À l’occasion du Yahrzeit du 13 Iyar, les membres de la communauté Habad et les étudiants se sont rassemblés samedi soir au cimetière de Safed. Ce pèlerinage annuel honore la mémoire du Rav Israël Arié Leib, fils du kabbaliste Rabbi Levi Its’hak et frère cadet du Rabbi de Loubavitch. Sa tombe, située dans l’ancien cimetière de la ville mystique, continue d’attirer de nombreux fidèles chaque année.
Un pèlerinage empreint de ferveur spirituelle
La cérémonie commémorative s’est déroulée dans une atmosphère de recueillement profond, alors que les fidèles de la communauté Habad-Loubavitch se sont rassemblés autour du monument funéraire. Plusieurs Rabbanim ont dirigé les prières traditionnelles, notamment la récitation des Tehilim (Psaumes) et l’étude de textes hassidiques. « Cette commémoration représente bien plus qu’un simple hommage, elle perpétue la connexion spirituelle avec une âme exceptionnelle », a confié l’un des participants.
Des témoignages émouvants ont ponctué la cérémonie, rappelant l’influence profonde que Rav Israël Arié Leib continue d’exercer sur la communauté. « Son dévouement à l’étude et sa quête intellectuelle restent une source d’inspiration pour nous tous », a souligné un ancien étudiant de la yeshiva locale.
Un érudit aux multiples talents
Né à Nikolayev dans une famille illustre, Rav Israël Arié Leib Schneersohn était le fils cadet du célèbre kabbaliste Rabbi Levi Its’hak. Doté d’une intelligence remarquable, il s’est distingué très tôt par ses aptitudes exceptionnelles dans plusieurs domaines, notamment les mathématiques et la philosophie religieuse.
« Il possédait une capacité d’analyse extraordinaire et une curiosité intellectuelle qui le poussait constamment vers de nouveaux horizons de connaissance », raconte un historien spécialiste du mouvement Loubavitch. Son parcours académique brillant lui a valu une reconnaissance bien au-delà des cercles hassidiques, témoignant de sa polyvalence intellectuelle et de sa profondeur spirituelle.
Un lien privilégié avec les leaders du mouvement
Rav Israël Arié Leib entretenait une relation particulièrement étroite avec le Rabbi précédent, Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn, qui lui témoignait un attachement spécial. Cette proximité s’est manifestée par des échanges intellectuels profonds et un soutien constant dans ses entreprises spirituelles.
Son frère aîné, qui devint plus tard le septième Rabbi de Loubavitch, veilla personnellement à l’organisation de ses funérailles après son décès survenu en Angleterre le 13 Iyar 5712 (1952). « Cette attention particulière témoigne du lien indéfectible qui unissait les deux frères, malgré les distances géographiques qui les séparaient parfois », explique un Rav présent lors de la cérémonie commémorative.
Un héritage spirituel perpétué
L’héritage du Rav Israël Arié Leib se perpétue notamment à travers les enseignements que son frère, le Rabbi, partageait régulièrement en son nom lors des rassemblements hassidiques. Ces leçons tirées de sa vie et de sa philosophie continuent d’éclairer le chemin spirituel de nombreux fidèles.
« Le Rabbi récitait le Kaddish chaque année à cette date et puisait dans les réflexions de son frère pour illustrer certains aspects du service divin », rappelle un ancien secrétaire du mouvement. Cette transmission fidèle des enseignements constitue un témoignage vivant de la profondeur intellectuelle et spirituelle du Rav Israël Arié Leib.
La communauté de Safed, ville imprégnée de mysticisme et d’histoire juive, veille avec une attention particulière sur ce lieu de mémoire. Comme l’a souligné le Grand Rabbin de la ville : « Sa présence dans notre cimetière ancestral fait de Safed un point de connexion entre les générations passées et futures du judaïsme hassidique. »
Alors que les fidèles quittaient le Beth HaHaïm (cimetière) après avoir déposé leurs prières et leurs vœux, nombreux étaient ceux qui exprimaient leur intention de revenir l’année prochaine pour perpétuer cette tradition empreinte de respect et de dévotion.

















