Faut il il être beau pour influencer ? Likoutei sihot Vol 1 - Parachat Vayéchèv Paragraphes 5-8
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Vayechev Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
5. Dans la Parchat Vayéchev, la Torah nous rapporte que Yossef, le Juste, était «de belle prestance et de belle apparence». De fait, «il se peignait soigneusement les cheveux» et, en conséquence, «l’épouse de son maître posa les yeux sur lui». Par la suite, il fut emprisonné et, là encore, «il réussissait tout ce qu’il entreprenait».
On peut, dans ce récit, distinguer deux parties. La première concerne Yossef, qui était «de belle prestance et de belle apparence». La seconde fait intervenir l’épouse de Putiphar. L’une et l’autre, comme tout ce qui figure dans la Torah, délivrent un enseignement éternel pour notre comportement, applicable à notre existence quotidienne.
6. Il est dit que «D.ieu m’ajoute (Yossef) un autre fils». Le Tséma’h Tsédek en déduit que la mission de Yossef constitue à faire de «l’autre», de celui qui est étranger, un «fils». Il devait donc conduire les hommes vers la Techouva.
Comment Yossef fut-il capable d’assumer ce rôle? Parce qu’il était «de belle prestance et de belle apparence». Sa beauté se marquait dans tous les domaines à la fois, dans l’accomplissement des Injonctions, dans le respect des Interdits. Différents textes établissent, en effet, une relation entre la prestance et les Injonctions, d’une part, entre l’apparence et les Interdits, d’autre part. Yossef était, en conséquence, capable de convaincre «l’autre» et de le transformer en «fils».
Il y a là un enseignement pour tous, car chacun doit se préoccuper de son prochain et non uniquement de sa propre personne. Pour y parvenir, il faut garder présent à l’esprit le principe suivant: «occupe-toi de toi-même et ensuite des autres». Il faut avoir soi-même «belle prestance et belle apparence» pour être à même de convaincre son prochain.
Cela ne veut pas dire qu’il faille attendre sa propre perfection pour se préoccuper de l’autre. Une telle conception doit être écartée et, quelle que soit sa propre situation, on doit, sans attendre, tenter de convaincre l’autre.
Pour autant, on ne peut pas négliger l’effort que l’on doit réaliser sur sa propre personne. Il faut corriger ses propres défauts et ceci importe non seulement pour soi-même, mais aussi dans sa relation avec son prochain.
Car, lorsque quelqu’un a des défauts et ne s’emploie pas à les rectifier, son interlocuteur s’en apercevra inéluctablement et ne se laissera donc pas convaincre. De la sorte, on ne pourra donc pas mener à bien la mission que l’on reçoit envers lui.
En conséquence, chacun doit avoir conscience de l’immense responsabilité qui lui incombe, celle de corriger ses propres défauts. Si on ne le fait pas, on cause du tort non seulement à sa propre personne, mais aussi à tous les autres.
Il faut donc consentir un immense effort pour avoir «belle prestance et belle apparence», car ceci dépasse largement la dimension individuelle et a une incidence communautaire.
7. Il découle, du récit de la femme de Putiphar, l’enseignement suivant.
Nos Sages nous disent qu’en soumettant Yossef à l’épreuve, elle avait une intention pure. Elle savait que des enfants devaient naître à la fois d’elle et de Yossef. Elle fit cependant l’erreur de penser qu’elle devait en être la mère, alors que ce rôle incombait à sa propre fille. Nos Sages nous disent qu’en soumettant Yossef à l’épreuve, elle avait une intention pure. Elle savait que des enfants devaient naître à la fois d’elle et de Yossef. Elle fit cependant l’erreur de penser qu’elle devait en être la mère, alors que ce rôle incombait à sa propre fille.
On doit en conclure qu’un événement peut superficiellement, tel qu’il apparaît à nos yeux, prendre une apparence totalement opposée à celle de la sainteté. Malgré cela, il pourra, si on l’envisage plus profondément, être conforme à la Volonté de D.ieu, celle de développer et de renforcer le domaine de la sainteté.
L’Admour Hazaken explique, dans le Tanya, qu’un Juif qui, au milieu de sa prière, est subitement dérangé par un non-Juif, non seulement ne diminuera pas sa ferveur pour autant, mais, bien plus, la raffermira, précisément du fait de cet événement. Il saura qu’en pareil cas, il se doit de prier de tout son cœur.
Or, on peut s’interroger sur une telle situation. Pourquoi une ferveur accrue dans la prière serait-elle obtenue par la présence d’un non-Juif, dont la volonté délibérée est de troubler cette concentration ?
L’explication est, en fait, la suivante. Toute créature trouve sa source dans le domaine de la sainteté et c’est également le cas pour ce non-Juif qui, en conséquence, sait, ressent profondément qu’il doit apporter son concours à tout ce qui est sacré. Pour autant, il est bien un non-Juif, vivant dans ce monde matériel et c’est à lui qu’il appartient d’intervenir, alors que sa situation est opposée à celle de la sainteté. En conséquence, sa manière d’agir sera à l’opposé de ce qu’elle devrait être, alors que son intention profonde est de venir en aide au domaine de la sainteté, de contribuer à son développement.
On peut, dans ce récit, distinguer deux parties. La première concerne Yossef, qui était «de belle prestance et de belle apparence». La seconde fait intervenir l’épouse de Putiphar. L’une et l’autre, comme tout ce qui figure dans la Torah, délivrent un enseignement éternel pour notre comportement, applicable à notre existence quotidienne.
6. Il est dit que «D.ieu m’ajoute (Yossef) un autre fils». Le Tséma’h Tsédek en déduit que la mission de Yossef constitue à faire de «l’autre», de celui qui est étranger, un «fils». Il devait donc conduire les hommes vers la Techouva.
Comment Yossef fut-il capable d’assumer ce rôle? Parce qu’il était «de belle prestance et de belle apparence». Sa beauté se marquait dans tous les domaines à la fois, dans l’accomplissement des Injonctions, dans le respect des Interdits. Différents textes établissent, en effet, une relation entre la prestance et les Injonctions, d’une part, entre l’apparence et les Interdits, d’autre part. Yossef était, en conséquence, capable de convaincre «l’autre» et de le transformer en «fils».
Il y a là un enseignement pour tous, car chacun doit se préoccuper de son prochain et non uniquement de sa propre personne. Pour y parvenir, il faut garder présent à l’esprit le principe suivant: «occupe-toi de toi-même et ensuite des autres». Il faut avoir soi-même «belle prestance et belle apparence» pour être à même de convaincre son prochain.
Cela ne veut pas dire qu’il faille attendre sa propre perfection pour se préoccuper de l’autre. Une telle conception doit être écartée et, quelle que soit sa propre situation, on doit, sans attendre, tenter de convaincre l’autre.
Pour autant, on ne peut pas négliger l’effort que l’on doit réaliser sur sa propre personne. Il faut corriger ses propres défauts et ceci importe non seulement pour soi-même, mais aussi dans sa relation avec son prochain.
Car, lorsque quelqu’un a des défauts et ne s’emploie pas à les rectifier, son interlocuteur s’en apercevra inéluctablement et ne se laissera donc pas convaincre. De la sorte, on ne pourra donc pas mener à bien la mission que l’on reçoit envers lui.
En conséquence, chacun doit avoir conscience de l’immense responsabilité qui lui incombe, celle de corriger ses propres défauts. Si on ne le fait pas, on cause du tort non seulement à sa propre personne, mais aussi à tous les autres.
Il faut donc consentir un immense effort pour avoir «belle prestance et belle apparence», car ceci dépasse largement la dimension individuelle et a une incidence communautaire.
7. Il découle, du récit de la femme de Putiphar, l’enseignement suivant.
Nos Sages nous disent qu’en soumettant Yossef à l’épreuve, elle avait une intention pure. Elle savait que des enfants devaient naître à la fois d’elle et de Yossef. Elle fit cependant l’erreur de penser qu’elle devait en être la mère, alors que ce rôle incombait à sa propre fille. Nos Sages nous disent qu’en soumettant Yossef à l’épreuve, elle avait une intention pure. Elle savait que des enfants devaient naître à la fois d’elle et de Yossef. Elle fit cependant l’erreur de penser qu’elle devait en être la mère, alors que ce rôle incombait à sa propre fille.
On doit en conclure qu’un événement peut superficiellement, tel qu’il apparaît à nos yeux, prendre une apparence totalement opposée à celle de la sainteté. Malgré cela, il pourra, si on l’envisage plus profondément, être conforme à la Volonté de D.ieu, celle de développer et de renforcer le domaine de la sainteté.
L’Admour Hazaken explique, dans le Tanya, qu’un Juif qui, au milieu de sa prière, est subitement dérangé par un non-Juif, non seulement ne diminuera pas sa ferveur pour autant, mais, bien plus, la raffermira, précisément du fait de cet événement. Il saura qu’en pareil cas, il se doit de prier de tout son cœur.
Or, on peut s’interroger sur une telle situation. Pourquoi une ferveur accrue dans la prière serait-elle obtenue par la présence d’un non-Juif, dont la volonté délibérée est de troubler cette concentration ?
L’explication est, en fait, la suivante. Toute créature trouve sa source dans le domaine de la sainteté et c’est également le cas pour ce non-Juif qui, en conséquence, sait, ressent profondément qu’il doit apporter son concours à tout ce qui est sacré. Pour autant, il est bien un non-Juif, vivant dans ce monde matériel et c’est à lui qu’il appartient d’intervenir, alors que sa situation est opposée à celle de la sainteté. En conséquence, sa manière d’agir sera à l’opposé de ce qu’elle devrait être, alors que son intention profonde est de venir en aide au domaine de la sainteté, de contribuer à son développement.