Les élèves de la Yechivat Kaïts ont vécu au Beth Habad de Neuilly-sur-Seine une rencontre hors du temps. Accueillis par le Rav Mendy Azimov, ils ont découvert, à travers les mots et les objets, la force d’une mission qui traverse les générations. Entre lettres personnelles du Rabbi et témoignages d’une vie de dévouement, ils sont repartis avec un lien plus vivant que jamais.

 

 

Un accueil chaleureux au cœur de Neuilly

C’est dans la commune huppée de Neuilly-sur-Seine, aux portes ouest de Paris, que les élèves de la Yechivat Kaïts, la session d’étude estivale, ont fait halte au Beth Habad local. Le Rav Mendy Azimov les y attendait, et l’accueil fut à la hauteur de la réputation de chaleur qui entoure cette maison. Installé rue Soyer, ce Beth Habad s’est imposé au fil des ans comme un point d’ancrage de la vie juive dans les Hauts-de-Seine, fidèle à l’esprit insufflé par la famille Azimov depuis un demi-siècle.

Car derrière ces murs se dessine une histoire plus vaste. C’est le fondateur de cette dynastie d’émissaires, le Rav Chmouel Azimov, de regrettée mémoire, arrivé de New York en 1968 (5728) avec la bénédiction du Rabbi, qui posa les fondations du Beth Loubavitch en France et réveilla, ville après ville, une vie juive que la guerre avait laissée exsangue. Ses fils poursuivent aujourd’hui cette œuvre, et le Beth Habad de Neuilly en est l’un des fleurons, sous la direction du Rav Levi Azimov.

La Chli’hout, une flamme que l’on transmet

Prenant la parole devant les jeunes visiteurs, le Rav Mendy Azimov leur parla avec enthousiasme de la Chli’hout, cette mission de diffusion du judaïsme confiée par le Rabbi à ses émissaires à travers le monde. Il partagea son expérience de terrain, les joies et les exigences d’une vie tout entière tournée vers l’autre, et s’employa à éveiller chez les élèves l’envie de s’investir à leur tour dans la diffusion de la Torah et des enseignements du Rabbi.

Être Chalia’h, rappela-t-il en substance, ce n’est pas seulement porter un message. C’est se faire le prolongement vivant de celui qui l’envoie, investir toutes ses forces au service d’une volonté plus grande que soi. Un enseignement d’autant plus fort qu’il émanait d’une famille dont chaque génération a fait de cette mission la trame même de son existence.

Des trésors qui racontent une vie

La visite prit alors une dimension exceptionnelle. Le Rav Levi Azimov dévoila aux élèves plusieurs objets précieux ainsi que des lettres personnelles qu’il eut le mérite de recevoir du Rabbi. Ces courriers appartiennent à cette immense correspondance par laquelle le maître de Loubavitch guida, encouragea et bénit des dizaines de milliers de fidèles, en France comme ailleurs, répondant à chacun avec une attention qui semblait n’être adressée qu’à lui seul.

Tenir sous ses yeux ces feuillets, écouter celui qui les reçut en raconter le contexte, c’était pour les élèves toucher du doigt une relation vivante, faite de confiance et de dévouement. Chaque objet, chaque ligne portait la trace d’un lien tissé jadis et jamais rompu.

Un lien vivant avec le Rabbi

Ces témoignages uniques ont profondément marqué les jeunes gens. Le temps d’un après-midi, la distance des années s’est effacée, et le Rabbi s’est fait tout proche, presque palpable. Les élèves sont repartis avec bien plus que des images : la certitude que la mission dont ils ont hérité n’est pas une page d’histoire refermée, mais une flamme qui continue de brûler entre leurs mains.

Riche en enseignements et en émotion, cette visite au Beth Habad de Neuilly-sur-Seine restera sans nul doute l’un des moments forts de la Yechivat Kaïts.