Le Beth Loubavitch a orchestré lundi soir un allumage public de la deuxième bougie de Hanouccah sur l’emblématique place de la République. Sous haute protection policière, une foule nombreuse s’est rassemblée pour participer à cet événement fédérateur en présence de l’ancien député Meyer Habib. Quelques jours après l’attentat antisémite de Sydney, cette célébration prenait une dimension particulière.

 

 

Un message de résilience après l’attentat de Sydney

La fête des Lumières revêt cette année une signification particulièrement poignante. Dimanche, un attentat antisémite a frappé la communauté juive de Sydney, en Australie, lorsqu’un incendie criminel a visé une synagogue. Ce drame a rappelé à la communauté juive mondiale la nécessité de continuer à affirmer sa présence, malgré les menaces.

« Être ici ce soir, c’est notre réponse à la haine », confie David, venu en famille depuis le 19ᵉ arrondissement. « Chaque bougie que nous allumons est une victoire contre l’obscurantisme. »

Meyer Habib : « La lumière vaincra toujours les ténèbres »

L’ancien député des Français de l’étranger, Meyer Habib, figure engagée dans la défense de la communauté juive et de l’État d’Israël, a tenu à participer à cette célébration. : « Ce soir, nous envoyons un message clair au monde entier », a-t-il déclaré, visiblement ému par la mobilisation. « Malgré l’attentat odieux de Sydney, malgré la montée de l’antisémitisme partout dans le monde, nous sommes là, debout, fiers de notre identité. La lumière de Hanouccah vaincra toujours les ténèbres de la haine. »

L’ancien parlementaire a également salué le travail du Beth Loubavitch : « Les Chlou’him du Rabbi font un travail extraordinaire. Ces allumages publics sont essentiels. Ils montrent que les Juifs de France n’ont pas peur et qu’ils continueront à vivre leur judaïsme au grand jour. »

 

 

Un moment de lumière au cœur de Paris

La place de la République, symbole des valeurs républicaines françaises, s’est transformée lundi soir en un lieu de célébration de la tradition juive. L’allumage public de Hanouccah, organisé par le Beth Loubavitch de Paris, a attiré une assistance considérable venue des quatre coins de la capitale et de sa banlieue.

Le Rav Binyamin Mergui a eu l’honneur d’allumer la deuxième bougie de cette fête des Lumières qui commémore le miracle de l’huile survenu il y a plus de deux mille ans.

« C’est émouvant de voir autant de monde réuni », témoigne Sarah, une jeune étudiante. « Dans le contexte actuel, ces rassemblements sont essentiels pour montrer que nous sommes là, ensemble et solidaires. »

Une communauté visible et protégée

Dans un contexte sécuritaire tendu, un dispositif policier conséquent a été déployé pour assurer la protection des participants. Cette présence des forces de l’ordre témoigne de l’engagement des autorités à permettre à la communauté juive de célébrer ses fêtes en toute sérénité dans l’espace public.

« Je remercie la police pour sa présence rassurante », souligne Michel, un habitué des événements du Beth Loubavitch. « Cela nous permet de célébrer sereinement, même si on ne peut s’empêcher de penser à nos frères de Sydney. »

 

 

Après la cérémonie d’allumage, l’atmosphère festive a pris le dessus. Des danses traditionnelles ont animé la place, créant un moment de joie partagée entre les générations. Ces rassemblements publics, initiés par le mouvement Habad-Loubavitch dans le monde entier, visent à diffuser le message universel de Hanouccah : la lumière triomphe toujours de l’obscurité.

 

 

Photos : Thierry Guez