Du 2 au 23 août 2026, le Beth Loubavitch installe son grand séminaire d’étude à l’Hôtel Panorama, au cœur de la station des Deux-Alpes. Pendant trois semaines, des étudiants venus de toute l’Europe conjuguent l’approfondissement des textes sacrés et les bienfaits de l’air pur des sommets. Une manière inédite de nourrir l’âme autant que le corps, là où l’étude prend, en altitude, une saveur nouvelle.
La haute montagne au service de l’étude sacrée
C’est à 1650 mètres d’altitude, dans la station des Deux-Alpes, que le Beth Loubavitch a choisi de dresser cette année le décor de son séminaire d’étude. L’Hôtel Panorama, établissement trois étoiles offrant la pension complète, sert de camp de base à une expérience où la rigueur de l’étude épouse la sérénité des cimes. L’invitation, telle qu’elle figure sur la brochure officielle, tient en quelques mots : prendre le temps de vivre, pour quelques jours, une semaine ou davantage.
Le choix de cette destination alpine obéit à une véritable philosophie. Puisque l’été est la saison propice, disent les organisateurs, autant en profiter pour revigorer l’âme comme on renforce le corps. Ainsi l’étude traditionnelle se marie-t-elle aux vertus de l’air pur des montagnes et au grand air des activités de plein air, dans une respiration que la vie ordinaire laisse rarement le loisir de goûter.
Un programme d’étude intensif et structuré
La journée commence tôt, dès sept heures et demie, par l’étude de la ‘Hassidout, avant l’office de Cha’harit célébré à huit heures et demie. Vient ensuite la Guemara à dix heures, puis la ‘Hazara, cette révision méthodique de l’étude, à onze heures et demie. L’après-midi ménage des respirations propices à la réflexion, avec le Rambam à quatorze heures et le ‘Houmach à dix-sept heures, tandis que l’office de Min’ha ouvre sur des cours consacrés à divers sujets talmudiques. Les soirées se prolongent par l’étude du Beth Hamikdach et de la Guéoula, ainsi que du Tanya, jusqu’à la Si’ha qui referme la journée à vingt-deux heures et quart.
L’ambition du séminaire est de rendre enfin l’étude possible, sans souci et en toute liberté, afin que chacun se pénètre de cette sagesse que tout le monde envie. Pour y parvenir, plusieurs niveaux d’enseignement se déploient en parallèle, du débutant qui pose ses premières bases à l’étudiant déjà chevronné. Les cours magistraux alternent avec des sessions en petits groupes, autour du Pirké Avot et d’autres textes fondamentaux, de sorte que la transmission collective n’étouffe jamais le travail personnel.
Une logistique à la hauteur de l’événement
L’ampleur du dispositif se lit d’abord dans son organisation matérielle. Pas moins de dix agences locales ont été mobilisées pour l’hébergement, preuve de l’affluence attendue autour de ce rendez-vous européen. Les transports, eux, sont pensés depuis plusieurs villes du continent, avec des liaisons régulières au départ de Grenoble et une correspondance assurée par les cars régionaux. Le Beth Habad de Grenoble, au numéro dix de la rue Lazare Carnot, fait office de point relais pour les participants qui transitent par la ville, tandis que les lignes d’autocars complètent le maillage.
L’intendance alimentaire n’a pas été laissée au hasard. Le supermarché de la station s’est spécialement adapté à cette clientèle en proposant des produits cachère, dont l’assortiment s’étoffe progressivement à l’approche du mois d’août, pour le séminaire du Beth Loubavitch comme pour l’ensemble des vacanciers. C’est toute une station qui, le temps de l’été, se met au diapason de l’événement.
Une pédagogie renouvelée au rayonnement européen
Au-delà de l’organisation, c’est une véritable démarche d’innovation pédagogique que porte le Beth Loubavitch. Le fil conducteur en est le lien avec D.ieu que seule offre l’étude de la Torah, union incomparable à toute autre, ainsi que l’enseigne le Tanya. Autour de ce cœur d’étude viennent s’articuler des activités qui prolongent et enrichissent l’expérience : randonnées en montagne, ateliers à thème et moments de convivialité, portés par une ambiance jeune et dynamique qui promet une inspiration pour toute l’année.
L’attention se porte enfin sur les plus jeunes. Un programme spécial Gan Israël accueille les enfants de six à douze ans, avec des activités taillées à leur mesure, afin que les familles tout entières prennent part à l’aventure. C’est là, sans doute, l’un des traits les plus marquants de ce séjour d’altitude : faire de l’étude une affaire de communauté, où chaque génération trouve sa place au pied des sommets.














































































































