Alors que se tient le Forum mondial de Davos et que le président Donald Trump lance son Conseil pour la paix, un plan révolutionnaire attribué à Jared Kushner, artisan des Accords d’Abraham, vient d’être dévoilé. Ce projet audacieux prévoit la transformation totale de la bande de Gaza en un pôle régional de commerce, de tourisme et de technologie. Des 180 tours de luxe sur le littoral aux centres de données high-tech, voici à quoi pourrait ressembler l’avenir de Gaza selon cette vision futuriste.

 

 

Un plan en quatre phases pour reconstruire du sud vers le nord

Contrairement aux projets antérieurs qui considéraient la ville de Gaza comme la capitale incontestée de la bande, le plan Kushner propose une reconstruction progressive allant du sud vers le nord, selon un calendrier méthodique.

La première phase, baptisée « l’ancrage méridional », concentrera les efforts initiaux sur les villes de Rafah et Khan Younès. L’objectif est de stabiliser la population dans le sud de la bande et d’établir une base économique solide à proximité de la frontière égyptienne.

La deuxième phase prévoit la création d’une véritable métropole méridionale, avec l’expansion massive de Khan Younès qui deviendrait le principal centre urbain, capable d’absorber une population importante et d’accueillir une activité commerciale florissante.

La troisième phase concernera le développement du centre de la bande, avec la réhabilitation et la modernisation des camps de réfugiés centraux, qui seront connectés aux nouvelles infrastructures construites dans le sud.

La quatrième et dernière phase, la plus complexe, se concentrera sur la reconstruction de la ville de Gaza elle-même. Celle-ci sera entièrement rebâtie en centre urbain moderne et avancé, une fois les infrastructures solidement établies dans le reste du territoire.

La « Riviera de Gaza » : un littoral métamorphosé

L’un des changements les plus spectaculaires du projet concerne le traitement du littoral gazaoui. Le plan destine une partie significative de la côte au tourisme international et aux résidences de luxe. Le point d’orgue de cette vision : la construction de 180 tours de grande hauteur, dédiées à l’habitation, à l’hôtellerie et au commerce, qui transformeront radicalement la ligne d’horizon de la bande.

Tandis que la côte sera consacrée aux loisirs et au tourisme, l’intérieur des terres deviendra le « moteur économique » du territoire. Le projet alloue une superficie considérable de plus de 25 kilomètres carrés aux zones industrielles. Mais il ne s’agit pas d’industrie traditionnelle : la vision évoque la création de gigantesques fermes de serveurs et d’installations de production avancée, dans le but d’attirer les géants technologiques mondiaux.

Une révolution des transports pour connecter Gaza au monde

Pour soutenir cette nouvelle économie, le projet dessine une carte des transports entièrement repensée, destinée à libérer Gaza de ses anciennes dépendances et à la connecter au reste du monde.

Concernant les portes d’entrée internationales, le plan prévoit la construction d’un port maritime moderne dédié au commerce et au tourisme, ainsi que d’un nouvel aéroport international. Ces infrastructures permettront une circulation autonome des marchandises et des personnes, sous supervision sécuritaire.

Le passage de Rafah sera considérablement modernisé avec la création d’un terminal frontalier trilatéral à la frontière sud, facilitant la circulation efficace des marchandises entre l’Égypte, Gaza et les marchés internationaux.

Quant aux transports internes, un réseau ferroviaire et une infrastructure logistique de soutien relieront les zones industrielles aux ports. De plus, une rocade urbaine sera construite, ainsi qu’une boucle routière principale qui connectera rapidement les différents centres urbains et fluidifiera le trafic.