לע״נ הרה״ח ר׳ שמואל וזוגתו מרת בתי׳ ע״ה אזימאוו
שלוחי כ״ק אדמו״ר כיובל שנה במדינת צרפת

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Quelques heures avant l'ouverture des bureaux de vote, le Premier ministre Benyamin Netanyahou s'est rendu au Kotel, le Mur occidental de Jérusalem. Fidèle à une coutume plusieurs fois centenaire, il a glissé un billet plié entre les interstices des pierres saintes. Voici les mots qu'il y a inscrits, ultime prière déposée avant un scrutin présenté comme décisif.

 

 

Une halte au Mur avant le verdict des urnes

C'est au cœur de la vieille ville de Jérusalem, devant l'ultime vestige du Temple, que le chef du gouvernement a choisi de se recueillir à l'heure où le pays s'apprêtait à voter. En se présentant au Kotel quelques heures seulement avant l'ouverture des isoloirs, le Premier ministre a inscrit son geste dans une longue tradition, celle des dirigeants qui viennent chercher, face aux pierres millénaires, un moment de prière et de recueillement avant une échéance qu'ils jugent déterminante. Le lieu n'a rien d'anodin. Depuis des siècles, le Mur occidental demeure le point le plus saint accessible à la prière juive, et nombre de responsables israéliens y marquent les grands tournants de la vie nationale, comme pour placer sous un regard plus haut les décisions qui engagent le peuple tout entier.

Les mots déposés entre les pierres

À l'image de millions de fidèles avant lui, le Premier ministre a confié ses vœux à un petit papier replié, un Pétek glissé dans l'une des fentes du Mur. Le texte, bref et solennel, s'ordonne autour de quatre intentions. Il adresse d'abord sa pensée "à la vie des soldats de Tsahal", qu'il désigne comme "nos héros". Il appelle ensuite "à la victoire sur les ennemis d'Israël", puis à "la réussite de notre peuple". Enfin, il scelle sa prière par une formule puisée dans l'Écriture, "Netsa'h Israël ne ment point !". En peu de lignes, le billet mêle ainsi la sollicitude pour les combattants, l'espérance d'un salut national et une profession de foi dans la pérennité d'Israël.

״לחיי חיילי צה״ל, גיבורינו,
לנצחון על אויבנו,
להצלחת עמנו,
נצח ישראל לא ישקר!״

Netsa'h Israël lo yéchaker, une promesse puisée dans l'Écriture

La phrase qui referme le billet n'a rien d'une formule improvisée. Elle est empruntée au premier livre de Chemouel, le prophète Samuel, où celui-ci déclare au roi Saül que l'Éternité d'Israël ne saurait tromper ni se dédire. L'expression Netsa'h Israël, que l'on traduit par l'Éternité d'Israël, est comprise par la tradition comme l'un des noms mêmes de D.ieu, ce qui demeure par-delà les vicissitudes de l'histoire, la part impérissable du destin juif. En reprenant ces mots, le Premier ministre convoque l'idée que, au-delà des incertitudes du moment, la permanence du peuple d'Israël ne connaît pas de reniement. C'est une déclaration de confiance autant qu'une supplication, l'affirmation que le fil de l'histoire juive ne se rompt pas, quelle que soit l'épreuve du jour.

Le billet glissé au Mur, une coutume venue du fond des âges

Déposer un message écrit entre les pierres du Kotel est un usage ancien et profondément enraciné. Des visiteurs du monde entier, croyants fervents ou simples voyageurs, y confient leurs demandes les plus intimes, convaincus que ces mots trouvent au Mur un écho particulier. Les interstices se remplissent sans relâche de ces fragments de papier, à tel point que, deux fois l'an, les responsables du site les recueillent avec soin pour les enfouir dignement au mont des Oliviers, comme on le ferait de textes sacrés devenus inutilisables. En plaçant son propre billet à la veille d'un scrutin qu'il juge décisif, le chef du gouvernement a ajouté sa voix à ce chœur immense et silencieux de prières adressées à D.ieu, mêlant le poids d'une responsabilité publique à l'humilité d'un geste que des millions d'anonymes répètent chaque jour.

 

Netanyahou au Kotel à l'aube du scrutin : le message confié aux pierres du Mur