un femme connaissant de nombreuses difficultés dans ses ‘Bedikoth’, ‘examens intimes de pureté’ (à cause de tâches, ou de couleurs différentes), pourra procéder aux Bedikoth de la manière suivante : en plus de son Hefsek Tahara, le premier jour, le troisième jour, et le septième jour.

Lois relatives au Chabbat :
17) Il sera permis de se laver les mains avec un savon liquide.
18) Il est préférable de prévoir à l’avance un thermomètre ne fonctionnant pas à l’électricité.
19) Si l’on craint une augmentation de fièvre, que l’on ne dispose que d’un thermomètre digital et qu’aucun non-Juif ne se trouve aux alentours, il sera permis de le faire fonctionner, si on le fait à l’aide d’un Chinouy (mise en marche inhabituelle).
20) Dans un endroit où il n’y a pas de Érouv, on ne pourra pas se déplacer à l’extérieur avec un masque de protection ou avec une dérogation de sortie pendant les périodes de confinement obligatoire. On ne pourra pas non plus solliciter l’aide d’un non-Juif, pour certaines raisons.

Litiges financiers :
21) Il est vivement recommandé que les Rabbanim fassent connaître leurs avis dès maintenant, concernant les litiges financiers relatifs à cette période : par exemple, les licenciements, les salaires, les locations, les frais de scolarité et des jardins d’enfants, etc. Ceci doit être fait au plus vite, afin d’éviter l’accumulation inutile de dettes, de litiges et de Dinei Torah.

Responsabilités individuelle et collectives
Toute personne prenant à la légère les directives explicitées plus haut, est dangereuse pour elle-même et pour les autres, et se rend entièrement responsable de la contamination d’autrui, D.ieu nous en préserve. Elle ne pourra pas dire que ses mains n’ont pas versé ce sang, et devra rendre des comptes pour cela.
Il faudra renforcer sa joie, sa foi et sa confiance en D.ieu, gardien du peuple d’Israël. On ajoutera dans la récitation des Téhilim, même la nuit, dans l’étude de la Torah, qui amène la guérison dans le monde (Traité Érouvin, 54), ainsi que dans l’étude de lois de Pessa’h (Traité Sanhédrine, 101), au sujet des bienfaits qu’apporte une chose faite en son temps).
Il faudra essentiellement rajouter dans l’amour gratuit du prochain, en particulier dans cette période où de nombreuses personnes sont touchées financièrement, ou perdent leur emploi, « Et un homme prêtera main forte à son frère ».

Le Tséma’h Tsédek, au nom de l’Admour Hazakène (Or HaTorah, ‘Inyanim, p. 240) nous a transmis une Ségoula extraordinaire de protection :
« On étudiera chaque jour le passage : « Et tu feras un autel pour les encens, etc. » jusqu’à la fin de la section (Parachath Tétsavé, chap. 30, versets 1 à 10), avec le commentaire de

Rachi. Puis, on lira toute la section, deux fois en hébreu et une fois en araméen (Ounkelos).
Ensuite, on étudiera, dans la Parachath (Ki) Tissa, le passage débutant par : « Et D.ieu dit […] prends pour toi », avec le commentaire de Rachi, jusqu’à la fin du sujet (Ibid. verset 34 à 38). On (la) lira également deux fois en hébreu, et une fois en araméen (Ounkelos).
Celui qui le peut, étudiera dans le Rambam les lois concernant les encens (Séfer ‘Avoda, Hilkhoth Kelei Hamikdach, chap. 2, Hilkhoth Temidine OuMoussafine, chap. 3 et début du chap. 4) ».

Nous finirons sur une note positive, avec la loi concluant tout le Choul’hane Aroukh (‘Hochène Michpath, chap. 427, alinéa 10), stipulant que celui qui fait attention à sa vie, méritera que « la bénédiction du bien vienne sur lui ».

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