Après des semaines de prières intenses et d’inquiétude, la famille du Chalia’h et Grand Rabbin de Holon annonce une nouvelle encourageante ce jeudi matin. Le Rav Haïm Eliahou Yohanan Gouraryé, membre du tribunal rabbinique Habad, s’est réveillé et a même parlé. Cette évolution positive redonne espoir à la communauté juive mondiale qui prie pour sa guérison complète.
Le Rav Haïm Eliahou Yohanan Gouraryé, Grand Rabbin de Holon et membre du tribunal rabbinique Habad, a montré des signes encourageants de réveil après des semaines de grave préoccupation sanitaire. La famille a confirmé que le Rav s’est réveillé tôt ce matin et a réussi à parler, suscitant l’espoir d’une récupération complète. La communauté Habad mondiale continue de prier pour sa guérison.
Un réveil tant attendu par la communauté
La nouvelle a été accueillie avec un immense soulagement par la communauté Habad mondiale. « Le Rav s’est réveillé tôt ce matin, et par la grâce de D.ieu, il a même parlé », a déclaré un proche de la famille, s’exprimant sous couvert d’anonymat. Cette évolution marque un tournant potentiel dans l’état de santé du dirigeant spirituel, après des semaines d’incertitude.
Le Rav Gouraryé, figure respectée de la communauté juive israélienne, occupe une position centrale au sein du mouvement Habad. Son état de santé avait suscité une vague de préoccupation dans les cercles religieux, mobilisant des milliers de fidèles à travers le monde.
Mobilisation mondiale pour la prière
Ces dernières semaines, les communautés Habad du monde entier ont été appelées à s’unir dans la prière pour la guérison complète du Rav. Le tribunal rabbinique Habad en Terre Sainte avait publié un appel spécial, exhortant les fidèles et les étudiants de Yechiva à étudier et à mériter la communauté par leurs actions spirituelles.
« Nous avons vu une mobilisation extraordinaire », témoigne un responsable communautaire local. « Des synagogues de New York à celles de Paris, en passant par celles de Melbourne, partout les prières se sont élevées pour la guérison du Rav. »
Cette solidarité transcende les frontières géographiques et illustre l’influence spirituelle du Rav Gouraryé au-delà de sa communauté immédiate de Holon.
L’espoir d’une guérison complète
Malgré cette nouvelle encourageante, la famille reste prudente et appelle à poursuivre les prières. « Nous demandons de continuer à prier pour sa guérison complète », a insisté un porte-parole familial. Cette demande souligne que, bien que l’évolution soit positive, le processus de guérison demeure fragile.
La famille exprime sa gratitude envers D.ieu pour les miracles accomplis jusqu’à présent et évoque les bénédictions du Rabbi de Loubavitch, qui « accomplissent certainement leur œuvre ». Cette référence spirituelle rappelle l’importance de la dimension mystique dans la conception Habad de la guérison.
Un parcours exceptionnel au service de la communauté
Le Rav Haïm Eliahou Yohanan Gouraryé, né le 29 Kislev 5712 (1951) à Tel Aviv, incarne une figure majeure du judaïsme contemporain. Descendant d’une famille de notables Habad – il est le petit-fils du Rav Haïm Chemaryahou Gouraryé et du Rav Eliezer Krasik, tous deux figures importantes du mouvement Habad à Tel Aviv – son destin était déjà tracé.
À l’âge d’un an, sa famille émigre aux États-Unis où il grandit et étudie à la prestigieuse Yechiva Tomchei Tmimim de Brooklyn. Élève brillant, il obtient son ordination rabbinique sur instruction explicite du Rabbi de Loubavitch, avant même son mariage – honneur rare dans la tradition.
En 1976, le Rabbi l’envoie en Terre Sainte comme émissaire, dans le cadre du groupe des « émissaires pour la Terre Sainte ». Il épouse la Rabbanit Rivka, fille du Rav David Bravman, et s’établit définitivement en Israël.
Une œuvre éditoriale remarquable
Pendant plusieurs années, le Rav Gouraryé dirige l’administration de la Yechiva Hassidei Habad Loubavitch à Tsafat, fonction qui lui vaut des encouragements particuliers du Rabbi. Mais c’est surtout son œuvre éditoriale qui le distingue.
Directeur de l’institut de recherche « Ohalei Shem Loubavitch », il supervise la publication de dizaines d’ouvrages sur la halakha et les coutumes, ainsi que des livres de documentation historique sur le mouvement Habad. Son ouvrage « 248 Lettres », qui compile 248 sujets exclusivement tirés des livres de sa bibliothèque personnelle, témoigne de son érudition exceptionnelle.
Le Rabbi lui-même a encouragé de manière particulière ses travaux éditoriaux, reconnaissant l’importance de ses recherches pour la préservation et la transmission du patrimoine Habad.
Une autorité rabbinique reconnue
Nommé rabbin du quartier Kiryat Saret à Holon en 1984, puis élu Grand Rabbin de la ville en 1999, le Rav Gouraryé dirige une communauté de près de 200 000 habitants. Il supervise les départements des mariages, de la cacherout et autres services religieux municipaux.
Membre du tribunal rabbinique Habad en Terre Sainte, ses décisions halakhiques influencent la communauté mondiale. Sous sa direction, un réseau d’institutions Habad s’est développé à Holon, dirigé par des émissaires qu’il supervise personnellement.
Son autorité spirituelle explique l’émotion suscitée par son récent problème de santé. En Tamouz 5785, il a subi un infarctus, événement qui a conduit à l’ajout du prénom « Haïm » (vie) à son nom, selon la tradition juive.
Vers une récupération progressive
Les proches du Rav restent optimistes quant à la suite des événements. « L’espoir grandit en vue d’une amélioration continue et d’une guérison complète rapide », confie un membre de l’entourage. Cette perspective positive reflète l’impact encourageant du réveil matinal sur le moral des proches.
Les médecins n’ont pas encore communiqué officiellement sur l’état de santé du Rav, mais l’évolution décrite par la famille suggère une amélioration notable. La capacité à parler constitue un indicateur médical important dans ce type de situation.
Une communauté unie dans l’épreuve
Cette épreuve a démontré la solidarité remarquable de la communauté Habad mondiale. Les prières collectives, les études supplémentaires et les actions charitables entreprises témoignent de l’attachement profond à leur leader spirituel.
La famille conclut son message en exprimant l’espoir que cette guérison s’inscrive dans une perspective plus large : « Avec l’aide de D.ieu, jusqu’à sa guérison complète et à la délivrance véritable et complète de tout Israël. » Cette formulation traditionnelle lie le sort individuel au destin collectif, caractéristique de la pensée Habad.
La communauté continue donc d’espérer et de prier, portée par cette nouvelle encourageante qui marque peut-être le début d’une récupération complète du Rav Gouraryé.
















