Une nouvelle étude des fédérations juives des États-Unis le révèle : Habad se place en tête des organisations qui parviennent à rapprocher les Juifs de la vie communautaire. Trois ans après le massacre de Sim’hat Torah, le réveil juif ne retombe pas, bien au contraire. Et parmi tous les cadres sondés, c’est vers les Chlou’him du Rabbi que se tourne le plus grand nombre.

 

 

Trois années se sont écoulées depuis l’attaque terroriste meurtrière de Sim’hat Torah 5784 (2023), qui a ébranlé le monde juif tout entier. Parallèlement à la montée inquiétante de l’antisémitisme, un phénomène inattendu a commencé à se manifester parmi les Juifs des États-Unis : des hommes et des femmes longtemps éloignés de la vie communautaire se sont remis à chercher le lien avec leur judaïsme. Aujourd’hui, une vaste étude publiée aux États-Unis dévoile vers qui ils se tournent, et quelle organisation parvient à les atteindre mieux que toutes les autres.

L’étude, publiée par l’union des fédérations juives d’Amérique du Nord (JFNA), met en lumière une réussite hors du commun du mouvement Habad : parmi les Juifs ayant déclaré avoir intensifié leur participation à la vie communautaire juive à la suite des événements du 7 octobre, 32 % ont pris part à des activités de Habad, soit le taux le plus élevé de toutes les organisations juives retenues dans l’enquête.

En tête du classement général figurent les synagogues locales, avec 65 %. Mais à la différence de Habad, il s’agit là d’une catégorie large, rassemblant de nombreuses synagogues affiliées à des courants et à des organisations très divers. Dès que l’on examine séparément les cadres institutionnels clairement identifiés, c’est Habad qui se hisse au sommet de la liste.

Ainsi, tandis que 32 % des sondés de ce groupe ont cité Habad, 28 % ont participé aux activités d’organisations juives d’information et pro-israéliennes, 24 % à celles des fédérations et des fondations juives, 21 % aux centres communautaires juifs (JCC), et 13 % seulement aux activités de l’organisation étudiante juive Hillel.

Même les fédérations le reconnaissent : Habad réussit particulièrement

Le constat prend une résonance singulière si l’on songe que l’étude a précisément été publiée par les fédérations juives, l’un des plus grands et des plus anciens réseaux d’organisations des communautés juives des États-Unis.

Mimi Kravetz, responsable des domaines de l’influence et de la croissance au sein des fédérations juives d’Amérique du Nord, a commenté ces résultats et salué tout particulièrement l’action de Habad.

Selon elle, Habad réussit mieux que quiconque à nouer un lien avec les Juifs, et beaucoup d’entre eux y voient non seulement une institution religieuse, mais aussi un cadre communautaire qui procure un sentiment d’appartenance.

Ces propos rejoignent une autre conclusion majeure de l’étude : les liens personnels comptent parmi les facteurs les plus déterminants du rapprochement des Juifs avec la vie communautaire. Les rencontres chaleureuses, les repas de Chabbat partagés et l’invitation personnelle à prendre part aux activités se sont révélés des voies essentielles pour tisser un attachement durable à la vie juive.

La méthode bien connue des Chlou’him du Rabbi, fondée sur le lien personnel, l’hospitalité et la porte ouverte à chaque Juif, répond précisément à ces besoins.

Le réveil juif ne faiblit pas

L’étude, menée auprès de 2 836 Juifs américains, est la troisième d’une série de recherches qui suit les transformations de la vie juive depuis l’attaque du 7 octobre.

L’un des résultats les plus surprenants tient à ceci : le réveil juif ne s’essouffle pas avec le temps. Alors qu’en 2025, 31 % des Juifs faisaient état d’un engagement accru dans la vie juive, cette année le taux est monté à 38 %.

De fait, ce qui avait commencé comme une réaction au massacre de Sim’hat Torah est en train de devenir, selon les chercheurs, une réalité nouvelle et durable de la vie juive aux États-Unis.

Et au cœur de ce bouleversement, la place de Habad se distingue tout particulièrement : alors que de nombreuses institutions et organisations juives cherchent encore le moyen d’atteindre le public juif et de l’amener à participer, les résultats de l’étude montrent que les Chlou’him du Rabbi, à travers tous les États-Unis, se tiennent en première ligne de ce retour renouvelé vers le judaïsme.