Veille de Chavouot

Préparation des aliments

Il est une mitsva d’abonder dans la préparation de différents mets pour la fête, plus que pour Chabbat, et que les aliments soient plus raffinés que les mets de Chabbat.

Bien qu’il n’y ait pas d’obligation de manger de la viande pendant la fête, il y a néanmoins une mitsva en cela – en raison de la joie de la fête.

Précautions concernant viande et lait

Comme mentionné ci-dessus, il est une mitsva d’abonder dans la nourriture et la boisson, et en particulier la viande, pendant Chavouot, comme pour les autres fêtes.

Puisque c’est la coutume d’Israël de manger aussi des aliments lactés pendant Chavouot, il faut veiller à ne pas enfreindre l’interdiction de viande et lait, tant au moment de la consommation qu’en préparant les aliments.

Placer des aliments lactés et carnés sur la plaque chauffante

Par conséquent, lorsqu’on veut placer des aliments lactés et carnés pour la fête sur la plaque chauffante, il faut maintenir une séparation complète entre le lait et la viande, le mieux étant, si possible, de consacrer une plaque séparée destinée aux aliments lactés.

Si on veut utiliser la même plaque à la fois pour le lait et la viande le même jour, et même simultanément – c’est possible, mais avec une grande prudence, comme suit :

  • Il faut bien envelopper le fond de la casserole lactée dans du papier aluminium (préparé avant la fête, mais on ne peut pas le découper pendant la fête) ou placer dessous quelque chose qui fait barrière, pour qu’il n’y ait pas de contact direct avec la plaque.
  • Il faut veiller à ce qu’il n’y ait pas de sauce ou de saleté de la viande ou du lait qui causerait une émission ou un mélange entre le lait et la viande.

Si on a utilisé des aliments lactés sur la plaque, et qu’il n’y avait pas de séparation suffisante ou de nettoyage complet – il faut éviter de placer des casseroles de viande après cela au même endroit sans purification, et il faut demander à un rabbin le statut de l’aliment et aussi si on peut purifier la plaque pendant la fête.

De même, il faut veiller, que même si on réchauffe des aliments parve directement sur la plaque carnée propre, ou qu’on les place sur un couvercle de casserole carnée étanche – on ne peut pas les manger avec les aliments lactés.

Préparation de pain lacté

Il ne faut pas cuire de pain ou de pâtisserie avec du lait, pour ne pas en venir à le manger avec de la viande, sauf si on change sa forme par rapport aux autres pains, ou qu’il soit visible de l’extérieur qu’il est lacté (comme s’il est enduit de lait ou de miettes de fromage etc.), ou qu’on prépare une petite quantité suffisante seulement pour ce jour-là.

Consommation la veille de la fête

Il est une mitsva de s’abstenir a priori de manger du pain ou des gâteaux la veille de la fête à partir de la dixième heure (cette année, selon l’horizon de Tel Aviv : 16h10), mais il n’y a pas d’empêchement à manger et boire sans établir un repas jusqu’au soir.


Préparation

Ajout dans les trois piliers

En ce jour, il faut ajouter dans les trois piliers de la Torah, du service divin et des actes de bonté, et en particulier dans le don de tsedaka, et de manière d' »ouverture nouvelle ».

Annulation

Le 5 Sivan, il faut se préparer à recevoir la Torah par un ajout dans l’aspect de l’annulation, comme cela s’est exprimé dans l’antériorité de « nous ferons » sur « nous entendrons », jusqu’au niveau de l’annulation face au Maître de la volonté.

Achèvement du traité Sota

La veille de Chavouot, on termine le traité Sota, et plusieurs fois le Rabbi a organisé l’achèvement lors d’un farbrenguen la veille de Chavouot.

Étalement d’herbes et placement d’arbres

Dans notre demeure et dans la plupart des synagogues Habad ainsi que dans les maisons des hassidim – on n’a pas la coutume d’étaler des herbes et de placer des arbres en l’honneur de Chavouot.

Préparation du feu et de l’horloge de Chabbat

Puisqu’il est interdit de créer un feu nouveau pendant la fête, mais seulement de transférer d’un feu existant. Donc, la veille de la fête, il faut veiller à laisser un feu allumé, afin de pouvoir transférer le feu pour les besoins de cuisson pendant la fête ou pour l’allumage des bougies de la fête, pour ceux qui n’ont pas allumé avant l’entrée de la fête.

De même, il faut régler l’horloge de Chabbat et tous les appareils qui ont un dispositif de Chabbat etc.

Don de tsedaka

Ceux qui donnent la tsedaka chaque jour, donneront aujourd’hui aussi pour la fête.


Allumage des bougies

Horaire d’allumage

Selon notre coutume, l’horaire d’allumage des bougies est au moment indiqué dans les calendriers, comme chaque veille de Chabbat, mais même celle qui n’a pas allumé jusqu’à la nuit [quand cela tombe en semaine] – allumera la nuit, avant le repas. Et dans ce cas, la femme allume les bougies du feu qui brûlait avant la fête.

Ordre d’allumage

On allume les bougies puis on bénit, comme la veille de Chabbat. Et on n’éteint pas l’allumette, mais on la pose pour qu’elle s’éteigne d’elle-même, comme la veille de Chabbat.

Formule de la bénédiction

Pour l’allumage des bougies, on récite deux bénédictions : « pour allumer la bougie de la fête » et la bénédiction « Chehe’heyanou ».

Erreurs dans la bénédiction

Si elle a béni par erreur « pour allumer la bougie de Chabbat », si elle s’en souvient dans le temps de parole – elle reprend et dit « pour allumer la bougie de la fête ». Et si elle s’en souvient après le temps de parole – elle n’est pas quitte de son obligation et doit reprendre et bénir « pour allumer la bougie de la fête », et elle peut le faire tant que les bougies brûlent.

Bénédiction « Chehe’heyanou »

Celle qui doit allumer des bougies et faire la condition qu’elle n’accepte pas encore la fête – ne bénira pas « Chehe’heyanou » au moment de l’allumage des bougies mais se contentera d’accomplir cette bénédiction en l’entendant lors du Kidouch, et néanmoins celle qui bénit « Chehe’heyanou » au moment de l’allumage des bougies et compte sur cette condition a sur quoi s’appuyer.

Si elle a oublié de bénir « Chehe’heyanou » lors de l’allumage des bougies – elle aura l’intention de s’acquitter de cette bénédiction en l’entendant lors du Kidouch.

Une femme qui fait le Kidouch pour elle-même bénit « Chehe’heyanou » au moment de l’allumage des bougies et ne bénit pas une seconde fois au Kidouch.

Un homme qui allume bénit « Chehe’heyanou » seulement au Kidouch. Et s’il s’est trompé et a béni « Chehe’heyanou » à l’allumage des bougies – il ne bénit plus au Kidouch.


Moment propice

Chavouot est un moment de grâce en haut, et l’Éternel dérange l’accusateur contre le peuple d’Israël, comme lors de la perturbation au moment des sonneries de Rosh Hashana et du saint jour de jeûne de Yom Kippour, c’est-à-dire que Chavouot est un moment propice pour faire tout pour le bien de l’étude de la Torah et du service dans la crainte du Ciel, ainsi que pour s’occuper de repentir concernant la Torah sans que l’accusateur Satan ne dérange, comme au moment des sonneries de Rosh Hashana et du saint jour de jeûne de Yom Kippour.

Résolution sur un ajout dans la Torah

Comme à Rosh Hashana chacun doit prendre sur soi un embellissement nouveau, ainsi à Chavouot chacun doit prendre sur soi « par acceptation, vœu et cœur entier », un ajout dans l’étude de la Torah : que ce soit dans l’étude pour soi-même, que ce soit dans le dévouement à l’étude avec autrui et que ce soit dans le soutien de la Torah.

L’ajout dans l’étude de la Torah doit être à la fois dans le révélé et dans l’ésotérique de la Torah, à la fois en quantité – ajout dans les cours fixés, et dans les cours de Hitat et Rambam, ainsi qu’ajout de nouveaux cours, et à la fois en qualité – ajout dans la compréhension du sujet qu’on étudie. Et comme il est bon que l’ajout susmentionné soit dans des cours de Torah en public.

En 5750, le Rabbi a proposé « l’exigence et la demande de l’heure » – qu’en plus des cours fixés que chacun a dans l’étude de la Torah, chacun établisse un cours de Torah où il enseignera à d’autres (et comme il est bon, dix), et le Rabbi a ajouté que ce sujet concerne aussi les femmes – dans les lois qui leur sont nécessaires, et de même chez les enfants qui établiront un cours où ils enseigneront à d’autres enfants.


Prière d’Arvit

Il faut veiller à prier la prière d’Arvit de la fête après la sortie des étoiles.

On prie Arvit de la fête, et on commence « Shir Hamaalot », dans la Amida on prie la prière des trois fêtes et on dit « le jour de la fête de Chavouot » et après cela on dit le Kadich complet et « Aleinu Leshabeah ».

Erreurs dans la prière

S’il s’est trompé et n’a pas prié la prière des trois fêtes, mais a commencé par erreur le texte de la prière de Chabbat :

S’il s’en souvient après avoir commencé la bénédiction du milieu de Chabbat ou même s’il a déjà dit « Yihyu Leratzon » le premier – il interrompt et reprend le texte de la prière de la fête (« Tu nous as choisis » etc.).

S’il ne s’en souvient qu’après la fin de la prière, c’est-à-dire qu’il a bougé ses pieds ou qu’il a déjà dit « Yihyu Leratzon » le second même s’il n’a pas encore bougé ses pieds, même s’il a mentionné « Yaaleh Veyavo » dans sa prière – il reprend depuis le début de la prière.

Kidouch

L’ordre du Kidouch : « Atkinou Seudeta », bénédiction du vin, bénédiction du Kidouch du jour des trois fêtes et bénédiction « Chehe’heyanou ».

Celui qui a béni « Chehe’heyanou » au moment de l’allumage des bougies – ne bénit plus au Kidouch.


Repas de la fête

On mange le repas de la fête, qui comprend de la viande, même la nuit, et on mange les aliments lactés le lendemain après le Kidouch.

De même, on boit un Reviit de vin, pour la joie de la fête, mais certainement qu’on ne « s’enivre » pas etc.

En buvant un Reviit de vin au Kidouch, on peut aussi s’acquitter de l’obligation de boire un Reviit de vin pour la joie de la fête, mais il est bon de boire un Reviit de vin en plus de la boisson du Kidouch.

Birkat Hamazon

Dans le Birkat Hamazon, on ajoute « Yaaleh Veyavo » et on y mentionne « le jour de la fête de Chavouot, le jour de fête de convocation sainte », et on dit aussi : « Que le Miséricordieux nous fasse hériter du jour qui est entièrement bon ».

Celui qui oublie de dire « Yaaleh Veyavo » :

S’il s’en souvient avant la fin de la bénédiction « Boneh Yeroushalayim » – il reprend et le dit et termine la bénédiction « Boneh Yeroushalayim ».

S’il a terminé la bénédiction et n’a pas encore commencé la bénédiction « Hatov Vehametiv » – il dit comme une bénédiction en soi : « Béni sois-Tu Éternel notre Dieu Roi de l’univers qui a donné des jours de bonheur à Son peuple Israël pour la joie et l’allégresse, le jour de la fête de Chavouot, béni sois-Tu Éternel qui sanctifies Israël et les temps ».

S’il a commencé la bénédiction « Hatov Vehametiv » – il reprend depuis le début du Birkat Hamazon.

Le statut de la bénédiction de forme abrégée : avant « Car Tu es bon et Tu fais du bien » etc., on ajoute : « et souviens-nous pour le bien le jour de la fête de Chavouot », et a posteriori, s’il a oublié et n’a pas mentionné – il ne reprend pas et ne bénit pas.


Veillée

La nuit de Chavouot, on veille toute la nuit.

En veillant toute la nuit, on ne dit pas la lecture du Chema avant de dormir cette nuit-là.

Le Admour Haemtsa’i a promis que la veille toute la nuit mériterait la couronne de Torah.

Il va de soi qu’il ne faut pas passer le temps pendant la veille la nuit en choses vaines, car le gain sortirait en perte, et celui qui reste oisif est comme celui qui dort.

Récitation du « Tikkoun »

On a la coutume de dire le « Tikkoun Leil Chavouot ».

Il faut dire spécifiquement le « Tikkoun Leil Chavouot » et il ne suffit pas d’une autre étude.

On ne dit pas les prières et demandes imprimées au début et à la fin du « Tikkoun ».

On ne dit pas le Kadich d’orphelin après la fin de la Torah ou des Prophètes etc. ou le Kadich de rabbins après les Michnayot.

La récitation du Tikkoun doit être faite avec le sérieux qui convient, comme si on recevait la Torah maintenant du mont Sinaï.

Il faut veiller à prononcer avec ses lèvres et faire entendre à ses oreilles tout ce qu’on étudie (sauf dans l’étude approfondie pour comprendre une chose d’une autre), et c’est ainsi qu’il faut se conduire aussi dans la récitation du Tikkoun, pour s’acquitter de l’obligation de la mitsva d’étude de la Torah.

Dans l’étude de la Torah écrite, l’essentiel est qu’on prononce avec ses lèvres même si on ne comprend pas ce qu’on étudie, mais dans la Torah orale on doit comprendre ce qu’on étudie, pour s’acquitter de l’obligation de la mitsva d’étude de la Torah. Et c’est ainsi qu’il faut se conduire aussi dans la récitation du Tikkoun, bien qu’il y ait aussi un aspect même dans la récitation des lettres de la Torah en elles-mêmes.

Il est bon que même de jeunes enfants participent à la récitation du Tikkoun, selon leur compréhension et leur capacité.

Celui qui n’a pas réussi à terminer la récitation du Tikkoun la nuit – le terminera le jour.

Mikve avant l’aube

Avant et près de l’aube [même selon l’opinion qui l’avance de 120 mn, et cette année : 3h00 en Israel selon l’horizon de Tel Aviv] on s’immerge au mikvé quatre immersions.

L’aube – Nets

En veillant à l’heure où l’aube s’est déjà levée avec certitude (c’est-à-dire même selon l’opinion tardive, c’est-à-dire 72 minutes avant le lever du soleil [et cette année : 4h03 selon l’horizon de Tel Aviv]), on se lave les mains 3 fois en alternance et on bénit les bénédictions du matin et les bénédictions de la Torah dans l’ordre, en commençant par la bénédiction « sur la netilat yadayim ».

Il est préférable qu’il fasse ses besoins avant la netilat yadayim.

Celui qui au moment de l’aube est encore occupé à la récitation du « Tikkoun », n’a pas besoin d’interrompre et de bénir les bénédictions de la Torah et peut continuer son étude, et il y a ceux qui pensent qu’il faut interrompre et bénir les bénédictions de la Torah dès que l’aube se lève.

Pour la bénédiction du tsitsit, s’il change de tsitsit, il ne bénit qu’après être arrivé au moment de « Mashkir » [et cette année : 4h44 selon l’horizon de Tel Aviv].

Il est bon de dormir un peu avant la prière afin de pouvoir prier avec concentration, et pourvu qu’il veille à ne pas s’endormir et manquer l’heure de la lecture du Chema.

Dans cette situation, s’il est arrivé au moment de « Mashkir », il dira la lecture du Chema de Cha’harit, et s’il n’est pas encore arrivé à ce moment, et c’est après l’aube, puisqu’en cas de nécessité on peut alors déjà lire la lecture du Chema de Cha’harit – il la lira maintenant et fera la condition que s’il ne se réveille pas avant la fin de son temps – il sera quitte de son obligation par cette lecture, et s’il se réveille avant cela – il ne sera pas quitte par cette lecture et lira de nouveau la lecture du Chema en son temps a priori.


Heure de la prière

Il est coutume de dormir un peu avant la prière afin de pouvoir prier avec concentration, et pourvu que le sommeil modéré aide effectivement à la concentration de la prière et non l’inverse, et certainement qu’il sait en lui-même qu’il ne manquera pas l’heure de la lecture du Chema de Cha’harit, que Dieu nous en préserve.

Même si on va dormir après l’aube, on n’a pas eu la coutume de s’immerger de nouveau avant la prière, mais on compte sur l’immersion qui a eu lieu près de l’aube.

Prière de Cha’harit

On prie la prière de Cha’harit de la fête, et la prière de la Amida des trois fêtes.

Dans la répétition du délégué, on a la coutume de chanter la mélodie « Tu nous as choisis » avec le délégué du public, et il y a pour le délégué du public à dire ou chanter aussi ce passage, puisqu’il doit répéter toute la prière.

Hallel

Il est une mitsva de choix de prier avec la communauté afin de pouvoir lire le Hallel avec eux immédiatement après la prière de Cha’harit et répondre avec la communauté « Hodou » et « Ana » après le délégué du public.

Celui qui n’a pas lu le Hallel après la prière de Cha’harit, peut le lire toute la journée jusqu’au soir, car toute la journée convient pour la lecture du Hallel.

Avant la récitation du Hallel, on bénit : « Qui nous a sanctifiés par Ses commandements et nous a ordonné de lire le Hallel », que ce soit en communauté ou individuellement.

La coutume en pratique dans la communauté est que d’abord le délégué du public bénit et la communauté répond Amen sur sa bénédiction, et après cela chacun bénit pour soi-même.

Dans « Hodou la-H' » etc., le délégué du public récite : « Hodou » etc. et toute la communauté répond après lui : « Hodou » etc., et continue [à voix basse] « Yomar » etc., le délégué du public (dit [à voix basse] « Hodou » etc. avec la communauté et après cela) récite : « Yomar » etc., et toute la communauté répond après lui : « Hodou » etc., et continue [à voix basse] : « Yomrou » etc., et ainsi pour le second « Yomrou ».

Même quand on prie individuellement, on double « Hodou la-H' » etc. après chacun des versets « Yomar(ou) na ».

Dans la récitation du verset « Hodou la-H' » etc., il faut souligner les mots « car pour l’éternité » pour qu’on n’entende pas « Kileolam », et aussi souligner le samech de « hasdo ».

Il est interdit d’interrompre par la parole pendant la récitation du Hallel, sauf pour les paroles de sainteté, comme on interrompt dans la lecture du Chema et ses bénédictions, c’est-à-dire qu’il est permis d’interrompre au milieu du chapitre et même au milieu du verset, pour le Kadich – pour répondre « Amen yehe shmeh raba » et Amen sur « De’amiran be’alma », pour la kedousha – pour répondre « Kadosh » etc., « Baruch » etc., « Yimloch » etc., pour le modim des rabbins – seulement pour dire « modim anahnou lach », pour répondre « Barekhou » du hazan et de celui qui monte à la Torah, et aussi pour répondre Amen aux bénédictions de la Torah, la bénédiction « Ha-El Hakadosh » et la bénédiction « Shomea tefilah ».

Si on a interrompu au milieu du verset, quand on reprend la récitation du Hallel, on reprend depuis le début du verset où on a interrompu.

Après la fin de la récitation du Hallel, on dit le Kadich complet, le cantique du jour, le Kadich d’orphelin.

« Akdamout » et lecture de Ruth

Il n’est pas de notre coutume de dire le piyyout des ‘Akdamout’.

On ne lit pas le rouleau de Ruth le jour de Chavouot.


Lecture de la Torah

À l’ouverture de l’arche des trois fêtes, on dit avant « Berich shmeh » les 13 attributs une fois et la prière « Ribon shel olam ».

On sort deux rouleaux de Torah, on donne le premier rouleau au délégué du public pour qu’ils l’emmènent à la bima de lecture, et le second rouleau, celui qui ouvre l’arche le prend lui-même et l’emmène après le délégué du public vers la bima de lecture.

A priori, il faut rouler le second rouleau de Torah avant la prière, afin d’éviter la peine de la communauté de le rouler en public au moment de la lecture.

Il faut s’efforcer que le premier rouleau qu’on sort du heichal soit préparé pour la première lecture. Cependant, si on s’est trompé et qu’on s’est mélangé entre les rouleaux, alors on échangera entre les rouleaux et on lira d’abord dans le rouleau préparé pour la première lecture, et cela même si on a déjà posé le rouleau sur la bima et qu’on l’a ouvert pour la lecture.

Après que les rouleaux de Torah arrivent à la bima de lecture, on pose sur la bima le premier rouleau de Torah, et on remet le second rouleau de Torah à celui qui s’assiéra avec et le tiendra jusqu’à ce qu’arrive le moment de la lecture en lui.

Dans le premier rouleau de Torah, on appelle cinq appelés dans la section Yitro, depuis « Ouvahhodesh hashlishi letset bnei Yisrael » etc. jusqu’à la fin de la section (Exode 19, 1-20, 22).

Les Dix Commandements

La lecture des Dix Commandements se fait avec un cantique sublime.

Au moment de la lecture des Dix Commandements, la communauté se lève et leurs visages sont vers le rouleau de Torah.

Concernant la lecture des Dix Commandements pour les enfants d’Israël – voir ci-dessous section 58 et suite.

« Mi Chebera’h »

Dans la récitation « Mi Chebera’h » pour celui qui monte à la Torah, on dit : « En raison de ce qu’il est monté… et en l’honneur de la fête… et qu’il mérite de monter en pèlerinage avec tout Israël ses frères ».

La formule « Mi Chebera’h » pour un malade le jour de fête comme elle est dans le siddour Torah Or : « Celui qui a béni nos pères Abraham Isaac et Jacob Moïse et Aaron David et Salomon, qu’Il bénisse (untel/unetelle fils/fille d’untel/unetelle) en raison que (untel fils d’untel) a fait un vœu de tsedaka pour lui (pour elle), Chabbat c’est de crier et la guérison proche de venir et disons Amen ».

Après la lecture, à la fin de la montée du ‘hamishi’, on pose le second rouleau de Torah sur la bima de lecture à côté du premier rouleau de Torah, on dit le demi-Kadich, et après cela on fait la hagbaha et la gelila du premier rouleau de Torah.

Après la fin du roulement du premier rouleau de Torah, on ouvre le second rouleau de Torah et on lit pour le maftir dans la section Pinhas (Nombres 28, 26-31) « Ouveyom habikourim », et après cela on fait la hagbaha et on le roule comme d’habitude.

Dans un endroit où il n’y a qu’un seul rouleau de Torah, on dira le demi-Kadich immédiatement après la fin de la montée du ‘hamishi’ et seulement après cela on roulera le rouleau de Torah au maftir et après la lecture du maftir on fait la hagbaha et on le roule comme d’habitude.

Haftara

Après cela, on lit pour la haftara du jour dans la vision d’Ézéchiel – « Vayehi bishloshim shana » etc. (Ézéchiel ch. 1).

Il est coutume d’honorer de cette haftara un homme grand et sage.

Il y a ceux qui ont la coutume de se lever pendant la récitation de cette haftara.

Izkor

Après la fin de la lecture de la Torah et de la haftara, on pose les rouleaux de Torah sur la bima et celui qui n’a pas de père ou de mère qu’ils reposent en paix dit l’ordre du rappel des âmes.

Celui dont les parents sont vivants, sort de la synagogue au moment de la récitation de ‘Yizkor’, et on a aussi la coutume de fermer les portes.

Les endeuillés qui se trouvent dans l’année de deuil, restent dans la synagogue, mais ne disent pas ‘Yizkor’.

Dans la prière de ‘Yizkor’, on rappelle les âmes avec le nom de leur mère (et non avec le nom du père comme d’habitude).

Il est coutume au moment du rappel des âmes de faire un vœu de tsedaka, certains disent de manière générale qu’ils donneront à la tsedaka et certains disent explicitement la somme qu’ils donneront.

Nos maîtres les dirigeants ont insisté pour tenir les ‘arbres de vie’ du rouleau de Torah posé sur la bima.

« Il est connu de la coutume des hassidim de mentionner aussi le honoré père notre maître le Admour (ainsi que nos maîtres les dirigeants qui l’ont précédé, concernant ceux qui les ont connus), car c’est un sujet dont l’action est pour celui qui le dit.. »

Après le rappel des âmes, [on revient dans la synagogue et] on dit « Av Harahamim », et même celui qui n’a pas dit « Yizkor » peut le dire.

Après cela, on dit « Ashrei » et on remet les rouleaux de Torah dans l’arche sainte, on dit le demi-Kadich et on prie la prière de moussaf.

Prière de Moussaf

On prie la prière de moussaf des trois fêtes.

Dans la prière de moussaf, dans le passage qui commence « Ouminhhatam veniskeihem », on dit à Chavouot : « Oushnei seirim lechaper ».

Celui qui oublie et ne dit pas les versets du sacrifice de moussaf ou se trompe et dit les versets du sacrifice d’une autre fête, s’il n’a pas encore terminé la bénédiction – il reprend et dit les versets du sacrifice de moussaf de Chavouot et continue dans l’ordre, et s’il a déjà terminé la bénédiction, puisqu’il a dit « Et le moussaf du jour de la fête de Chavouot.. comme Tu as écrit sur nous dans Ta Torah » – il est quitte a posteriori et ne reprend pas.

Dans la répétition du délégué, les cohanim élèvent leurs mains, comme chaque fête. Les coutumes de l’élévation des mains – comme imprimé dans le siddour.

Après la prière de moussaf – « Kaveh », « Ein Kaelokénou », Kadich de rabbins, « Aleinou leschabea’h », chapitre de tehilim du jour, Kadich d’orphelin [Michnayot, Kadich de Rabbanan], six rappels.


Repas de la fête

Formule du Kidouch

« Atkinou seudeta », « Eleh mo’adai », « Boré peri hagefen ».

Aliments lactés

C’est la coutume d’Israël de manger des aliments lactés le premier jour de Chavouot, mais selon ce qu’il y a aussi une mitsva dans la consommation de viande comme chaque fête, il faut veiller à ne pas enfreindre l’interdiction de viande et lait.

En pratique, on a la coutume de manger les aliments lactés le matin après le Kidouch, et on mange alors des sortes de gâteaux lactés, et après cela (selon ce qui est expliqué ci-dessous section 61) on se lave les mains et on mange un repas carné.

Dans le repas lacté, après le Kidouch, il faut veiller à manger comme une olive (27 cm³) de sortes de gâteaux dans le temps de manger un morceau de pain, afin qu’il y ait « Kidouch à l’endroit du repas ».

Il est interdit de manger du lait et de la viande dans le même repas, et donc après avoir mangé des aliments lactés, il faut se laver les mains, bénir une bénédiction finale, et après avoir attendu une heure depuis la fin de l’alimentation lactée, on peut commencer un repas carné – et il faut étaler une nappe nouvelle à cet effet.

Il ne faut pas manger de poisson avec du lait, mais on peut les manger avec des produits lactés ayant des pourcentages de graisse, comme le beurre, la crème, le fromage jaune etc. et on peut aussi mélanger ces produits lactés dans d’autres aliments lactés.

Boisson de vin

On boit un Reviit de vin pendant le repas, pour la joie de la fête, mais certainement qu’on ne « s’enivre » pas etc.

En buvant un Reviit de vin au Kidouch, on peut aussi s’acquitter de l’obligation de boire un Reviit de vin pour la joie de la fête, mais il est bon de boire un Reviit de vin en plus de la boisson du Kidouch.

Rappel du Baal Shem Tov

Chavouot est le jour de hilloula du Baal Shem Tov, et donc pendant le repas de Chavouot, il faut répéter une ‘Torah’ et raconter une histoire du Baal Shem Tov.


Joie de la fête

L’accomplissement de la mitsva de joie de la fête doit être de manière qu’il soit souligné en elle qu’elle n’est pas simplement une joie matérielle, mais qu’elle est une joie de mitsva et de Torah.

La joie de la fête de Chavouot doit être de manière qu’elle soit aussi visible dans l’extériorité de la personne, qu’il tape dans ses mains et danse avec ses pieds, car par cela est visible l’innovation de Matan Torah – l’action dans la matérialité du monde.

Les Dix Commandements pour les enfants d’Israël

Le Rabbi a institué de veiller à amener les enfants d’Israël à Chavouot – avec leurs pères et leurs mères (évidemment avec séparation) – pour entendre la lecture des Dix Commandements dans le rouleau de Torah.

A priori, il faut amener les enfants à la synagogue au moment de la lecture de la Torah de la communauté, mais dans la mesure où la chose n’est pas possible, ou qu’on veut organiser (aussi) une lecture séparée pour les enfants, il faut veiller à ce qu’elle soit organisée dans un endroit avec lecture devant un minyan d’hommes adultes dont au moins six n’ont pas encore entendu la lecture de la Torah.

Quand on organise un minyan séparé pour la lecture de la Torah avec (au moins la majorité du) minyan qui n’a pas entendu la lecture de la Torah, évidemment qu’il faut lire pour eux toute la lecture de Chavouot avec maftir et haftara, comme d’habitude.

Cependant, pour les enfants, l’accent est principalement sur l’écoute de la lecture des Dix Commandements (et les versets d’introduction) [et donc il convient qu’au moment du début de la lecture ainsi que dans la lecture du maftir et de la haftara se concentrent autour du rouleau de Torah principalement les adultes, et au moment de la lecture des Dix Commandements se rapprocheront du rouleau de Torah principalement les enfants].

En substance, lors de la lecture des Dix Commandements, la communauté se lève et leurs visages sont vers le rouleau de Torah.

Pour celui qui ne peut pas amener les enfants au moment de la lecture de la Torah de la communauté, il peut organiser le moment opportun pour eux plus tard, et pourvu qu’il amène un nombre suffisant d’enfants de manière qu’il y ait « avec une multitude de peuple », selon les conditions du lieu.

Lecture et sortie du rouleau de Torah à l’extérieur de la synagogue

En règle générale, il faut éviter de sortir un rouleau de Torah de la synagogue pour l’organisation de la lecture des Dix Commandements pour les enfants, même pas pour l’amener à une maison ou un bâtiment public autre, sauf si on l’a amené là avant la fête et a priori on s’efforcera d’y lire 3 lectures, ou on lui a consacré un endroit honorable, ainsi qu’un accompagnement du rouleau de Torah vers cet endroit – quand cela se fait dans la rue – doit se faire de manière honorable, quand il est couvert d’un tallith. Et en cas de nécessité – il suffit d’une lecture, et pourvu qu’on préserve l’honneur du rouleau de Torah, comme dit.

On peut organiser la lecture dans la cour de la synagogue, mais il ne faut pas sortir le rouleau de Torah pour une lecture dans un parc ou un jardin public etc.

« Tahalou’hot »

Comme dans les trois fêtes, les membres d’Anash ont la coutume d’aller dans les synagogues et maisons d’étude pour réjouir les juifs dans la joie de la fête.

Cette joie se fait en particulier par la répétition (et la distribution) de paroles de Torah là-bas – révélé de la Torah et ésotérique de la Torah.

Prière de Minha

On dit les sacrifices, « Ashrei » et « Ouva Letsiyon », et on prie la prière de la Amida des trois fêtes, « Aleinou leshabeah ».

Farbrenguen

Il est coutume dans les communautés d’Anash d’organiser un farbrenguen après la prière de minha, avant le coucher du soleil, et on se lave les mains pour le repas, on fait la bénédiction sur du pain double, et on mange du pain (au minimum comme un œuf, soit 56 cm³), et on chante les mélodies de nos maîtres les dirigeants.

De même, pendant le farbrenguen, on chante la mélodie des quatre strophes du Admour Hazaken.

Même si le repas se prolonge jusqu’après la fête, même plusieurs heures dans la nuit, tant qu’on n’a pas prié maariv, on doit mentionner « Yaaleh veyavo » dans le birkat hamazon.

Celui qui oublie et se trompe et ne dit pas « Yaaleh veyavo » dans ce repas – ne reprend pas.

Prière d’Arvit

À la sortie de la fête, on prie la prière d’arvit du quotidien comme d’habitude.

Havdala

On fait la havdala sur la coupe comme chaque sortie de fête – sans bougie et parfums et on ne dit pas « Veyiten le’ha ».

Isrou Hag – « Jour d’abattage »

Le jour qui suit Chavouot s’appelle « Jour d’abattage », parce qu’en ce jour on sacrifiait les holocaustes de vision de la fête. Et donc il est interdit de jeûner en ce jour, même pour un marié le jour de ses noces.

Il faut ajouter dans la nourriture et la boisson le jour d’Isrou Hag, et quiconque y abonde dans la nourriture et la boisson c’est comme s’il avait construit un autel et sacrifié dessus un sacrifice.

En ce jour, il faut ajouter dans le don de tsedaka de son argent (personnel, et non de l’argent de maaser), comme pour l’holocauste de vision qu’ils complétaient en ce jour au Temple.

Comme c’est la coutume dans les trois fêtes, on organise un « rassemblement de Torah » à Isrou Hag Chavouot, et il faut l’annoncer et le faire connaître afin qu’il y ait de nombreux participants.

Dans les endroits où ils ne pourront pas faire cela le jour d’Isrou Hag lui-même, il est possible de le faire dans les jours qui suivent, de manière qu’il puisse y avoir « avec une multitude de peuple », selon les conditions du lieu.


Les jours de complément

Les jours entre le 7 Sivan (Isrou Hag Chavouot) et jusqu’au 12 Sivan s’appellent « les jours de complément », parce qu’à l’époque où le Temple était debout, on pouvait compléter en eux l’offrande des sacrifices de la fête. Et selon notre coutume, on ne dit pas le tachanoun en eux.

Ces jours sont un moment très propice pour recevoir de bonnes résolutions dans l’étude de la Torah et les accomplir en pratique, et en particulier – pour se renforcer dans la garde des cours fixés de Hitat et Rambam, ainsi que pour ajouter dans l’établissement de temps pour la Torah en général.

Il faut ajouter dans ces jours dans le don de tsedaka en relation avec la joie de la fête des pauvres à Chavouot.

Il faut utiliser ce jour pour recevoir de bonnes résolutions dans l’étude de la Torah, la diffusion de la Torah et la diffusion des sources vers l’extérieur, et pour un ajout dans l’amour d’Israël et le don de tsedaka, et il faut accomplir ces résolutions immédiatement en pratique.

Il faut ajouter dans la tsedaka en ce jour, et celui qui n’a pas eu le temps – complétera cela dans les jours qui viennent.