Pourquoi le 18 Iyar est-il un jour de joie ? Deux raisons, d’inégale intensité, se superposent dans la tradition juive. Le Rabbi de Loubavitch en a précisé la portée et le sens profond.

 

 

La fin de l’épidémie parmi les élèves de Rabbi Akiva

Les vingt-quatre mille élèves de Rabbi Akiva moururent entre Pessa’h et Chavouot pour ne s’être pas respectés mutuellement. La Guémara précise qu’ils « cessèrent de mourir » ce jour-là — impliquant des survivants qui firent téchouva. Le Rama codifie cette joie, mais la qualifie lui-même de modeste.

La Hilloula de Rabbi Chimon bar Yo’haï : l’essentiel

L’essentiel de la ferveur vient de la Hilloula de Rabbi Chimon. Le Zohar décrit sa mort comme une noce mystique : entouré de ses disciples, il révéla les secrets les plus profonds de la Torah, rendit son âme en prononçant le Chéma, le visage rayonnant. Une voix céleste déclara ce jour Yom ‘Houpato — son jour de mariage. Rabbi Chimon lui-même considérait le 18 Iyar comme « le jour de ma joie » et demanda qu’on s’y réjouisse — ce qui, selon le Rabbi, constitue un fondement halakhique suffisant pour honorer sa volonté. Chaque année, cette date renouvelle le rayonnement de la Pnimiyout HaTorah, vecteur de la délivrance future.