Le président argentin Javier Milei s’est rendu au Ohel du Rabbi de Loubavitch, en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Cette visite est intervenue juste après un entretien avec le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou. Fidèle à une habitude désormais bien ancrée, le chef d’État argentin n’a pas voulu quitter la ville sans venir prier ai Ohel du Rabbi.
Un lien profond avec le Rabbi et ses Chlou’him
L’attachement de Javier Milei au Rabbi n’a rien d’une posture de circonstance. Le président argentin est connu pour sa grande admiration envers le Rabbi de Loubavitch et pour les relations chaleureuses qu’il entretient avec les émissaires de Habad en Argentine, au premier rang desquels le Rav Tzvi Grunblatt, directeur de Habad dans le pays, et son gendre, le Rav ‘Haïm Aurechman. Ces deux figures l’accompagnent depuis des années et ont largement contribué à façonner sa relation au judaïsme.

Chaque année, le chef de l’État participe aux événements organisés en l’honneur du Rabbi. Dans ses allocutions publiques, il n’hésite pas à glisser des enseignements tirés de la Paracha de la semaine, un réflexe rare chez un dirigeant politique de ce rang. Il a d’ailleurs expliqué à plusieurs reprises puiser chez le Rabbi une source d’inspiration en matière de leadership, de mission et de foi.
Ce pèlerinage n’est pas une première. En septembre 2024 déjà, à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU, Javier Milei s’était recueilli au Ohel pour la première fois en tant que président élu, accompagné du Rav Axel Wahnish, son guide spirituel devenu ambassadeur d’Argentine en Israël. Ce rendez-vous est depuis devenu une constante de ses déplacements new-yorkais.
Un réquisitoire contre l’ONU
La visite au Ohel s’inscrit dans une semaine où le président argentin a une nouvelle fois fait entendre une voix singulière sur la scène internationale. Devant la 81e Assemblée générale des Nations unies, Javier Milei a prononcé un discours d’une rare virulence, qualifiant l’organisation d’institution devenue inutile, au service d’une bureaucratie arrogante.
Au cœur de son intervention, une dénonciation sans détour du double standard de l’ONU à l’égard d’Israël. Les prétendus défenseurs des droits de l’homme, a-t-il lancé, « ont systématiquement voté contre Israël tout en restant silencieux face au terrorisme islamique », ainsi que face aux massacres de chrétiens en Afrique. Il a également condamné les attaques du régime iranien contre l’État hébreu, rappelant que l’Argentine a désigné les Gardiens de la révolution comme organisation terroriste et continue de réclamer justice pour les attentats de 1992 et 1994 perpétrés sur son sol.
Un « véritable ami » d’Israël
Le président argentin a par ailleurs réaffirmé l’alignement sans ambiguïté de son pays sur le camp occidental, en particulier sur les États-Unis et Israël. Des propos qui n’ont pas laissé indifférent l’ambassadeur d’Israël auprès de l’ONU, Danny Danon, qui l’a rencontré à l’issue de son allocution. Visiblement ému, le diplomate israélien a salué son courage dans une enceinte hostile à l’État juif, lui affirmant qu’il était « un véritable ami de l’État d’Israël ».
Entre le fracas de la tribune de l’ONU et le recueillement silencieux du Ohel, Javier Milei offre ainsi l’image d’un dirigeant qui assume pleinement ses convictions. Pour les Chlou’him du Rabbi en Argentine, cette fidélité renouvelée témoigne du rayonnement de l’œuvre du Rabbi bien au-delà des frontières de la communauté juive, jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir.
Là où tant de dirigeants passent sans s’arrêter, le président argentin a choisi, une fois encore, de faire halte au Ohel et d’y déposer ses prières.


















