Le chant d'une femme - Likoutei sihot - Volume 2 - Hossafot - Bechala'h - Paragraphes 18-23

5 février 2025 · 7 chevat 5785 · 12:50 · 30 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Bechala'h Youd Chevat Série : Béchala'hSérie : Likoutei sihot

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18. A l’occasion du 10 Chevat, a été édité le texte d’une causerie du Rabbi dont nous avons célébré la Hilloula et ce texte évoque le Chabbat du Cantique de la Mer.

On y trouve un récit concernant une femme juive et ce qu’elle a accompli. Et c’est par ce récit que le Tséma’h Tsédek, citant l’Admour Hazaken, explique pour quelle raison la Haftara de ce Chabbat rapporte le chant d’une femme, Devorah en l’occurrence et non celui de David, comme c’est le cas, le septième jour de Pessa’h.

Dans la Parchat Bechala’h, sont mentionnés le Cantique des hommes, “ alors Moché et les enfants d’Israël chantèrent ” et celui des femmes, “ Myriam, la prophétesse, prit le tambourin, toutes les femmes la suivirent, avec des tambourins et en dansant ”. Dès lors, pourquoi la Haftara reprend-elle uniquement le chant d’une femme, Devorah ?

Le Tséma’h Tsédek expliqua donc, au nom de l’Admour Hazaken, que le chant des femmes fut particulièrement joyeux, “ avec des tambourins et des danses ”. Ce chant est donc plus important, de sorte que l’intervention des femmes est déterminante.

Et, il en est de même pour la direction du foyer, qui est également confiée à la femme juive, à la maîtresse de maison.

19. Nous avons déjà cité l’explication que donne le Rabbi Maharach du verset (Michlé 19, 3) : “ La sottise de l’homme détourne son chemin ”. Elle précise que celui qui recherche le luxe, tous les biens qui sont totalement inutiles, subira une double perte. En effet, sa recherche suscitera en lui la confusion, de sorte qu’il perdra non seulement ce qui est superflu, mais aussi ce qui est utile.

A l’opposé, celui qui est convaincu que “ l’Eternel ton D.ieu te bénira en tout ce que tu feras ”, ne recherchera nullement le luxe. Il étudiera la Torah, mettra en pratique les Mitsvot, car il comprendra que c’est bien là l’essentiel. Et, il forgera uniquement le réceptacle lui permettant de gagner sa vie, en fonction de ses besoins, de sorte qu’il puisse se consacrer à la Torah et aux Mitsvot.

Un tel homme utilisera les moyens que D.ieu lui accorde en bonne santé, pour des accomplissements joyeux. Il ne consacrera pas son argent à acheter des médicaments, à payer des médecins ou à faire disparaître d’autres difficultés, car il ne sera jamais confronté à ces problèmes, ainsi qu’il est dit : “ toute maladie que J’ai placée en Egypte, Je ne te l’enverrai pas, car Je suis l’Eternel Qui te guéris ”.

D.ieu peut faire que l’on ne soit pas malade, de sorte que, même si l’on possède dix dollars en moins, on n’aura cependant pas de médecin à payer, car on ne devra pas avoir recours à ses services.

20. Par ailleurs, celui qui n’a pas de goûts de luxe, sait que D.ieu Seul accorde la bénédiction. Il suffit de forger un réceptacle pour la contenir et de s’en remettre à D.ieu, Qui est Tout Puissant. Dès lors, même si ce réceptacle est de taille modeste, D.ieu peut accorder une immense réussite, une richesse considérable, au sens le plus littéral.

Il n’y a pas lieu de rechercher la richesse et le luxe. Si on ne le fait pas, parce que l’on connaît le rôle prépondérant de la spiritualité, si l’on souhaite obtenir les biens matériels uniquement dans la mesure où ceux-ci permettent de mettre en pratique la Torah et les Mitsvot, alors, D.ieu accorde également une grande opulence matérielle, de Sa Main pleine et large.

21. Le fait de ne pas rechercher le luxe et ce qui est inutile dépend de la maîtresse de maison.

Elle doit faire comprendre à son mari que l’aspect essentiel du foyer est la spiritualité et non la largesse matérielle, qu’il ne doit donc pas courir, jour et nuit, pour assurer leur subsistance, au point de ne plus pouvoir étudier la Torah ou se consacrer aux besoins communautaires, étant trop occupé à gagner un dollar, puis un autre dollar, afin de satisfaire ses goûts de luxe.

Elle lui expliquera que le fait de courir ainsi, pour gagner sa vie, n’est d’aucune utilité. Il est dit que les gains de l’homme, pour toute l’année, sont fixés entre Roch Hachana et Yom Kippour, de sorte que, en tout état de cause, il n’obtiendra jamais un montant supérieur à ce qui a alors été décidé. Et, pour obtenir ce montant-là, il suffit de bâtir un réceptacle modeste, sans efforts, sans ruse.

Dès lors, pourquoi mobiliser toutes ses forces pour essayer d’assurer sa subsistance ? En pareil cas, non seulement une bénédiction est nécessaire pour gagner de l’argent, mais, plus encore, une protection spéciale doit également être obtenue, pour se mettre à l’abri de celui qui pourrait nuire. Il est donc plus aisé de s’en remettre à D.ieu, ainsi qu’il est dit : “ C’est la bénédiction de D.ieu qui enrichit ”. On peut alors être rassuré, dans tous les domaines.

Lorsqu’un homme entend son épouse tenir un tel raisonnement, il en sera troublé, même s’il apprécie le luxe, par ailleurs. En effet, il aura honte de soutenir une telle position devant elle. Dès lors, il restera indifférent lorsque les voisins changeront leur mobilier.
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