Ça commence dans le biberon ! Likoutei sihot volume 1 Vayéchèv Hanouka Paragraphes 9-16
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Vayechev 'Hanouka Série : HanoukaSérie : Likoutei sihot
9. La fête de ‘Hanouka présente deux aspects opposés :
A) Les livres sacrés précisent que ‘Hanouka est de la même étymologie que ‘Hinou’h, l’éducation. Au sens le plus littéral, ‘Hanouka signifie inauguration et désigne donc celle de l’autel, celle du Temple, qui introduisit une période nouvelle. C’est alors que recommença le service de D.ieu dans le Sanctuaire, en général, par l’autel et le chandelier, en particulier, ce qui est bien une forme d’éducation.
B) Le miracle intervient par une fiole d’huile portant le sceau du Grand Prêtre que l’on trouva, à ‘Hanouka. Or, selon la Hala’ha, on aurait pu allumer le chandelier avec de l’huile impure. En effet, disent nos Sages, «la notion d’impureté est repoussée pour tout ce qui est public». Malgré cela, D.ieu fit un miracle, par amour pour le peuple d’Israël, de sorte que non seulement le début de l’accomplissement de cette Mitsva, mais bien l’ensemble de sa pratique, soit réalisé de la manière la plus parfaite, sans aucun compromis, pas même lorsque le Choul’han Arou’h le permet.
Ces constatations nous délivrent un enseignement. Lorsqu’il s’agit d’un acte lié à la sainteté, il faut, d’emblée, depuis le début de «l’éducation», que tout soit fait de la manière la plus parfaite et la plus intègre. 10. Ce qui vient d’être dit s’applique, en particulier, à l’éducation des enfants. Depuis leur plus jeune âge, on doit leur montrer la pratique juive la plus pure, sans compromis et sans permission.
Si l’on souhaite qu’ils puissent conserver ces valeurs par la suite, on ne peut attendre l’âge de leur maturité intellectuelle pour leur expliquer que le simple fait de marcher dans la rue est un combat, qu’il ne faut pas s’affecter des nombreuses difficultés auxquelles on peut y être confronté, qu’il faut faire don de sa propre personne. Si l’on désire qu’ils soient alors en mesure de surmonter les épreuves, il faut leur donner une bonne éducation, dès leur plus jeune âge.
C’est pour cette raison que les Sages d’Israël ont fait porter tous leurs efforts sur l’éducation des enfants, afin que celle-ci soit la plus parfaite possible.
Ils ont lutté pour chaque détail, on refusé tout compromis, même pour ce qui semblait de moindre importance. Ils savaient, en effet, que les années au cours desquelles un enfant reçoit son éducation conditionne tout le reste de son existence. Ils étaient conscients qu’il fallait leur insuffler des forces, leur fournir des armes, afin que celles-ci leur permettent d’assumer tous les combats qu’ils seraient appelés à mener, sur le chemin de la vie.
L’homme est comparé à un arbre, ainsi qu’il est dit : «Car l’homme est tel l’arbre du champ».
Si l’on taille une fente dans le tronc d’un arbre parvenu à maturité, celle-ci se limitera à l’endroit où elle a été pratiquée et ne le dépassera pas. S’il s’agit, en revanche, d’un plant que l’on s’apprête à mettre en terre, la forme définitive du tronc sera profondément modifiée, du fait de cette fente.
11. Il en va de même pour ce qui est de l’éducation.
Un homme d’âge moyen qui, ayant déjà vécu la moitié de son existence, décide d’adopter certains compromis, modifiera son comportement uniquement pour les années qui lui restent à vivre. En pareil cas, il aura au moins eu une vie sans compromis pendant une quarantaine d’années. Puis, il trébuchera, pour une année par exemple. Mais, les quarante ans positifs qu’il a vécu sauront le ramener vers le droit chemin et lui faire retrouver la plénitude.
A l’opposé, lorsque l’on éduque la jeune génération avec des compromis, on lui retire toute chaleur, toute intégrité, dans la pratique du Judaïsme, pour toute la vie. La fente et le défaut ainsi pratiqués dans les âmes constituent des Juifs spirituellement infirmes.
12. Certes, il est dit que «même s’il a commis une faute, il garde le titre d’Israël». Néanmoins, la Guemara, au traité Sanhédrin, s’adressant à certaines personnes, leur dit : «tu es difforme, dans ce monde», sans pour autant remettre en cause leur place dans le monde futur. Pour autant, nous devons former, dans ce monde, une jeune génération de Juifs forts moralement et donc aussi physiquement, capables de conquérir ce monde, non seulement pour eux-mêmes, en bâtissant un Sanctuaire pour D.ieu dans la part qui leur en est confiée, mais aussi pour la génération d’âge moyen et celle qui a déjà un âge avancé.
13. Certains détails paraissent de moindre importance, semblent comparables à des pointes de cheveu. Or, de telles pointes de cheveu peuvent être une manifestation du mauvais penchant, selon l’expression suivante de la Guemara : «Aux impies, la transgression paraît n’être qu’une pointe de cheveu».
Comment un Juif peut-il devenir un impie, ce qu’à D.ieu ne plaise ? Sa volonté n’est-elle pas de se conformer à celle de D.ieu ? Comment peut-il être conduit à agir à l’encontre de Ses Commandements, au point d’être qualifié d’impie ?
A) Les livres sacrés précisent que ‘Hanouka est de la même étymologie que ‘Hinou’h, l’éducation. Au sens le plus littéral, ‘Hanouka signifie inauguration et désigne donc celle de l’autel, celle du Temple, qui introduisit une période nouvelle. C’est alors que recommença le service de D.ieu dans le Sanctuaire, en général, par l’autel et le chandelier, en particulier, ce qui est bien une forme d’éducation.
B) Le miracle intervient par une fiole d’huile portant le sceau du Grand Prêtre que l’on trouva, à ‘Hanouka. Or, selon la Hala’ha, on aurait pu allumer le chandelier avec de l’huile impure. En effet, disent nos Sages, «la notion d’impureté est repoussée pour tout ce qui est public». Malgré cela, D.ieu fit un miracle, par amour pour le peuple d’Israël, de sorte que non seulement le début de l’accomplissement de cette Mitsva, mais bien l’ensemble de sa pratique, soit réalisé de la manière la plus parfaite, sans aucun compromis, pas même lorsque le Choul’han Arou’h le permet.
Ces constatations nous délivrent un enseignement. Lorsqu’il s’agit d’un acte lié à la sainteté, il faut, d’emblée, depuis le début de «l’éducation», que tout soit fait de la manière la plus parfaite et la plus intègre. 10. Ce qui vient d’être dit s’applique, en particulier, à l’éducation des enfants. Depuis leur plus jeune âge, on doit leur montrer la pratique juive la plus pure, sans compromis et sans permission.
Si l’on souhaite qu’ils puissent conserver ces valeurs par la suite, on ne peut attendre l’âge de leur maturité intellectuelle pour leur expliquer que le simple fait de marcher dans la rue est un combat, qu’il ne faut pas s’affecter des nombreuses difficultés auxquelles on peut y être confronté, qu’il faut faire don de sa propre personne. Si l’on désire qu’ils soient alors en mesure de surmonter les épreuves, il faut leur donner une bonne éducation, dès leur plus jeune âge.
C’est pour cette raison que les Sages d’Israël ont fait porter tous leurs efforts sur l’éducation des enfants, afin que celle-ci soit la plus parfaite possible.
Ils ont lutté pour chaque détail, on refusé tout compromis, même pour ce qui semblait de moindre importance. Ils savaient, en effet, que les années au cours desquelles un enfant reçoit son éducation conditionne tout le reste de son existence. Ils étaient conscients qu’il fallait leur insuffler des forces, leur fournir des armes, afin que celles-ci leur permettent d’assumer tous les combats qu’ils seraient appelés à mener, sur le chemin de la vie.
L’homme est comparé à un arbre, ainsi qu’il est dit : «Car l’homme est tel l’arbre du champ».
Si l’on taille une fente dans le tronc d’un arbre parvenu à maturité, celle-ci se limitera à l’endroit où elle a été pratiquée et ne le dépassera pas. S’il s’agit, en revanche, d’un plant que l’on s’apprête à mettre en terre, la forme définitive du tronc sera profondément modifiée, du fait de cette fente.
11. Il en va de même pour ce qui est de l’éducation.
Un homme d’âge moyen qui, ayant déjà vécu la moitié de son existence, décide d’adopter certains compromis, modifiera son comportement uniquement pour les années qui lui restent à vivre. En pareil cas, il aura au moins eu une vie sans compromis pendant une quarantaine d’années. Puis, il trébuchera, pour une année par exemple. Mais, les quarante ans positifs qu’il a vécu sauront le ramener vers le droit chemin et lui faire retrouver la plénitude.
A l’opposé, lorsque l’on éduque la jeune génération avec des compromis, on lui retire toute chaleur, toute intégrité, dans la pratique du Judaïsme, pour toute la vie. La fente et le défaut ainsi pratiqués dans les âmes constituent des Juifs spirituellement infirmes.
12. Certes, il est dit que «même s’il a commis une faute, il garde le titre d’Israël». Néanmoins, la Guemara, au traité Sanhédrin, s’adressant à certaines personnes, leur dit : «tu es difforme, dans ce monde», sans pour autant remettre en cause leur place dans le monde futur. Pour autant, nous devons former, dans ce monde, une jeune génération de Juifs forts moralement et donc aussi physiquement, capables de conquérir ce monde, non seulement pour eux-mêmes, en bâtissant un Sanctuaire pour D.ieu dans la part qui leur en est confiée, mais aussi pour la génération d’âge moyen et celle qui a déjà un âge avancé.
13. Certains détails paraissent de moindre importance, semblent comparables à des pointes de cheveu. Or, de telles pointes de cheveu peuvent être une manifestation du mauvais penchant, selon l’expression suivante de la Guemara : «Aux impies, la transgression paraît n’être qu’une pointe de cheveu».
Comment un Juif peut-il devenir un impie, ce qu’à D.ieu ne plaise ? Sa volonté n’est-elle pas de se conformer à celle de D.ieu ? Comment peut-il être conduit à agir à l’encontre de Ses Commandements, au point d’être qualifié d’impie ?