Le 29 juin 2025, la communauté Habad s’est réunie dans le 19e arrondissement parisien pour commémorer le Guimel Tamouz. L’événement, organisé par le Beth Loubavitch, a rassemblé de nombreux fidèles dans une atmosphère de recueillement et de célébration. La présence remarquée de l’ancien député Meir Habib a souligné l’importance de cette commémoration spirituelle.

 

 

 

Interventions 

Nous voici réunis dans les dernières heures de Guimel Tamouz, un moment privilégié pour célébrer la vie et les enseignements du Rabbi. Cette date si particulière nous rappelle l’importance de perpétuer son héritage à travers l’étude, le renforcement dans les mitzvot et surtout la transmission de son message autour de nous

Le Rabbi avait l’habitude de dire qu’un jour de hilloula n’est pas un jour de tristesse, mais un jour que le monde entier doit ressentir pour s’élever spirituellement. Pour chaque personne qui a entendu ou qui a été touchée par les enseignements du Rabbi, ce jour revêt une valeur particulière.

Contrairement aux commémorations habituelles où l’on étudie pour l’élévation de l’âme, le Rabbi explique que pour un tzaddik, la situation est différente. Quand nous étudions aujourd’hui ses enseignements, c’est nous qui sommes élevés, car comme il est écrit dans le Zohar, les tzaddikim n’ont pas de repos et sont toujours dans une situation d’inspiration constante.

L’importance du jour de la semaine

Cette année, Guimel Tamouz tombe un dimanche, comme il y a quatre ans. Le Rabbi explique que le jour de la semaine où tombe une date hébraïque a une importance particulière. Quand c’est le même jour que lors de la première fois, cela possède une qualité supérieure. Dimanche étant le jour où Dieu a créé le monde, cette coïncidence renforce notre espoir que les choses seront totalement différentes à partir d’aujourd’hui.

Des miracles ouverts en Israël

Selon les enseignements du Rabbi et ses lettres, chaque événement qui se passe en Israël constitue un miracle. Le Rabbi avait exprimé à plusieurs reprises que malheureusement, on pense souvent que les choses suivent une logique naturelle (2+2=4), mais en réalité, il y a l’intervention divine qui fait que 2+2=5.

Nous l’avons constaté récemment avec les événements en Israël. Selon le Rabbi et son enseignement, ce que nous avons vécu constitue un miracle ouvert, qui mérite que nous disions ensemble des remerciements pour la façon dont Dieu a sauvé le peuple juif. Comme le Rabbi l’avait déclaré pendant la guerre du Golfe, il n’y a pas d’endroit plus sûr au monde qu’Israël.

La reconnaissance mondiale des enseignements du Rabbi

Il est remarquable de voir comment, dans le monde entier, on rappelle l’influence du Rabbi, comment il a donné du courage et de la force aux dirigeants du gouvernement. Récemment, nous avons pu constater que même des dirigeants mondiaux reconnaissent publiquement l’inspiration qu’ils ont tirée des enseignements du Rabbi.

L’importance de raconter nos expériences

Le Rabbi insiste sur le fait que nous avons le devoir de raconter et de répéter à nos enfants ce que nous avons vécu. Même si c’est très peu, même si ce n’est qu’une histoire, c’est quelque chose qui nous inspire et qui peut inspirer tous ceux qui nous entourent.

Il y a des familles qui, chaque semaine, enregistrent 2-3 minutes d’une histoire du Rabbi, une vidéo où ils racontent ce qu’ils ont vécu, leurs expériences autour du Rabbi. Quand on met cela sur un enregistrement, les enfants aiment le voir, les petits-enfants aimeront le voir, et même les arrière-petits-enfants pourront un jour découvrir ces témoignages.

Témoignages personnels de bénédictions

L’histoire de ce monsieur de plus de 80 ans, venu du Maroc, illustre parfaitement cette transmission. À 40 ans, célibataire, il était venu voir le Rabbi pour demander une bénédiction pour se marier. On lui avait dit de regarder fixement le Rabbi pendant la prière. Quelques mois après être sorti de chez le Rabbi, il s’est fiancé, marié, et a eu quatre garçons avec une belle famille.

De même, cette jeune fille de 15 ans qui avait mérité de rentrer seule chez le Rabbi dans les années 70. Elle avait demandé de changer d’école et de recevoir un nouveau prénom hébraïque. Sur le prénom, le Rabbi avait accédé à sa demande, mais concernant l’école, il n’avait pas répondu. Elle avait compris plus tard que ses parents n’étaient pas d’accord pour le changement d’école, et le Rabbi avait perçu cette situation.

Comprendre l’essence de l’attachement

Dans les enseignements, on parle beaucoup de hiskashroot, c’est-à-dire l’attachement. Comme il est écrit, cela signifie s’attacher et suivre les conseils du tzaddik, parce que le tzaddik sait ce dont j’ai besoin et comment j’atteindrai le niveau le plus élevé.

L’explication est que, comme Moïse qui devait allumer chez Aaron pour qu’Aaron transmette ensuite la lumière, il faut une intervention dans ce sens. La réponse est que le tzaddik a les moyens d’approcher chaque juif vers la lumière.

La réalisation pratique de l’attachement

Hiskashroot, c’est très simple et en même temps pas simple : c’est étudier les enseignements du Rabbi, respecter ses directives, et surtout transmettre à ses enfants et sa famille qu’il y a un Rabbi qui pense à chacun, qui prie pour chacun, qui donne toutes les bénédictions dont on a besoin.

Ce ne sont pas uniquement des paroles, ce sont des paroles qui se concrétisent. Quand quelqu’un a besoin d’aide pour une femme, pour la réussite de ses enfants, pour avoir un bon shiddouch ou pour réussir dans l’éducation des enfants, on demande une bénédiction au Rabbi.

L’unicité de la guidance à distance

Une des caractéristiques uniques du Rabbi était sa capacité à répondre à un juif ou une juive uniquement à travers le monde par correspondence. Quelqu’un écrivait au Rabbi sans l’avoir jamais vu physiquement, et cela suffisait. Le Rabbi répondait en se basant uniquement sur une lettre, un nom et le nom de la mère.

L’importance du nom et du nom de la mère

C’est quelque chose de très important : quand on cite quelqu’un, quand on demande une bénédiction pour quelqu’un au Rabbi, il faut le faire avec le prénom et le nom de la mère. Pour un juif, c’est le nom de la mère ; pour un non-juif, c’est le nom du père. Cette précision était essentielle pour le Rabbi.

Dans les lettres de mes grands-parents, on voit que le Rabbi écrivait de longues correspondances, s’inquiétant de savoir comment les familles s’installaient après être sorties de Russie. Dans chaque lettre, dès qu’on le mettait au courant de quelqu’un qui avait besoin d’aide, le Rabbi donnait d’abord la bénédiction, puis dans la lettre suivante, demandait des nouvelles de cette personne.

Le succès dans les affaires

Dans les derniers mois, nous avons vu en région parisienne des réussites extraordinaires qu’on n’avait jamais vues depuis la création du monde. Des personnes qui se réveillent le matin avec le besoin d’acheter un bien de 3 millions d’euros et qui, en téléphonant à trois banquiers, voient l’affaire se conclure. Quelqu’un qui n’avait jamais eu un centime en poche arrive en 48 heures à rassembler 250 000 euros pour payer les premiers frais.

L’éducation et la transmission

Il est important de continuer les cours de Torah dans les bureaux, comme mon père l’enseignait : s’il y a deux ou trois juifs dans un bureau, il faut organiser un groupe d’étude. Dans ma première année de travail en 1994, mon père m’avait assigné quatre bureaux où, chaque jour entre midi et 14h, j’animais des cours pour 5-6 juifs qui voulaient étudier la Torah.

L’inscription des enfants dans le Sefer Torah

Parmi les enseignements du Rabbi, il y a la campagne qu’il a lancée en 1981 pour inscrire tous les enfants jusqu’à l’âge de 18 ans dans un Sefer Torah collectif. Deux mois après le lancement de cette campagne, un dimanche soir, le Rabbi avait demandé à tout le monde d’abandonner les préparatifs de Chavouot pour sortir et inscrire un maximum d’enfants. Deux jours plus tard, Israël partait bombarder le réacteur nucléaire en Irak.

L’éducation juive

Il est important de faire en sorte que les enfants qui sont aptes à rentrer dans une école juive puissent y être inscrits. Il faut aussi encourager la participation aux camps de jour (day camps), qui depuis 1976 se sont multipliés. L’année dernière, nous sommes arrivés à 54 centres en région parisienne.

Les vérifications pratiques

C’est l’occasion de prendre de bonnes résolutions pour l’année qui vient : vérifier ses tefillin et ses mezouzot si cela n’a pas été fait récemment, distribuer la sédaka, organiser des cours de Torah, et s’assurer que ses pratiques religieuses sont à jour.

La présence continue du Rabbi

Comme il est écrit dans les chapitres 27 et 28 du Tanya, le tzaddik est plus présent après son départ physique qu’avant. Plus les années passent, plus sa présence se fait sentir. Les bénédictions que nous recevrons dans l’année qui vient seront des bénédictions extraordinaires qui n’avaient pas été là jusqu’à présent.

L’unité du peuple juif

Le Rabbi aimait chaque juif d’un amour inconditionnel. Que ce soit en Israël ou à l’extérieur d’Israël, nous sommes tous liés, nous sommes un peuple. Quand nous rajoutons dans l’étude de la Torah et dans les mitzvot, cela bénéficie automatiquement à tous les juifs, particulièrement à ceux d’Israël.

La présence continue du Rabbi

Comme il est écrit dans les chapitres 27 et 28 du Tanya, le tzaddik est plus présent après son départ physique qu’avant. Plus les années passent, plus sa présence se fait sentir. Les bénédictions que nous recevrons dans l’année qui vient seront des bénédictions extraordinaires qui n’avaient pas été là jusqu’à présent.

L’unité du peuple juif

Le Rabbi aimait chaque juif d’un amour inconditionnel. Que ce soit en Israël ou à l’extérieur d’Israël, nous sommes tous liés, nous sommes un peuple. Quand nous rajoutons dans l’étude de la Torah et dans les mitzvot, cela bénéficie automatiquement à tous les juifs, particulièrement à ceux d’Israël.

Conclusion : « Viens comme tu es »

L’histoire de ce juif peintre qui évitait de venir voir le Rabbi parce qu’il était toujours sale de son travail illustre parfaitement l’amour inconditionnel du Rabbi. Quand finalement il est venu à un mariage bien habillé, le Rabbi lui a dit : « Viens comme tu es, ce n’est pas grave, viens comme tu es. »

Ce message s’adresse à chacun de nous : le Rabbi nous aime tels que nous sommes et souhaite nous voir progresser à partir de notre situation actuelle. C’est ce lien personnel avec le Rabbi que nous devons cultiver et transmettre.

Que ce jour de Guimel Tamouz nous apporte à tous les bénédictions et la force de continuer le travail du Rabbi, et que nous méritions de voir très prochainement la venue du Machia’h.

Amen.


Intervention de Meir Habib : Le lien entre le Rabbi et Bibi Netanyahou

 

Netanyahou a un attachement très particuliers avec le Rabbi

C’est un honneur pour moi d’être aujourd’hui avec vous pour célébrer la Hilloula du Rabbi. J’ai eu la chance d’assister au mariage du fils de Netanyahou, qui avait déjà été décalé une première fois à cause de la guerre avec l’Iran.

J’ai vécu une expérience particulière : le Chabbat Hatan, Bibi est arrivé à 8h du matin, a été appelé à la Torah, a récité la haftara il a fait une Dracha pendant 1h30.

Vous devez savoir que Bibi a une attention et un attachement très particuliers pour le Rabbi, et c’est sincère. Dans son bureau, il y a très peu de photos : il y a des photos de son père, de sa femme, de ses deux enfants, et la photo du Rabbi avec lui.

Chacun se souvient de la bénédiction que le Rabbi lui avait donnée : « Tu seras tout seul dans une enceinte de 119. » Et nous vivons aujourd’hui les prémices de cette prophétie. Ce que j’ai pu voir et entendre dans les commentaires sur tout ce qu’il vit actuellement m’a époustouflé. Nous vivons des choses incroyables que le Rabbi avait vues et prédites.

Le Rabbi, guide du peuple juif

Aujourd’hui, nous n’avons pas eu de plus grand leader que le Rabbi. Le Rabbi est vraiment devenu le Rabbi de nous tous – non seulement d’ici, mais de partout. Le Rabbi aujourd’hui guide le peuple juif.

Certains le savent : peu importe où l’on va dans le monde, on ne cherche pas l’ambassade d’Israël, on cherche le Rabbi et ses émissaires. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est une réalité que tout le monde constate.

La continuité malgré les défis

Aujourd’hui, nous savons hélas que la sina’at hinam (haine gratuite) a été responsable de la destruction du Temple. Cela a été l’un des plus grands problèmes dans notre histoire. Encore une fois, il s’agit des élèves de Rabbi Akiva – c’est un parallèle frappant.

Ce qui ne me fait pas peur aujourd’hui, ce n’est pas du tout les ennemis extérieurs. Ce qui m’inquiète, c’est ce qui se passe entre nous. Mais nous avons une nouvelle extraordinaire : le mouvement Habad aujourd’hui représente l’espoir.

Un hommage au travail accompli

Je veux évoquer la mémoire de Rav Chmouel Azimov, qui a pris ce mouvement qui était modeste et qui a pris cette mission du Rabbi. Il a fait qu’aujourd’hui, le mouvement en France et partout dans le monde, en particulier ici, fait briller la Torah, fait briller les Mitsvot, fait briller le peuple juif, fait briller Israël.

Vous faites un travail extraordinaire. Vous illuminez le peuple juif. Votre plaisir, c’est vraiment de faire revenir des juifs vers leur tradition. C’est unique au monde aujourd’hui. Vous avez ramené des dizaines, des centaines de milliers de personnes dans la continuité du Rabbi.

L’unité d’Israël qui existe aujourd’hui grâce à votre travail est unique au monde. C’est un bonheur de le constater.