Trois semaines jour pour jour après l’attentat meurtrier perpétré lors de la célébration de Hanouka à Bondi Beach, Yanky Super est retourné pour la première fois sur les lieux de l’attaque qui a failli lui coûter la vie. Accompagné de sa famille et de ses collègues de Hatzalah, il est venu exprimer sa gratitude envers Hachem pour sa survie miraculeuse. Une visite empreinte d’émotion, de foi et de résilience.

 

 

Un retour chargé d’émotion sur les lieux du drame

Trois semaines jour pour jour après l’horrible massacre survenu lors de l’événement de Hanouka à Bondi Beach, Yanky Super est retourné pour la première fois sur les lieux de l’attaque qui a failli lui ôter la vie.

Yanky, grièvement blessé et vraisemblablement parmi les premières victimes des tirs, était entouré de ses frères et sœurs, dont beaucoup avaient quitté leurs postes de Cheli’hout aux quatre coins du monde pour venir le surprendre au cours de la semaine précédente.

À ses côtés se tenaient également des membres de sa famille ainsi que des volontaires de Hatzalah de Sydney, parmi lesquels Mendy Litzman, responsable de l’organisation, et Mendy Lieberman, qui travaille au sein du service ambulancier de Nouvelle-Galles du Sud.

Ces mêmes secouristes avaient, aux côtés d’autres premiers intervenants, prodigué les premiers soins à Yanky et procédé à son évacuation cette nuit-là, tout en prenant en charge plus de quarante blessés.

Le poste qu’il tenait depuis quatre ans

Depuis quatre ans, la célébration de Hanouka à Bondi Beach était le poste attitré de Yanky Super. Le soir de l’attaque, il était arrivé en avance, avait installé son matériel médical et effectuait sa dernière ronde, se positionnant à l’entrée comme il le faisait chaque année. Quelques instants plus tard, des coups de feu ont retenti.

Yanky a ressenti un choc soudain et s’est effondré au sol, réalisant qu’il avait été touché. Par un miracle évident, la balle a percuté et détruit son micro-radio au lieu de sa poitrine. Malgré ses blessures, Yanky est parvenu à déclencher une alarme de détresse et à appeler à l’aide.

Les secouristes de Hatzalah l’ont rejoint sous les tirs, l’ont stabilisé et l’ont transporté d’urgence à l’hôpital, où un médecin juif qui n’était pas de service a rejoint l’équipe chirurgicale et a contribué à lui sauver la vie. Après plusieurs interventions chirurgicales et douze jours d’hospitalisation, Yanky a pu rentrer chez lui.

La Berakha de reconnaissance à l’endroit même du miracle

De retour à Bondi Beach, le groupe s’est d’abord arrêté à l’endroit exact où Yanky avait été touché. Là, il a marqué une pause et récité la Berakha « Baroukh… ché’assa li ness bamakom hazé », comme l’exige la Halakha, remerciant Hachem pour le miracle survenu en ce lieu précis. Le groupe a ensuite entonné « Al Nissekha », exprimant sa gratitude envers Hachem pour la survie de Yanky.

Ils se sont ensuite rendus ensemble à l’endroit où Mendy Berger, membre de Hatzalah, s’était abrité derrière sa voiture alors que les balles la criblaient. Pour Mendy également, c’était son premier retour sur les lieux, et il a récité sa propre Berakha à l’endroit où il avait été sauvé.

Hommage au Rav Eli Schlanger, tombé al Kidouch Hachem

De là, Mendy Litzman a conduit le groupe jusqu’à l’endroit exact où le Rav Eli Schlanger Hy »d a été tué, à une dizaine de mètres du pont, alors qu’il tentait de parler aux terroristes pour arrêter l’attaque.

En ce lieu, ils ont récité le chapitre 79 des Tehilim, qui évoque le Kidouch Hachem, pleurant la perte du Chalia’h bien-aimé qui avait organisé l’événement de Hanouka et qui a donné sa vie al Kidouch Hachem. Que Hachem venge son sang. Ensemble, ils ont chanté « Ani Maamin », exprimant leur foi en Hachem et en la venue du Machia’h, quand tout mal sera éradiqué et que nous comprendrons les voies de Hachem.

Danser sur le pont avec la détermination d’avancer

Le groupe s’est ensuite rendu sur le pont d’où l’horrible attaque avait été perpétrée, où ils ont chanté et dansé avec la résolution de continuer à avancer avec force et avec joie.

Tout au long de la visite, Mendy Litzman a relaté ce qu’il avait découvert en arrivant sur les lieux, comment il avait localisé Yanky et comment l’intervention s’était déroulée. D’autres secouristes ont ajouté où ils s’étaient positionnés, comment ils avaient soigné les blessés et comment ils avaient travaillé ensemble dans des conditions impossibles.

Une Mitsva inattendue avant de partir

Avant de partir, ils se sont arrêtés au stand permanent de Tefilin qui avait été installé près du pont le lendemain de l’attaque. Là, ils ont découvert qu’un policier local était juif, et ils l’ont aidé à mettre les Tefilin.