Un rassemblement peu commun a réuni mardi matin, 4 Tichri 5787, plus de 300 soldats de Tsahal au 770 de Ramat Shlomo, à Jérusalem, autour du chanteur Avraham Fried et de son orchestre. Loin d’un simple concert, la matinée s’est transformée en un moment de communion spontanée entre les artistes et les militaires, plusieurs d’entre eux rejoignant la scène pour chanter et jouer aux côtés du célèbre interprète. L’un des soldats, monté à l’improviste derrière la batterie, a livré une performance qui restera gravée dans la mémoire des participants.
Le 770 de Ramat Shlomo, réplique jérusalemite du célèbre centre mondial Habad-Loubavitch de New York, a été le théâtre, ce mardi 4 Tichri 5787, d’une matinée hors du commun réunissant plus de 300 soldats de Tsahal. À l’invitation des organisateurs, le chanteur Avraham Fried, figure incontournable de la musique ‘hassidique depuis plus de quarante ans, s’est produit avec son orchestre devant une salle acquise à la cause de ceux qui, quelques heures plus tôt encore, portaient leur uniforme et leur paquetage sur le terrain.

Une scène envahie par les soldats
Dès les premiers accords, l’ambiance a rapidement dépassé le cadre d’un concert classique. Plusieurs soldats, emportés par l’énergie du moment, sont montés spontanément sur scène pour accompagner Avraham Fried, se mêlant aux musiciens sans la moindre hésitation. Loin de freiner cet élan, l’artiste et son orchestre les ont accueillis avec enthousiasme, transformant la représentation en un véritable échange entre la scène et la salle.
L’un des soldats est allé plus loin encore : il s’est emparé de la batterie et a pris les commandes de l’instrument avec une aisance et un talent qui ont surpris l’assistance. Son jeu, salué par des applaudissements nourris, a marqué l’un des sommets de la soirée, illustrant à quel point la musique peut, en un instant, effacer la frontière entre artistes professionnels et amateurs inspirés.

Un moment de joie et d’unité
Au-delà de la performance musicale, c’est surtout l’atmosphère qui a marqué les esprits. Les témoins présents décrivent des instants d’union et de joie difficiles à décrire par des mots : des soldats côte à côte, chantant à pleine voix, dans un cadre habituellement associé à l’étude et à la prière, mais qui, pour l’occasion, s’est mué en espace de communion collective.
Ce type de rencontre entre le monde ‘hassidique et les soldats de Tsahal n’est pas isolé. Depuis plusieurs années, et plus particulièrement depuis le déclenchement de la guerre, Avraham Fried multiplie les apparitions auprès des unités combattantes, portant à travers ses chants un message de soutien et d’encouragement. La soirée du 770 de Ramat Shlomo s’inscrit dans cette continuité, tout en y ajoutant une dimension particulièrement spontanée et personnelle.

Le 770, un lieu chargé de sens
Le choix du lieu n’est pas anodin. Le 770 de Ramat Shlomo, construit à l’image du siège historique du mouvement à Brooklyn, est devenu au fil des années un point de repère spirituel pour de nombreux ‘hassidim et Chlou’him en Israël. Y accueillir des soldats de Tsahal pour une soirée de chant et de retrouvailles donne à l’événement une portée symbolique forte, mêlant identité juive, engagement militaire et joie ‘hassidique.
Cette matinée qui restera, pour les soldats présents, bien plus qu’un simple concert : un souvenir de fraternité et de lumière au cœur d’une période éprouvante.


















