Chalom Shitrit, combattant blessé de la brigade Golani, révèle une vérité glaçante sur les ordres reçus lors de l’attaque du 7 octobre. Son témoignage, d’abord jugé invraisemblable, s’est finalement avéré exact, soulevant de graves questions sur la chaîne de commandement ce jour-là. Cette affaire met en lumière ce que certains appellent désormais une « miscalculation » monumentale qui a eu des conséquences tragiques pour Israël.
Chalom Shitrit, combattant de Golani grièvement blessé ayant perdu sa jambe le 7 octobre, revient avec un témoignage qui bouleverse l’opinion publique. Il raconte l’ordre de ne pas s’approcher de la barrière pendant les heures critiques – un ordre qui s’est avéré authentique grâce à un enregistrement rare. Sur le plateau de l’émission « Sept avec Ayala Hasson » (Kan 11), l’image se clarifie : négligence ? dissimulation ? qui a donné cette directive – et pourquoi ?
Regardez l’extrait complet – Crédit : Kan 11 avec Ayala Hasson.
La directive scandaleuse qui a ouvert les portes aux terroristes
À 5h20 du matin le 7 octobre, le sergent-chef Chalom Shitrit et ses camarades au poste militaire de Paga ont reçu un ordre incompréhensible : « Aucun véhicule ne doit se rendre à Burma jusqu’à 9 heures du matin. » Cette instruction mystérieuse, transmise sans la moindre explication, a empêché les soldats de prendre position près de la barrière avec Gaza, les maintenant à plus de 200 mètres en retrait pendant les heures cruciales précédant l’attaque meurtrière.
« Je ne sais pas exactement pourquoi, je ne pose pas trop de questions. C’est la directive, c’est ce que nous faisons, » explique Shitrit en citant les paroles de son commandant ce matin-là. Pour ces soldats habitués à bondir au moindre mouvement suspect à la frontière, cet ordre était non seulement étrange mais potentiellement criminel au vu des conséquences catastrophiques qui ont suivi.
Le plus révoltant dans cette affaire est que ces mêmes soldats se trouvaient à seulement 200-300 mètres de la barrière. « Comment est-il possible que je ne sache pas qu’il y a quelque chose qui se passe, alors que je suis à 200 mètres de la barrière? » s’indigne Shitrit. « Comment est-il possible que mes amis se battent en sous-vêtements et en chaussettes et que personne ne sache qu’il se passe quelque chose? » Des questions qui restent sans réponse satisfaisante.
Le mensonge d’État dévoilé au grand jour
Lorsque Shitrit a osé témoigner devant une commission de la Knesset, son récit a immédiatement été discrédité et ridiculisé. Ayant perdu une jambe lors des combats, beaucoup l’ont accusé de confondre ses souvenirs à cause de son traumatisme. Des responsables militaires ont même inventé l’excuse de prétendus « tirs de snipers » pour justifier l’ordre controversé.
« J’ai vécu avec ça depuis le 7 octobre et j’avais très peur d’en parler, » confie Shitrit. « On m’a dit qu’il y avait des tirs de sniper sur la barrière, c’est pourquoi nous ne voulions pas envoyer de soldats… Mais au fil du temps, j’ai commencé à me poser des questions : s’il y avait des tirs de sniper, comment se fait-il que moi, qui suis à seulement 200 mètres de la barrière, je n’en sois pas informé? »
La vérité a finalement éclaté lorsque l’enregistrement complet des communications radio a été dévoilé, confirmant mot pour mot le témoignage de Shitrit. L’ordre était réel, inexplicable, et a directement contribué à la tragédie nationale qui a suivi. Cette révélation explosive a provoqué une onde de choc dans tout Israël, forçant les autorités à reconnaître la monumentale défaillance du système.
Qui a donné l’ordre fatal ? Les coupables se cachent toujours dans l’ombre
Cette affaire soulève des questions brûlantes sur les véritables responsables de cette décision fatale. Qui a réellement donné l’ordre de maintenir les soldats loin de la frontière? Le Premier ministre Netanyahou a vaguement fait référence à une note du chef du Shin Bet évoquant une « miscalculation », mais s’abstient soigneusement de nommer les coupables.
Des commentateurs pointent du doigt « une négligence majeure » où « le chef du Shin Bet a influencé le renseignement militaire et le chef d’état-major », conduisant à un échec monumental par crainte de révéler des sources ou de provoquer une escalade mineure. L’un d’eux établit un parallèle glaçant : « Churchill a dit un jour que dans l’histoire, il y a eu des cas où tant de gens devaient leur vie à si peu. Ici, c’est exactement l’inverse. Dans l’histoire d’Israël, il n’est jamais arrivé que tant de personnes soient tuées à cause de si peu de personnes qui étaient prisonnières de cette folle conception. »
Pour Shitrit, cette quête de vérité est devenue obsessionnelle : « Je vis avec un trou dans mon cerveau depuis le 7 octobre… Je veux comprendre comme tout le monde. Et soudain cette chose qui est sortie… ça me fait peur. Ça me fait très peur. »
La résilience d’un héros qui exige justice
Malgré l’horreur qu’il a vécue et ses blessures permanentes, Chalom Shitrit refuse de se taire ou de se laisser abattre. Il a courageusement choisi de reconstruire sa vie, donnant des conférences et créant même une entreprise de bijouterie. Mais sa préoccupation principale reste la vérité et la justice pour toutes les victimes.
« J’espère que nous aurons des réponses plus claires à l’avenir… Il est très important que nous ayons des réponses définitives et que ceux qui doivent payer le prix le paient. Tant de personnes ont été tuées, tant sont encore otages. »
Son message final est un appel vibrant à l’unité face à l’adversité : « Nous sommes en temps de guerre. Nous avons encore près de 60 otages, certains sont vivants, d’autres malheureusement ne le sont plus. Il y a des soldats qui se battent depuis deux ans déjà, qui abandonnent tout pour le peuple, pour l’État. Soyons ensemble pour ceux qui risquent tout pour nous. »
Un témoignage poignant d’un homme qui, amputé d’une jambe mais pas de son courage, continue de se battre pour que la vérité éclate enfin au grand jour sur cette journée fatidique qui a changé à jamais le destin d’Israël.
Résumé de l’attaque du 7 octobre 2023 en Israël qui fait plus de 1200 morts, 7500 blessés et 251 otages
Le 7 octobre 2023, pendant le Chabbat et la fête de Simhat Torah, le Hamas a lancé l’opération « Al-Aqsa Flood » à 6h30 (heure locale). Le terroriste Mohammed Deif a annoncé l’opération dans un discours mentionnant le blocus de Gaza par Israël, les incursions dans les villes de Cisjordanie, la violence à la mosquée Al-Aqsa, la violence des colons israéliens, et d’autres griefs contre Israël. Peu après, Ismail Haniyeh, a fait une annonce similaire dans une allocution télévisée.
Organismes participants
Plusieurs groupes terroristes palestiniens ont participé à l’opération ou l’ont soutenue, notamment les Brigades de résistance nationale (l’aile armée du Front démocratique pour la libération de la Palestine), le FPLP (un parti politique palestinien marxiste-léniniste) et le groupe Lions’ Den. Neuf employés de l’UNRWA ont été accusés par Israël de participation et ont été licenciés après une enquête interne.
Tirs de roquettes
Selon Deif, plus de 5 000 roquettes ont été tirées depuis Gaza vers Israël en 20 minutes au début de l’opération. Des sources israéliennes ont signalé le lancement de 4 300 projectiles depuis Gaza, tuant douze personnes et en blessant des dizaines, pour la plupart de la communauté bédouine. Des explosions ont été signalées dans les zones entourant Gaza et dans la plaine de Sharon, y compris Gedera, Herzliyya, Beersheba, Tel Aviv et Ashkelon. Des sirènes d’alerte aérienne ont été activées à Beer Sheva, Jérusalem, Rehovot, Rishon Lezion et à la base aérienne de Palmachim.
Incursions dans le sud d’Israël
Simultanément, environ 6 000 terroristes et civils palestiniens ont infiltré Israël depuis Gaza, franchissant la frontière en 119 endroits. L’infiltration a été exécutée à l’aide de camions, de pick-ups, de motos, de bulldozers, de hors-bords et de parapentes motorisés.
Le poste de police de Sderot serait passé sous le contrôle du Hamas, les terroristes tuant 30 Israéliens, dont des policiers et des civils. Au début de l’attaque, ils ont délibérément détruit les systèmes informatiques du poste de police, ce qui a désactivé les communications et retardé la réponse aux attaques.
Des images et des vidéos ont montré des terroristes lourdement armés et masqués, vêtus de treillis noirs, circulant en pick-up et ouvrant le feu à Sderot, tuant des dizaines de civils et de soldats israéliens et incendiant des maisons. D’autres vidéos ont montré des Israéliens faits prisonniers, un char israélien en feu et des terroristes conduisant des véhicules militaires israéliens.
Attaques contre les communautés civiles
Des terroristes ont tué des civils à Nir Oz, Be’eri et Netiv HaAsara, où ils ont pris des otages et incendié des maisons. Environ 50 civils ont été tués dans le massacre de Kfar Aza, 108 dans le massacre de Be’eri et 15 personnes dans le massacre de Netiv HaAsara. Des terroristes ont également tué 16 ou 17 employés thaïlandais et népalais lors du massacre du kibboutz Alumim.
Un massacre s’est déroulé lors d’un festival de musique en plein air près de Re’im, faisant au moins 360 morts et de nombreux disparus. Des témoins ont raconté que des terroristes à moto ont ouvert le feu sur les participants qui fuyaient, certains ont également été pris en otage.
D’autres terroristes ont effectué un débarquement amphibie à Zikim. L’armée israélienne a déclaré avoir tué deux terroristes sur la plage et détruit quatre navires, dont deux canots pneumatiques. Des terroristes ont également attaqué une base militaire à l’extérieur de Nahal Oz, laissant 66 soldats morts et en prenant sept en otage.
Bilan
Au total, plus de 1 200 personnes, hommes, femmes et enfants, ont été assassinés lors de l’attaque du 7 octobre, et 251 personnes ont été prises en otage, dont beaucoup de femmes et d’enfants. L’attaque a conduit Israël à lancer une opération militaire à Gaza en réponse à ces événements.

















Magnifique article merci, c’est un des nombreux éléments que je ne peux expliquer que par ce qui est impensable, une coordination des hauts échelons de l’armée avec le Hamas le 7 octobre. La question qui devrait se poser est qui a mis en place ces hauts gradés, et pour qui travaillent ils ?
Cela fait beaucoup trop de