Le président américain Donald Trump a proposé jeudi que les États-Unis prennent le contrôle de Gaza pour en faire une « zone libre ». Cette déclaration intervient quelques mois après qu’il avait évoqué un plan controversé de transfert des Gazaouis, avant de se rétracter. Lors de sa visite au Qatar, Trump a réaffirmé sa volonté de voir les États-Unis jouer un rôle direct dans la résolution du conflit.
Une nouvelle vision américaine pour Gaza
« J’ai quelques idées concernant Gaza que je pense être très bonnes. En faire une zone libre, et laisser les États-Unis s’impliquer », a déclaré le président américain lors de sa visite au Qatar. Trump a ajouté qu’il serait « fier si les États-Unis la prenaient et en faisaient une zone libre, permettant à de bonnes choses de se produire, installant des personnes dans des maisons où elles pourront être en sécurité ».
Ces propos marquent un nouveau tournant dans l’approche de l’administration Trump concernant le conflit israélo-palestinien, alors que la guerre dans la bande de Gaza se poursuit depuis l’attaque du Hamas du 7 octobre. Le président américain semble déterminé à proposer des solutions radicales pour mettre fin à un conflit qui perdure depuis des décennies.
Un retour au plan controversé de février
Cette déclaration fait écho aux propos choquants tenus par Trump le 4 février dernier. Lors d’une conférence de presse aux côtés du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, il avait stupéfié le monde en révélant son plan d’évacuation complète des Gazaouis vers la Jordanie, l’Égypte et potentiellement d’autres pays.
« Nous allons la raser, 1,8 million de personnes doivent partir », avait-il alors affirmé, évoquant la possibilité d’envoyer des soldats américains pour conquérir la bande de Gaza. Le président avait également parlé de transformer la région en ce qu’il avait appelé « la Riviera du Moyen-Orient ». Netanyahu avait alors apporté son soutien à cette proposition, la qualifiant d' »idée originale ».
« La question de Gaza n’a jamais été résolue »
Dans ses déclarations de jeudi, Trump a particulièrement insisté sur la persistance du problème : « La question de Gaza n’a jamais été résolue », a-t-il souligné. « Il faudra faire face au Hamas. Rappelez-vous que le 7 octobre a été l’un des pires jours de l’histoire mondiale, pas seulement locale. C’était l’une des attaques les plus cruelles et terribles que quiconque ait jamais vues. »
Ces propos montrent la détermination du président américain à trouver une solution définitive au conflit, tout en reconnaissant la gravité de l’attaque du 7 octobre qui a déclenché la guerre actuelle. Trump semble vouloir positionner les États-Unis comme acteur central d’une résolution durable du conflit.
Une position américaine en constante évolution
La position de Trump sur Gaza a connu plusieurs revirements ces derniers mois. Après avoir choqué la communauté internationale avec son plan de transfert massif en février, le président américain avait rapidement changé de discours. Un mois après cette déclaration controversée, il avait affirmé : « Personne n’expulse les Palestiniens de Gaza. »
Cette nouvelle proposition de « zone libre » semble représenter une version adoucie de son plan initial, conservant l’idée d’une implication directe américaine mais abandonnant apparemment le concept de déplacement forcé de population. Ce revirement illustre les tâtonnements de la politique américaine face à un conflit particulièrement complexe.
Les déclarations de Trump interviennent dans un contexte régional tendu, alors que sa visite au Qatar, pays médiateur dans le conflit, pourrait signaler une intensification des efforts diplomatiques américains. Reste à voir comment cette proposition sera accueillie par les différentes parties prenantes, dans une région où les initiatives américaines sont souvent scrutées avec méfiance.
















