Un jeune Pakistanais de 20 ans résidant au Canada a été extradé vers les États-Unis pour avoir planifié un attentat de masse au centre Habad mondial 770 de Brooklyn. Mohammad Shahzeb Khan, qui avait prêté allégeance à Daech, comptait perpétrer un massacre à l’arme automatique dans ce lieu emblématique du judaïsme hassidique. Le procureur américain réclame désormais la prison à vie contre ce terroriste présumé.
Une arrestation à la frontière américaine
Mohammad Shahzeb Khan a été interpellé en septembre dernier alors qu’il tentait de franchir la frontière américaine près d’Ormstown, dans la province de Québec. Le jeune homme de 20 ans utilisait trois véhicules différents pour tenter de tromper les forces de sécurité lors de sa tentative d’entrée aux États-Unis. Cette arrestation intervient exactement un an après l’attaque meurtrière du Hamas contre Israël, une coïncidence que les enquêteurs n’ont pas manqué de relever.
L’homme avait pour objectif de pénétrer sur le territoire américain afin d’y commettre un attentat par arme à feu de grande ampleur visant spécifiquement la communauté juive new-yorkaise. Son choix s’était porté sur le centre Habad mondial 770, situé à Brooklyn, un lieu hautement symbolique pour le mouvement hassidique Habad-Loubavitch.
Un an de préparation avec des agents infiltrés
Durant près d’une année, Khan a partagé ses projets meurtriers avec deux agents du FBI travaillant sous couverture, qu’il tentait de recruter pour son entreprise terroriste. Il leur avait confié son ambition de réaliser « le plus grand attentat sur le sol américain depuis le 11 septembre ». Cette longue période de surveillance a permis aux autorités américaines de documenter précisément ses intentions et ses méthodes.
Le suspect avait demandé aux agents infiltrés de se procurer des fusils d’assaut de type AR-15, des munitions et d’autres équipements nécessaires à l’exécution de son plan. Il avait également précisé l’emplacement exact où devait se dérouler l’attaque : le centre Habad mondial de Brooklyn, démontrant une préparation minutieuse de son projet criminel.
Des instructions détaillées pour un massacre planifié
Khan avait donné des consignes très précises aux prétendus complices qu’il cherchait à recruter. Il leur avait notamment recommandé de ne pas porter la barbe pour éviter d’attirer l’attention des autorités. Plus troublant encore, il leur avait suggéré de participer à plusieurs offices religieux dans la synagogue pour « examiner les bâtiments de l’intérieur » et repérer les lieux.
L’homme avait insisté sur la nécessité d’identifier toutes les sorties de secours des bâtiments « afin de pouvoir piéger les Juifs et les tuer à l’intérieur ». Il avait également conseillé de reporter l’enregistrement de leur vidéo d’allégeance à Daech, destinée à être diffusée après leur « opération djihadiste », pour minimiser les risques de détection par les forces de l’ordre avant l’attaque.
La justice américaine mobilisée contre la menace terroriste
Le ministère de la Justice américain a publié une déclaration soulignant que « l’organisation terroriste Daech demeure un danger clair et immédiat pour le peuple américain et les citoyens des États-Unis ». Les autorités ont particulièrement insisté sur le fait que « les Juifs sont devenus une cible de ces groupes terroristes malveillants » et ont promis de « poursuivre en justice et punir sévèrement l’accusé ».
Le directeur du FBI, Kash Patel, a déclaré que « Khan a tenté d’entrer aux États-Unis pour commettre un attentat contre la communauté juive de New York ». Il a salué « le travail remarquable de nos agents et de nos partenaires qui ont déjoué cet attentat ». Le procureur chargé de l’affaire a d’ores et déjà annoncé son intention de requérir une peine de prison à vie contre le terroriste présumé, témoignant de la gravité des charges retenues contre lui dans cette affaire qui illustre la persistance de la menace terroriste visant les communautés juives américaines.
















