La galerie hebdomadaire consacrée aux Temimim de la Yechiva Tom’hei Temimim centrale, la fameuse « Kevoutsa » du 770, vient d’être publiée. Les images ont été prises pendant les sessions d’étude du Talmud et de la ‘Hassidout, dans la maison d’étude du Rabbi, au 770 Eastern Parkway, à Brooklyn. Des invités et des membres de la communauté se joignent régulièrement aux élèves pour étudier à leurs côtés.

 

 

La maison d’étude du Rabbi, cœur battant du monde Habad

Chaque semaine, cette galerie immortalise des scènes d’une intensité rare : celles des Temimim plongés dans leur étude au 770 Eastern Parkway, le quartier général mondial du mouvement Habad-Loubavitch, situé dans le quartier de Crown Heights à Brooklyn, New York. C’est dans cette maison d’étude, celle-là même où le Rabbi de Loubavitch a prié, enseigné et dirigé des Farbrenguen pendant des décennies, que résonnent aujourd’hui encore, du matin au soir, les voix des étudiants penchés sur leurs livres.

Les photographies de cette galerie hebdomadaire montrent les élèves durant les Sedarim, les sessions d’étude fixes qui rythment la journée de la Yechiva : l’étude du Nigleh, la partie révélée de la Torah comprenant le Talmud et ses commentaires, et l’étude de la ‘Hassidout, la dimension profonde et intérieure de la Torah telle qu’elle a été transmise par les Rabbeim de Habad de génération en génération.

La « Kevoutsa », une année auprès du Rabbi

Le terme « Kevoutsa » désigne une institution unique dans le monde des Yechivot Habad. Chaque année, des centaines de jeunes gens venus principalement d’Israël, après avoir achevé leur cursus complet de six années d’études dans les Yechivot Tom’hei Temimim, traversent l’océan pour passer une année entière d’étude dans la Yechiva centrale, au 770. Cette année, appelée « année de la Kevoutsa », constitue le couronnement de leur parcours : une année de maturation spirituelle vécue « chez le Rabbi », dans les murs mêmes de sa maison d’étude.

Pour ces jeunes, l’année de la Kevoutsa n’est pas une simple étape académique. C’est une période fondatrice durant laquelle ils forgent leur attachement intérieur, la Hitkachrout, au Rabbi et à son enseignement, et posent les fondements profonds de leur vie de ‘Hassidim. Les influences reçues durant cette année, ont coutume de dire les Machpiim, les guides spirituels de la Yechiva, accompagnent l’élève tout au long de son existence, qu’il devienne par la suite Chalia’h aux quatre coins du monde, Rav, enseignant ou père de famille.

Une Yechiva fondée à l’arrivée du Rabbi précédent en Amérique

La Yechiva Tom’hei Temimim centrale fut fondée le jour même de l’arrivée aux États-Unis du Rabbi précédent, Rabbi Yossef Its’hak Schneersohn, le 9 Adar II 5700 (mars 1940). Fidèle à sa déclaration célèbre selon laquelle « l’Amérique n’est pas différente », le Rabbi précédent entreprit immédiatement d’implanter sur le sol américain le modèle de la Yechiva fondée par son père, le Rabbi Rachab, à Loubavitch en 5657 (1897). Après quelques mois d’étude dans une synagogue Habad de Brooklyn, la Yechiva s’installa dès l’automne 5701 (1940) dans le bâtiment du 770 Eastern Parkway, où elle demeure jusqu’à ce jour.

Devenue la maison-mère du réseau mondial des Yechivot Tom’hei Temimim, la Yechiva centrale accueille les Ba’hourim les plus avancés, ceux qui ont achevé leur cursus et viennent approfondir leur étude dans la cour du Rabbi. Le programme d’étude y est identique à celui de l’ensemble du réseau, avec en outre un cursus spécifique de préparation à la Semi’ha, l’ordination rabbinique.

Quand la communauté se joint aux étudiants

L’une des particularités touchantes que révèlent les clichés de cette galerie est la présence, aux côtés des Temimim, d’invités de passage et de membres de la communauté, les Anash, qui viennent se joindre aux sessions d’étude. Au 770, la maison d’étude n’est jamais un lieu fermé : le visiteur venu prier au quartier général mondial de Habad, le ‘Hassid du quartier ou l’invité venu de l’étranger peuvent à tout moment s’asseoir auprès des élèves et ouvrir avec eux un traité du Talmud ou un Maamar de ‘Hassidout.

Cette porosité entre la Yechiva et la communauté illustre l’esprit que le Rabbi a insufflé à ce lieu : le 770 n’est pas seulement une Yechiva ni seulement une synagogue, mais un centre vivant où l’étude de la Torah, la prière et la ‘Hassidout se mêlent en permanence, et où chaque Juif, quel que soit son parcours, trouve sa place autour de la table d’étude.

Ces images, publiées chaque semaine, offrent ainsi au public du monde entier une fenêtre ouverte sur la vie quotidienne de « la maison de notre vie », le Beth ‘Hayenou, comme les ‘Hassidim aiment à nommer le 770.