Un moment de prière empreint de ferveur pour le ministre israélien de la Sécurité nationale lors de son déplacement aux États-Unis. Au Ohel du Rabbi de Loubavitch, Itamar Ben Gvir a rédigé une demande de bénédiction avant de pénétrer dans ce haut lieu, quelques heures seulement après une visite au siège mondial du mouvement Habad.

 

 

Une étape spirituelle en pleine mission diplomatique

Ce vendredi 25 avril 2025, en début d’après-midi heure de New York, le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, s’est rendu au Ohel sacré du Rabbi Menachem Mendel Schneerson, figure emblématique du judaïsme hassidique. En déplacement officiel aux États-Unis, le ministre a tenu à consacrer un moment de son agenda à ce recueillement, après s’être rendu la veille au soir au « 770 », le quartier général du mouvement Habad-Loubavitch, situé à Brooklyn.

Accompagné du Rav Danny Cohen, émissaire du Rabbi à Hébron et proche du ministre, Ben Gvir a marqué cette visite d’une dimension personnelle et symbolique. À son arrivée, il a suivi la tradition en rédigeant un pidyon nefesh, une requête spirituelle déposée auprès du Rabbi, pratique courante pour les milliers de pèlerins qui affluent chaque année vers ce lieu chargé d’histoire et de foi. Cette note, mêlant aspirations personnelles et préoccupations nationales, reflète les multiples facettes de son engagement.

Un recueillement pour Israël et son peuple

Après avoir remis sa demande écrite, Itamar Ben Gvir a franchi les portes du Ohel pour un temps de prière plus intime. Dans cet espace sacré, le ministre s’est recueilli, invoquant la protection du peuple d’Israël, la sécurité de ses citoyens et la réussite de sa mission politique. Ce moment de silence et de connexion spirituelle, dans un lieu réputé pour son aura mystique, a semblé revêtir une importance particulière pour lui.

« C’est un instant unique et précieux », a-t-il déclaré à sa sortie. « Me tenir ici, à la lumière du Rabbi, renforce ma foi en notre peuple et en la mission qui nous unit. » Ces mots font écho à l’héritage du Rabbi, dont l’influence perdure, inspirant tant les fidèles que des figures publiques comme Ben Gvir, malgré les controverses qui accompagnent souvent ses prises de position.

Un symbole fort dans un contexte sensible

Cette visite au Ohel intervient alors que le ministre traverse une période diplomatique intense. En choisissant de s’arrêter dans ce lieu de pèlerinage majeur, Ben Gvir ne se contente pas d’un geste de dévotion : il réaffirme une vision politique enracinée dans les valeurs religieuses et nationales, un choix qui ne manquera pas de susciter des interprétations variées. Pour certains, cette démarche illustre un attachement sincère à la tradition ; pour d’autres, elle pourrait être perçue comme une stratégie visant à consolider son image auprès d’une base électorale sensible aux symboles spirituels.

Le Ohel, devenu un point de convergence pour les juifs du monde entier depuis le décès du Rabbi en 1994, incarne la vitalité du mouvement Habad-Loubavitch. La présence de Ben Gvir dans ce lieu illustre une tendance croissante parmi les dirigeants israéliens : celle d’entrelacer foi et gouvernance, dans un pays où les frontières entre sacré et politique demeurent ténues.