Où retrouver notre père ? - Likoutei sihot - Volume 1 - Parachat Vayéchèv Paragraphes 1-4
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Vayechev Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
1. Commentant le verset: «et Yaakov s’installa dans le pays où avait résidé son père, celui de Canaan», le Maguid de Mézéritch explique que Yaakov était, en fait, retenu dans ce pays, se trouvant lié à sa matérialité. Pourquoi cela? Afin de rassembler les parcelles de sainteté qui se trouvaient dans ses objets matériels et de les élever vers «son Père», vers D.ieu.
Un tel séjour dans le pays constituait, certes, une chute, pour Yaakov. Mais, celle-ci n’était que momentanée et elle lui permit de recevoir une élévation considérable élévation.
C’est pour cela qu’il est ici question de Canaan, terme qui, étymologiquement, désigne un commerçant, ainsi qu’il est dit: «Il n’y aura plus de commerçant (Kenaani) dans la maison de D.ieu». La pratique commerciale veut que l’on investisse pour réaliser un profit et c’est à ce propos qu’il est dit: «On peut disséminer et rassembler encore plus».
2. Il découle un enseignement de ce qui vient d’être dit.
Un Juif ne doit pas systématiquement rechercher de grandioses réalisations. Son but est de rassembler, de transformer et d’élever les parcelles de sainteté qui se trouvent dans les objets matériels.
Pourquoi doit-il agir de la sorte? Il le fera pour «son Père», Qui se trouve dans les cieux. Nos Sages constatent que «les Juifs sont comparés à des abeilles, qui rapportent à leur maître tout ce qu’elles butinent. De même, toutes les actions des Juifs sont consacrées à leur Père Qui se trouve dans les cieux». Ils ne Le servent pas pour en tirer une rétribution, matérielle ou spirituelle. En fait, servir D.ieu est une fin en soi.
Comment les Juifs peuvent-ils servir D.ieu de manière désintéressée? Ils y parviennent en s’employant à réaliser les objectifs les plus modestes. Et, mon beau-père, le Rabbi, souligne que l’intégrité de simples Juifs les relie directement à l’Essence de D.ieu. La simplicité de leur service a le même effet.
La soumission à D.ieu est si importante que les Juifs, parce qu’ils la possèdent, sont appelés «les armées de D.ieu». Cette soumission est, précisément, le caractère d’un soldat.
Tel est donc le sens du verset: «Et Yaakov s’installa dans le pays où avait résidé son père». Afin de découvrir «son Père» Qui se trouve dans les cieux, de Le servir d’une manière désintéressée, il s’installa dans le pays et y réalisa d’humbles travaux, de la manière la plus modeste. De la sorte, il était certain de se départir de tout intérêt personnel et de s’attacher à «son Père».
Telle est la leçon que délivre notre ancêtre Yaakov. Celui-ci avait transformé la matière du monde, s’était rendu à ‘Haran, avait gardé le troupeau de Lavan, travaillé très dur, ainsi qu’il est dit: «J’étais exposé à la chaleur, pendant le jour et au froid, durant la nuit. Le sommeil quitta mes yeux». Il cumula l’effort éreintant et la souffrance physique.
L’Admour Hazaken voit, dans ce récit, la preuve que l’homme, même s’il ne possède aucun droit sur son propre corps, ne peut pas lui imposer les sévices ou la douleur, puisqu’il appartient à D.ieu et non à lui, n’en conserve pas moins la possibilité de le placer en condition difficile, lorsque cela est nécessaire, par exemple pour gagner de l’argent, ce qui, dans la dimension spirituelle, correspond aux actes assurant la transformation du monde matériel.
Yaakov aurait pu s’insurger: «Pour quelle raison devrais-je me rendre à ‘Haran?». Certes, Yaakov et Esav ne pouvaient se trouver tous les deux dans un même endroit. Mais, n’était-il pas possible de demander à Esav de quitter Beer Cheva et de l’envoyer à ‘Haran? N’était-il pas préférable que Yaakov reste à Beer Cheva, où se trouvait la maison d’étude de Chem et Ever?
Or, Yaakov ne posa aucune question. Avec soumission, il partit mener à bien la mission qui lui était confiée, celle de transformer la matière du monde. Et cette soumission ne fit nullement obstacle à sa joie et à son entrain, ainsi qu’il est dit: «Et Yaakov leva les pieds».
De la sorte, non seulement Yaakov ne subit pas la chute, mais, bien plus, tous ses enfants furent intègres et il put multiplier les accomplissements positifs.
C’est en ce sens que la racine étymologique du terme Canaan désigne un commerçant. Car, Yaakov tira un «profit» de cette activité. Il put libérer toutes les parcelles de sainteté enfermées chez Lavan et même chez Esav. Bien plus, il attira une lumière céleste autour de ce dernier, grâce à laquelle «il l’embrassa» de tout son coeur.
De fait, Canaan désigne le commerce, au sens physique et, grâce à cette activité, Yaakov devint immensément riche, infiniment plus qu’auparavant.
4. Il y a là un enseignement pour chaque Juif. Il est dit que «Yaakov s’installa dans le pays où avait résidé son père, celui de Canaan». Ainsi, «on peut disséminer et rassembler encore plus», de sorte que la chute qui en résulta pour lui fut source de richesse, spirituelle et matérielle à la fois.
Un tel séjour dans le pays constituait, certes, une chute, pour Yaakov. Mais, celle-ci n’était que momentanée et elle lui permit de recevoir une élévation considérable élévation.
C’est pour cela qu’il est ici question de Canaan, terme qui, étymologiquement, désigne un commerçant, ainsi qu’il est dit: «Il n’y aura plus de commerçant (Kenaani) dans la maison de D.ieu». La pratique commerciale veut que l’on investisse pour réaliser un profit et c’est à ce propos qu’il est dit: «On peut disséminer et rassembler encore plus».
2. Il découle un enseignement de ce qui vient d’être dit.
Un Juif ne doit pas systématiquement rechercher de grandioses réalisations. Son but est de rassembler, de transformer et d’élever les parcelles de sainteté qui se trouvent dans les objets matériels.
Pourquoi doit-il agir de la sorte? Il le fera pour «son Père», Qui se trouve dans les cieux. Nos Sages constatent que «les Juifs sont comparés à des abeilles, qui rapportent à leur maître tout ce qu’elles butinent. De même, toutes les actions des Juifs sont consacrées à leur Père Qui se trouve dans les cieux». Ils ne Le servent pas pour en tirer une rétribution, matérielle ou spirituelle. En fait, servir D.ieu est une fin en soi.
Comment les Juifs peuvent-ils servir D.ieu de manière désintéressée? Ils y parviennent en s’employant à réaliser les objectifs les plus modestes. Et, mon beau-père, le Rabbi, souligne que l’intégrité de simples Juifs les relie directement à l’Essence de D.ieu. La simplicité de leur service a le même effet.
La soumission à D.ieu est si importante que les Juifs, parce qu’ils la possèdent, sont appelés «les armées de D.ieu». Cette soumission est, précisément, le caractère d’un soldat.
Tel est donc le sens du verset: «Et Yaakov s’installa dans le pays où avait résidé son père». Afin de découvrir «son Père» Qui se trouve dans les cieux, de Le servir d’une manière désintéressée, il s’installa dans le pays et y réalisa d’humbles travaux, de la manière la plus modeste. De la sorte, il était certain de se départir de tout intérêt personnel et de s’attacher à «son Père».
Telle est la leçon que délivre notre ancêtre Yaakov. Celui-ci avait transformé la matière du monde, s’était rendu à ‘Haran, avait gardé le troupeau de Lavan, travaillé très dur, ainsi qu’il est dit: «J’étais exposé à la chaleur, pendant le jour et au froid, durant la nuit. Le sommeil quitta mes yeux». Il cumula l’effort éreintant et la souffrance physique.
L’Admour Hazaken voit, dans ce récit, la preuve que l’homme, même s’il ne possède aucun droit sur son propre corps, ne peut pas lui imposer les sévices ou la douleur, puisqu’il appartient à D.ieu et non à lui, n’en conserve pas moins la possibilité de le placer en condition difficile, lorsque cela est nécessaire, par exemple pour gagner de l’argent, ce qui, dans la dimension spirituelle, correspond aux actes assurant la transformation du monde matériel.
Yaakov aurait pu s’insurger: «Pour quelle raison devrais-je me rendre à ‘Haran?». Certes, Yaakov et Esav ne pouvaient se trouver tous les deux dans un même endroit. Mais, n’était-il pas possible de demander à Esav de quitter Beer Cheva et de l’envoyer à ‘Haran? N’était-il pas préférable que Yaakov reste à Beer Cheva, où se trouvait la maison d’étude de Chem et Ever?
Or, Yaakov ne posa aucune question. Avec soumission, il partit mener à bien la mission qui lui était confiée, celle de transformer la matière du monde. Et cette soumission ne fit nullement obstacle à sa joie et à son entrain, ainsi qu’il est dit: «Et Yaakov leva les pieds».
De la sorte, non seulement Yaakov ne subit pas la chute, mais, bien plus, tous ses enfants furent intègres et il put multiplier les accomplissements positifs.
C’est en ce sens que la racine étymologique du terme Canaan désigne un commerçant. Car, Yaakov tira un «profit» de cette activité. Il put libérer toutes les parcelles de sainteté enfermées chez Lavan et même chez Esav. Bien plus, il attira une lumière céleste autour de ce dernier, grâce à laquelle «il l’embrassa» de tout son coeur.
De fait, Canaan désigne le commerce, au sens physique et, grâce à cette activité, Yaakov devint immensément riche, infiniment plus qu’auparavant.
4. Il y a là un enseignement pour chaque Juif. Il est dit que «Yaakov s’installa dans le pays où avait résidé son père, celui de Canaan». Ainsi, «on peut disséminer et rassembler encore plus», de sorte que la chute qui en résulta pour lui fut source de richesse, spirituelle et matérielle à la fois.