Une ruse permise - Likoutei sihot - Volume 2 - Hossafot - Youd guimel Chvat Paragraphes 1-3

6 février 2025 · 8 chevat 5785 · 6:01 · 17 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Série : 13 ChvatSérie : Likoutei sihot

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1. C’est aujourd’hui la Hilloula de la Rabbanit Shterna Sarah, mère de mon beau-père, le Rabbi.

Le Rabbi Maharach était très ordonné et son emploi du temps était bien connu. On savait, en particulier, quand il allait se promener. Lorsqu’il le faisait, on entrait dans son étude et l’on recopiait les manuscrits de ‘Hassidout. Un garde était alors placé, qui devait prévenir du retour du Rabbi Maharach. De nombreux manuscrits furent recopiés de cette façon.

La Rabbanit était parmi ceux qui les recopiaient. Mon beau-père, le Rabbi, possède ce qu’elle copia. Il plaça ces feuilles dans le même dossier que les notes prises par le Rabbi Rachab.

2. Le Rabbi raconta qu’il avait lui-même agi de la sorte avec son père, le Rabbi Rachab. Une fois, ce dernier le surprit alors qu’il recopiait des manuscrits. Il lui demanda: “ Est-ce à dire que je ne suis plus le maître chez moi? ”.

Le Rabbi en fut profondément brisé et il demanda comment il pouvait se racheter. Peu après, le Rabbi Rachab lui donna l’autorisation de consulter les manuscrits et, lorsqu’il partait en voyage, il lui laissait les clés des bibliothèques.

3. On peut s’interroger. Le Rabbi Maharach se doutait sûrement ou même savait avec certitude que l’on recopiait ces manuscrits, en son absence. Il connaissait bien le Rabbi Rachab et sa soif pour la ‘Hassidout. Et, dès lors, de deux choses, l’une. Ou bien il ne souhaitait pas que l’on fasse ces copies et il aurait donc dû prendre des mesures pour les empêcher, ou bien elles ne le dérangeaient pas et il pouvait accorder son autorisation de le faire. Pourquoi fallut-il que cela se passe de cette façon?

Et l’on peut s’interroger, de la même façon sur la manière dont le Rabbi recopia les manuscrits du Rabbi Rachab. Pourquoi l’autorisation de le faire ne lui fut-elle pas accordée d’emblée?

La réponse à ces questions est la suivante. Certains événements doivent se dérouler de telle façon que l’on ait recours à la ruse. C’est ainsi qu’Its’hak accorda sa bénédiction à Yaakov. C’est ainsi que l’on peut définir également la “ folie ” mise au service de la sainteté.

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