Le Beth Hamikdash est comparé au cou, car il relie D.ieu au monde comme le cou relie la tête au corps. Les retrouvailles de Yossef et Binyamin nous enseignent une leçon profonde sur notre responsabilité envers autrui et envers nous-mêmes. Le Rabbi Rachab nous rappelle que l’action prime sur les lamentations.
Le Temple, lien entre le Ciel et la terre
Pourquoi le Beth Hamikdash est-il comparé au cou ? Parce que le cou assure la connexion entre la tête et le corps. Le cerveau communique avec l’ensemble du corps par son intermédiaire. De même, le Beth Hamikdash avait pour mission de réaliser la fusion entre D.ieu et le monde.
Les larmes de deux frères
Lorsque Yossef et Binyamin se retrouvèrent, ils tombèrent dans les bras l’un de l’autre et pleurèrent. La Torah précise que Yossef pleura sur le cou de Binyamin, et Binyamin sur celui de Yossef. Rachi explique que Binyamin, avec son esprit prophétique, voyait la destruction du Michkan situé dans le territoire de Yossef, tandis que Yossef voyait la destruction des deux Beth Hamikdash situés dans le territoire de Binyamin.
Pleurer pour l’autre, agir pour soi
Pourquoi pleurer sur la destruction de l’autre plutôt que sur la sienne ? Nos Sages enseignent que face à un Juif en difficulté spirituelle, nous pouvons l’encourager et le guider. Mais s’il refuse d’écouter, il ne nous reste qu’à prier et verser des larmes pour lui. En revanche, face à notre propre destruction, pleurer ne sert à rien. Quand on peut réparer, il faut agir.
Le Rabbi Rachab, cinquième Rabbi de Loubavitch, enseignait : « Mieux vaut une action que mille soupirs. » Sur autrui, on peut pleurer. Sur soi-même, on construit.
Chabbat Chalom.












