À dix jours du jour de Hilloula du 3 Tamouz, les préparatifs spirituels et logistiques battent leur plein tant en Israël qu’au Ohel dans le Queens. Cependant, les tensions sécuritaires actuelles et le risque de fermeture de l’espace aérien remettent en question l’arrivée de milliers de Hassidim d’Israël. Au Ohel, les organisateurs se préparent à accueillir les foules tout en envisageant un scénario d’affluence réduite.
Le pèlerinage annuel du 3 Tamouz se profile dans un contexte géopolitique tendu. Alors que les préparatifs traditionnels se poursuivent des deux côtés de l’Atlantique, la situation sécuritaire en Israël menace d’empêcher des milliers de pèlerins de rejoindre New York. Cette situation rappelle les restrictions imposées durant la pandémie de Covid-19 et oblige les organisateurs à envisager différents scénarios d’affluence.
En Israël : mobilisation spirituelle dans l’attente
En Terre Sainte, les communautés Habad intensifient leurs préparatifs spirituels pour commémorer le 3 Tamouz. Les Beth Habad et diverses communautés organisent des réunions hassidiques (farbrengen) pour marquer cette date importante du calendrier hassidique.
« Les préparatifs spirituels ne s’arrêtent jamais, quelle que soit la situation géopolitique », confie un responsable communautaire de Kfar Habad. « C’est notre façon de rester connectés à nos traditions, même dans l’adversité. »
À New York : le Ohel se prépare à tous les scénarios
Dans le Queens, les responsables du Ohel ont récemment ouvert les inscriptions pour l’hébergement du Shabbat proche du 3 Tamouz. Les premières estimations tablaient sur l’arrivée de milliers de Hassidim pour cette commémoration majeure.
Cependant, l’équipe organisatrice adapte désormais ses plans en fonction de l’évolution de la situation sécuritaire. « Nous nous préparons à accueillir les foules comme chaque année, mais nous devons aussi envisager une affluence plus limitée », explique un organisateur local.
L’ombre de la guerre plane sur le pèlerinage
La situation actuelle évoque douloureusement les restrictions imposées durant la pandémie de Covid-19, période durant laquelle de nombreux fidèles n’avaient pu effectuer leur pèlerinage habituel. Cette fois, ce n’est pas un virus mais les tensions géopolitiques avec l’Iran qui menacent de perturber les voyages.
« C’est comme revivre la période de la Corona », témoigne un Hassid de Jérusalem qui effectue ce voyage depuis quinze ans. « L’incertitude est la même, même si les causes sont différentes. »
Dix jours pour que la situation se clarifie
Avec exactement dix jours avant le 3 Tamouz, plusieurs scénarios restent possibles. L’espace aérien pourrait être entièrement rouvert d’ici là, permettant aux vols de reprendre normalement. À l’inverse, les restrictions pourraient se maintenir, privant de nombreux fidèles de leur pèlerinage annuel.
Des mesures d’accompagnement pour les voyageurs
Face à cette situation exceptionnelle, la compagnie aérienne El Al a annoncé une politique de remboursement intégral pour les passagers qui ne pourront pas utiliser leurs billets en raison d’annulations de vols liées à la situation sécuritaire.
Cette mesure vise à rassurer les fidèles qui avaient déjà réservé leurs billets, leur offrant une sécurité financière dans cette période d’incertitude.
Adaptation des communautés locales
En parallèle, les communautés Habad du monde entier renforcent leurs programmes locaux pour offrir des alternatives spirituelles à ceux qui ne pourront pas se rendre au Ohel. Des retransmissions en direct et des cérémonies locales sont organisées pour maintenir le lien communautaire.
Une attente dans la foi et l’espoir
Malgré l’incertitude qui plane sur cette édition 2025 du 3 Tamouz, la détermination des fidèles reste intacte. Qu’ils puissent ou non effectuer le voyage vers New York, les Hassidim du monde entier se préparent spirituellement à commémorer cette date importante de leur calendrier religieux.
Les prochains jours seront déterminants pour l’organisation de cet événement majeur du judaisme hassidique, où tradition millénaire et réalités géopolitiques contemporaines se rencontrent dans une attente empreinte de foi.















