Compte-rendu de la Conférence Internationale des Émissaires Femmes (Kinous HaChlou’hot) de 2026 (5786)L’événement est divisé en deux grandes parties : le Pre-Show (émission d’avant-première avec des interviews) et le Banquet officiel.
I. Le Pre-Show : Animé par Sivan Rahav-Meir
[00:00:30] Introduction
Sivan Rahav-Meir, journaliste israélienne, ouvre l’émission depuis les coulisses en soulignant que le véritable titre de l’actualité juive mondiale se trouve ici, avec des milliers de femmes leaders.
1. Héritage et Sacrifice (Montréal & Chine)
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[00:03:33] Esther Rader (Montréal, Canada) : Elle rend hommage à sa grand-mère, Mme Pinson, décédée deux jours avant la conférence à l’âge de 102 ans. Elle raconte comment, en Russie soviétique, son père cachait des ‘Hassidim du KGB. Une anecdote marquante est celle où sa grand-mère a passé en contrebande les Téfilines de son père devant le KGB. Elle a ensuite servi au Maroc et en Tunisie pendant 64 ans avec la devise : « Nous sommes les soldats du Rabbi, des soldats joyeux ».
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[00:08:33] Sarah Hanig (Chengdu, Chine) : Elle décrit les défis d’une petite communauté. Après le COVID, la communauté a rétréci, passant de milliers de visiteurs à une expérience plus intime. Elle se décrit comme une « maman » pour les Juifs sur place, répondant à des besoins allant de la maladie aux tâches ménagères, offrant un foyer chaleureux dans une ville de 34 millions d’habitants.
2. Le Campus et la Jeunesse (Baltimore & Roumanie)
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[00:15:14] Chana Kaplan (Baltimore, USA) : Elle travaille sur les campus universitaires. Elle explique l’importance de rendre les étudiants partenaires de la mission. Elle raconte comment, lors d’une panne de voiture, une étudiante nommée Melissa a pris le relais pour installer le stand Habad sur le campus toute seule.
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[00:15:14] Freidy Orgad (Cluj-Napoca, Roumanie) : Elle s’occupe d’étudiants en médecine (souvent israéliens ou français). Petite-fille de survivants de la Shoah, elle exprime le privilège de « raviver la vie juive » là où elle avait été détruite, organisant des allumages de Ménorah dans les rues et des repas de Chabbat multilingues.
3. Bâtir des communautés modernes (Tel Aviv & Hoboken)
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[00:26:07] Rivka Levitin (Tel Aviv, Israël) : Elle dirige un jardin d’enfants (Gan) très populaire avec une longue liste d’attente. Son secret est de regarder la Néchama (l’âme) de chaque enfant et de chaque famille, peu importe leur niveau de pratique religieuse. Elle commence sa journée en disant au Rabbi : « Je suis ton émissaire, je ne fais rien moi-même, c’est toi qui agis ».
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[00:26:07] Shaindel Shapiro (Hoboken, New Jersey) : Elle raconte l’histoire miraculeuse de la construction de leur Mikvé. Après avoir trouvé un bâtiment saisi par la banque, son mari a ouvert un livre de lettres du Rabbi (Igrot Kodesh) et est tombé sur une lettre adressée à un « Moshe Shapiro du New Jersey » (son nom exact), datée du 28 Av. Ils ont reçu les clés du bâtiment un 28 Av, et des années plus tard, après une sécheresse, les réservoirs d’eau de pluie du Mikvé se sont remplis miraculeusement… un 28 Av.
4. L’Éducation : Écoles et Lycées (Vermont & Antibes)
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[00:43:50] Dreisy Unick (Burlington, Vermont) : Elle a fondé une « Tamim Academy », une école holistique mélangeant la méthode Montessori et l’éducation juive, pour assurer la continuité après le jardin d’enfants.
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[00:43:50] Chana Sabbag (Antibes, France) : Elle a ouvert un lycée (Bet Sefer) à Antibes car il n’y avait pas de suite pour les adolescents après la 3ème. Elle a commencé avec 14 élèves, garçons et filles (classes séparées), créant une structure là où c’était « impossible ».
5. « Il n’y a pas de petit Juif » (Ghana & Curaçao)
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[00:54:40] Chani Silver (Curaçao) : Elle raconte l’histoire fondatrice de l’émissaire précédent, Rabbi Kotlarsky, envoyé par le Rabbi dans les années 50. Il y avait rencontré un Juif qui se qualifiait de « petit Juif de Curaçao ». Le Rabbi avait répondu par lettre : « Il n’y a pas de petit Juif, nous sommes tous des enfants d’Abraham ».
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[00:54:40] Ali Majeski (Ghana, Afrique) : Elle décrit les défis matériels (coupures d’électricité, manque d’eau courante) et le fait que son mari a dû apprendre à être Sho’het (abatteur rituel) et Mohel. Elle note que les Juifs, perdus au milieu de l’Afrique, ressentent souvent un besoin plus fort de se connecter à leur identité.
II. Le Banquet Officiel (Cérémonie Principale)
1. Ouverture et Commémoration
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[01:26:05] Début de la cérémonie : La soirée marque le 22 Chevat, 37e anniversaire du décès de la Rabbetzin Chaya Mushka.
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[01:27:33] Hommage aux disparues : Un hommage émouvant est rendu aux Shluchot décédées cette année-là (dont Mrs. Shiffra, Mrs. Kava Lea Adelman, Mme Basia Commonson d’Aubervilliers, Mme Raizel Fogelman, Mme Sarah Teitelbaum, Mme Luba Strucks, et Mme Rachel Pinson de Tunis). Une prière est dite pour les enfants d’émissaires tragiquement disparus (Eti Lipchitz, Shaina Cohen, Chaya Mushka Buran).
2. Témoignages de courage et Prières
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[01:34:29] Kaidon (Sydney, Australie) : Un jeune garçon de 14 ans raconte comment, lors d’une attaque à Bondi Beach le premier soir de Hanoucca, il a couru vers le danger pour sauver deux enfants juifs, inspiré par l’éducation de ses parents émissaires.
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[01:42:23] Tehillim : Récitation des Psaumes pour la sécurité en Israël et dans le monde.
3. Discours des Dirigeants
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[01:49:38] Rabbi Yehuda Krinsky : Il rappelle que le Rabbi a déclaré que les femmes sont les émissaires non seulement du Rabbi mais aussi de la Rabbetzin. Il souligne que la Rabbetzin, bien que discrète de son vivant, a un impact mondial aujourd’hui.
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[01:53:50] Tivia Mushka (Hongrie) : Une jeune femme raconte son parcours. Élevée sans religion, elle a été attirée par la lumière d’une synagogue à Budapest. Elle a choisi le nom « Mushka » en l’honneur de la Rabbetzin et est devenue elle-même une Shluc’ha et animatrice TV pour diffuser le judaïsme.
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[02:02:13] Hommage à Rabbi Moshe Kotlarsky : Vidéo et discours dédiés à sa mémoire.
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[02:04:12] Rabbi Mendy Kotlarsky : Il délivre un message puissant sur le « Judaïsme offensif » : ne pas s’excuser, ne pas être sur la défensive, mais être fier et visible. Il raconte l’histoire d’un homme âgé en maison de retraite qui craignait que ses arrière-petits-enfants appellent le Chabbat « le samedi avant le Super Bowl », soulignant l’urgence de l’éducation.
4. Histoires de Vie (Vidéos des Shluchot)
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[02:32:40] Sterna Friedland (Mykonos, Grèce) : Elle explique comment les vacanciers à Mykonos sont plus ouverts spirituellement lorsqu’ils sont détendus.
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[02:37:33] Mushki Rosen Levenson (Venezuela) : Elle représente la 4ème génération d’émissaires au Venezuela. Elle raconte une anecdote où 76 Etroguim (cédrats) ont été confisqués à la douane car pris pour des fruits interdits. Un membre de la communauté a réussi à les récupérer en achetant 76 citrons au marché pour les « échanger » discrètement, permettant à la communauté de célébrer Souccot.
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[02:41:20] Hanoa Pink (Paraguay) : Elle raconte avoir grandi avec très peu de nourriture casher (un carré de chocolat deux fois par an), mais avec un immense sentiment d’appartenance.
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[02:43:13] Miriam Ferris (Berkeley, Californie) : Elle raconte l’histoire de « Shawn », un jeune homme désespéré qui, prêt à abandonner la vie, est monté dans un arbre dans un parc. De là, il a vu la lumière et la joie d’une table de Chabbat chez les Ferris par la fenêtre. Cette vision lui a sauvé la vie et l’a ramené au judaïsme.
5. Le « Roll Call » (L’Appel)
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[02:51:33] Début du Roll Call : La soirée culmine avec le traditionnel appel des émissaires par région géographique, célébrant l’expansion mondiale du mouvement, commençant par le cyberespace, l’Europe, l’Asie et l’Afrique.
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[03:02:48] Océanie & Amériques : Appel de l’Australie, de l’Amérique du Sud et du Nord.
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[03:05:40] États-Unis : Appel des 50 états américains.
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[03:11:09] Clôture : Le moment final invite toutes les mères, les nouvelles émissaires et les partenaires à se lever et à secouer leurs tambourins, symbolisant la joie de la Rédemption (Gueoula) à venir.
















