En ce jour, merci de rajouter dans l’étude de la Torah, la Tefila et la Tsedaka, leilouy nichmat Chneor Zalman ben yibadel lehaim tovim Yossef Itshak.

 

Le texte sui suit a été écrit par son père יבלחט’א, Rav Yossef Its’hak Pevzner שליט’א, le lendemain des Chiva.

Je prends le courage d’écrire quelques mots à propos de mon fils Zalmi, qu’il repose en paix. Je me permets d’écrire cela, avec l’assurance que mon fils ne m’en aurait pas tenu rigueur, bien qu’il n’eut jamais lui-même voulu se faire remarquer et que nul regard extérieur n’eut pu soupçonner la richesse de sa personnalité ou de ses actions exceptionnelles; car le but de ces quelques lignes est d’inspirer et de donner un exemple de vie, à quiconque y portera attention, conformément au verset (Kohélet chap. 7,2) והחי יתן אל ליבו , « Et le vivant devrait y porter son attention (pour en prendre exemple vivant) ».
Qui est Zalmi?

Posons-nous la question suivante : qui est ce Zalmi, pour lequel des milliers de Juifs aux quatre coins du monde, beaucoup ne l’ont jamais connu, ont prié, intensifié leur pratique de la Torah et des Mitsvot et multiplié les bonnes actions durant de longs mois et ce jusqu’à ce jour, pour provoquer sa guérison, puis pour l’élévation de son âme ?

Qui est ce Zalmi, qui par ces yeux bleus et son visage souriant, quelque peu timide, conquit le coeur de tout celui qui le rencontra, ne fusse qu’une seule fois, alors qu’il était un jeune homme qui « travaillait » depuis déjà plusieurs années pour parfaire et raffiner sa personnalité et son comportement, ainsi, toutes ses capacités et performances sont uniquement le fruit d’efforts incessants ?

Chnéor Zalman ע״ה , était le fils du Rav Yossef Its’hak et de Madame Rivka Pevzner, né Chabbat Parachat Yitro, 22 Chevat 5753, grâce à la bénédiction donnée par le Rabbi, lors de la distribution hebdomadaire du dollar, le 26 Adar 1 5752 (veille du 27 Adar I, jour où le Rabbi est tombé malade) et nous a quitté le Mardi 10 Eloul 5775 (25 août 2015), suite à une longue maladie qui lui causa des souffrances insurmontables et qu’il assuma néanmoins toujours avec joie et amour, en combattant toute tristesse ou inquiétude et en continuant au maximum ses tefilot, étude et activités comme à l’accoutumée.

« Sa Valeur Particulière ?»
Il est difficile de le définir ! Zalmi était pleinement investi dans tout ce qu’il entreprenne, comme nous le verrons par la suite. Nous n’imaginons pas le nombre de personnes sur lesquelles Zalmi a eu de bonnes influences… Aujourd’hui encore des centaines des personnes prennent exemple sur lui pour trouver le courage d’avancer, d’entreprendre…

Son lien avec le Rabbi…
“Son attachement et dévouement au Rabbi et à ses demandes était tel qu’il accomplissait chacune d’elle comme si elle était unique…”
Aux yeux de ses parents, il était, depuis sa naissance, le fils du Rabbi, car déjà très jeune il était doté d’une sensibilité particulière de Kedoucha. En effet, lorsque sa grand-mère, Mme la Rabbanit Pevzner תבלחט »א , est passée devant le Rabbi, lors de la distribution hebdomadaire du Dollar de Bénédiction, le 25 Adar 1 5752 (dernière distribution que le Rabbi a effectué jusqu’à ce jour), elle voulut demander une bénédiction pour une de ses fille, qui n’avait alors pas encore d’enfants. Elle dit au Rabbi “Je demande une Bénédiction pour une naissance chez ma fille…” et le Rabbi de répondre “Une naissance chez tout le monde…”. La bénédiction se réalisa, puisque chaque enfant de la Rabbanit Pevzner accueilla un nouveau-né cette année.
Son attachement au Rabbi était sans limite, on peut dire pratiquement que la recherche de cette « connexion » permanente était le fil conducteur 24 heures sur 24.

Sa plus grande ambition était d’être un vrai ‘Hassid attaché au Rabbi, à l’instar des ‘hassidim d’antan, afin de faire une demeure pour D.ieu ici-bas, but principal de notre génération, la 7ème génération, ce qui entre autre nécessite, à la différence des générations précédentes, de se servir de tous les moyens techniques modernes de notre temps, et ce conformément aux directives du Rabbi. Dans le même ordre d’idée, nous avons le sentiment que Zalmi se sentait investi d’une Chli’hout particulière consistant à influencer un maximum de personnes juives afin de les rapprocher au judaïsme et au Rabbi.
Quand il était à l’hôpital, il lutta et réussit à accrocher une photo du Rabbi sur la porte de sa chambre, bien que ceci, étant un signe religieux, n’est pas autorisé. Je n’ai pas oser lui demander pourquoi prenait il cela autant à coeur, tellement c’était authentique et vrai, le Rabbi se trouvait avec lui à chaque instant.

Ainsi, certains diront qu’il était spécialement investi dans la diffusion des sujets du Machia’h et de la Délivrance, une demande explicite du Rabbi, en organisant des cours à ce sujet ou bien en éditant un fascicule incluant un passage d’étude journalier a ces sujets, le 28 Nissan passée il a organisé depuis sa chambre de l’hôpital un rassemblement au sujets du Machia’h, il a lui-même contacte les Rabbanim etc…, et cela même après que la retransmission de l’évènement ne marché pas, du fait que chez lui le but était que l’évènement ai lieu et que cela apporte de l’affection au Rabbi.

Quand on lui a annoncé que le traitement de chimiothérapie allait faire tomber ses cheveux et poils de barbe, il a écrit une lettre au Rabbi en lui disant en substance, qu’il acceptait avec amour ce verdict, mais demandait une bénédiction pour que sa barbe et ses peoth restent entiers.. Du fait, la Bera’ha du Rabbi s’est réalisée et il a gardé sa barbe et ses peoth . Les Docteurs étaient totalement hébétés. En effet, il arrive que les poils de barbe ayant une racine différente ne soient pas touchés, mais ils n’ont jamais vu que les cheveux des peoth restent alors que sur l’ensemble de la tête les cheveux tombent…
Durant cette période il a écrit plusieurs lettres au Rabbi, toutes presque dans le même sens, avec en priorité des demandes pour réussir à continuer à étudier afin notamment de chasser toute pensée « étrangère » (tristesse, inquiétude..) :

Lettre écrite par Zalmi durant le mois de Mena’hem-Av 5774 :
« …Et je demande une bénédiction du fait que je suis à présent très fatigué à cause du traitement, donc je n’ai pas toujours la capacité de pouvoir étudier, je me sens donc vide etc. et les pensées étrangères peuvent me déranger c’est pour cela que je demande que je puisse avoir toutes les forces pour l’étude de la torah et SDV surmonter toutes les pensées qui me dérangent… »

Lette écrite le 1er jour du ‘Hol HaMoed Pessa’h 5775 (veille de la greffe de moelle osseuse):
« Je demande une Bera’ha pour une réussite dans l’étude de la Torah, Niglé et ‘Hassidout, Hala’ha, Téfila et Mivtsaim, d’être un ‘Hassid dans son plein sens et de réussir a repousser des pensées étranges… (et à la fin il écrit au Rabbi au sujet son traitement).. et je demande une bénédiction pour une guérison parfaite très prochainement… »

Investissement dans l’étude…
“Ce Certains citeront comme sa spécificité, son enthousiasme dans l’étude de la Guémara ou bien dans l’étude de la ‘Hassidout et la réflexion spirituelle était extraordinaire…”
Raphaël S., un ami intime de Zalmi, était sa ‘Havrouta (compagnon d’étude) de Guemara à la Yéchiva de Brunoy. Ils étudiaient ensemble tous les jours durant 4 heures. Raphël nous a affirmé avec fierté, que ces moments étaient exceptionnels. Il nous dit que c’est grâce à Zalmi qu’il ait acquis un plaisir dans l’étude de la Guémara. Voici son témoignage: « il était sincèrement investi dans son étude, sans pour autant diminuer son aide aux Ba’hourim moins doué que lui. Lorsque Zalmi allait à Paris pour des Rendez-vous avec ses médecins, il prenait avec lui ses livres des commentaires de la guémara, et les étudiait pendant le trajet dans le RER. A son retour, Zalmi lui récitait parfaitement les passages qu’il avait appris en route (à noter, il s’agissait d’une étude profonde qui demande beaucoup de concentration).

Chez Zalmi, l’étude de la Torah était un élément tout à fait naturel. Même en déplacement, il restait attaché à son étude. Il voyageait chaque année à Genève pour jouer de la musique lors de l’allumage publique de la Ménorah géante, durant la fête de ‘Hannoucah. Par la suite, il avait l’habitude de rester sur place pendant quelques jours pour faire Mivtsaim (proposer aux gens d’allumer les bougies etc…). Un jour, après une très courte nuit, un de ses amis lui aperçut dans un coin de la synagogue, plongé dans sa Guemara. Il s’y trouvait seul à ce moment…

A souligner, il avait habitude, d’aller chaque Chabat dans des Synagogues pour partager des Divrei-Torah du Rabbi. Même en route, il s’entêter à ce que la durée de la marche soit rempli de parole de Torah, et cela, même quand il s’agissait de très longue marche.

Diffusion de la ‘Hassidout
“Certains citeront comme sa spécificité, son investissement particulier pour la diffusion de la ‘Hassidout dans toutes les communautés juives de Paris notamment dans les Yechivoth non Loubavitch… »

Cela se passait principalement le jeudi soir lorsque quelques groupes de Ba’hourim de la Yéchiva de Brunoy se déplacaient dans les autres Yéchivoth de Paris et sa région afin de répandre les sources de la ‘Hassidout, jusqu’à même organiser des Réunion ‘Hassidiques à l’occasion des fêtes ‘Hassidiques dans des maisons autour des Yechivoth. Des fois, cela causé des retours au petit matin.

De même, à chaque fois qu’il a pu rencontrer ou même croiser lors d’un voyage, des Rabbanim ou Rachei Yechivoth, il a essayé de discuter avec eux d’un chiour de Niglé ou d’une Si’ha du Rabbi, il en connaissait un grand nombre par coeur. Un témoignage marquant a été apporté lors de la fin des Chiva qui a eu lieu le 18 (‘Haï) Eloul par le Grand Rabbin de Genève, Rav Its’hak Dayan, qui a relaté au public une rencontre étonnante qu’il a eue avec Zalmi l’an passé, au Michté de Pourim organisé à Genève même, par le Beth Habad dirigé par son oncle le Rav Mendel Pevzner. Alors que Zalmi était venu à Genève pour faire l’animation musicale, il en a profité pour discuter avec lui pendant plus d’une heure de sujets aussi variés que la Guemara, Hala’ha, ‘Hassidout et Kabala. Il était sincèrement impressionné de voir un jeune Ba’hour avec une telle érudition…C’est plus tard qu’il a appris le nom de ce jeune…

Pendant une période il s’était occupé d’envoyer aux Rabbanim des communautés juives de France la brochure ‘Likrat Chabat’, qui présente les sihot du Rabbi dans un style bien Yechiviste. Bien entendu il se souciait d’organiser tout dans le moindre détail: commande, réception et envoi. Dans le même ordre d’idée, il éditait chaque semaine durant une période, un feuillet avec des explications sur la Paracha de la semaine de différentes sources dans lequel il introduisait également des Si’hot du Rabbi.

Voici une lettre écrite par Chmouel Glou’hovski, Torat Emeth – Yerouchalayim :
Zalmi était celui qui nous a beaucoup influencè pour répandre les sources de la ‘Hassidout, et pour son mérite nous rétablissons de nouveaux cours de Tanya, et cela après un long moment alors que cela n’était pas à l’ordre du jour ici à Yerouchalayim.

Son approche envers ses amis
« Certains citeront son dévouement exemplaire envers ses amis; combien il se souciait pour le confort et la réussite de chacun des Bahourim de la Yechiva, des enfants du ‘Gan-Israël’ etc. »

Conformément à l’enseignement du Rabbi à propos de la Mitsva de Bikourim (Prémices d’Israël. Paracha Ki Tavo), à propos de laquelle il est stipulé, qu’on ne peut l’accomplir avant l’installation définitive de tous les Juifs en Erets Israël, car tant qu’il ne resterait ne serait qu’un seul Juif non encore installé sur sa terre, tous les autres déjà installés ne peuvent profiter pleinement des fruits et récoltes d’Israël; Zalmi était animé en permanence de la même démarche. Bien que doté de grandes capacités d’érudition, de compréhension et de mémoire, il avait comme objectif sans cesse d’aider ses camarades ou les plus jeunes élèves en difficulté et leur procurait attention et encouragement dans leur étude.

Il avait le don de ressentir le mal être de chacun et s’efforçait de trouver des solutions directes ou indirectes pour les réconforter, parfois en « mobilisant » ses amis, parfois en « alertant » la direction de la Yechiva. Nombreux furent ceux qui firent le récit des actions de Zalmi, affirmant que grâce à lui ils sont restés à la Yechiva. La direction de la Yéchiva, qui témoigna également dans ce sens, prêtait une oreille attentive à ses demandes et recommandations pour aider d’autres élèves !

Quelques jours avant son décès, un médecin ophtalmologue Loubavitch vint ausculter Zalmi et fut étonné de l’entendre lui demander des nouvelles de son fils (se souvenant de son prénom) qui avait étudié huit ans auparavant à la Yéchiva. Il lui demanda alors s’il réussissait dans les études de droit qu’il prévoyait à l’époque d’entreprendre. Le médecin fut stupéfait de voir un jeune homme dans un état si critique s’enquérir de la réussite des projets d’un camarade qu’il avait fréquenté des années auparavant.

Il influença tous les Bahourim qu’il rencontrait afin de venir à la Yechiva à chaque occasion et il gardait contact avec eux pendant de longues années, notamment en étudiant ensemble ou en faisant ensemble les Mivtsaim du Rabbi.

Un de ses amis d’enfance, Y.N., raconte, que Zalmi et lui sont restés proches, ce qui lui a permis de venir passer certains moments à la Yechiva et plus tard, après ses études, il réussit à le faire venir à la Yéchiva pour étudier un an. Il raconte également comment dans chaque situation Zalmi se souciait de lui et l’aidait à se sentir à l’aise à la Yéchiva. Ce jeune relate encore qu’à l’occasion du 3 Tamouz, il voulut voyager chez le Rabbi. Il participa alors à un tirage au sort, mais il ne fut pas gagnant. Quelques jours plus tard, Zalmi le contacta pour lui demander si son passeport était valide et pour lui dire qu’il avait réussi à récolter de l’argent pour lui payer intégralement son billet, alors que Zalmi, lui-même, n’a pas voyagé à cette occasion…

Lorsqu’il était moniteur au ‘Gan Israël’ il était vraiment proche des enfants, avec lesquels il a gardé contact pendant des longues années. Certains enfants disaient à leur parents qu’ils voulaient devenir un ‘Hassid comme Zalmi… Cette proximité il l’avait pour chacun sans distinction, même pour des personnes âgées qu’il rencontrait à l’hôpital et avec lesquels il est resté très lié. Plusieurs sont venues aux Chiva et ont fait couler de chaudes larmes pour sa disparition.

Lettre écrite par R’ Ariel Stern de Montréal. (Nous avons reçu de nombreux témoignages semblables).
« Je suis arrivé en Chli’hout à la Yéchiva de Brunoy un an avant Zalmi, soit en 5773 (Zalmi est devenu Chaliah officiel à la Yechiva à partir de 5774).
Je me rappelle nettement que les Chlouhim et Bahourim parlaient souvent du don de soi et de la dévotion dont Zalmi faisait preuve, matériellement et spirituellement, pour les élèves de la Yéchiva, et en particulier pour les élèves français. J’ai alors pensé qu’il était déjà Chlia’h avant mon arrivée, alors plus tard je découvris qu’il était juste un élève classique, mais totalement dévoué aux besoins de la Yéchiva, à tel point, qu’il était déjà considéré comme un Chlia’h.
Nous pouvons également le définir comme un Ba’hour possédant toutes les qualités d’un Ba’hour idéal. Sa chaleur dans l’étude, que ce soit en Niglé ou en ‘Hassidout, ainsi qu’en ce qui concerne l’étude et la diffusion des sujets sur Machia’h, la Téfila, la Ahavath Israël, les Mivtsaim, le travail sur soi… En un mot: chaque chose que le Rabbi demande d’un ‘Hassid, trouvait place dans la personne de Zalmi.
Parmi les Chlou’him, que ça soit Arié qui était responsable des finances, ou Levi qui était alors responsable de l’étude du Machia’h ou encore d’autres, tous se tournaient vers Zalmi pour trouver conseil.
Ainsi, malgré son jeune âge il était constamment attentif aux besoins et demandes de chacun et trouvait comment aider chacun avec ses conseils en or.
Quelques semaines avant la fête de Pourim, Zalmi était parti pour un Chabbat à Anvers à la Yechiva du Rav Chabtaï Slavatitsky, chaliah du Rabbi pour la ville d’Anvers, et ce à l’invitation d’un de ses meilleurs amis Rafael Silver. Là-bas il a effectué des Farbrenguen avec les bahourim dans lesquels il a, entre autre, insisté sur l’importance de porter un ‘Bendel’ (ceinture intérieure sous la chemise pour bien tenir le Talith-Katan autour de la taille, un sujet que le Rabbi a beaucoup exigé des ‘Hassidim). On découvre qu’à la première occasion il a envoyé comme cadeau-souvenir un ‘Bendel’ pour chaque Ba’hour de cette Yechiva!

Le Rav Segal, Directeur à la Yechiva Guedola de Brunoy, nous raconte qu’à l’occasion d’une des dernières venues de Zalmi à la Yechiva, il lui a parlé des dangers des smartphones avec internet, pour les Bahourim. Zalmi lui a donné des conseils pour que les Bahourim ne s’en servent plus.
A la Yechiva comme dans la vie courante, il avait une grande conscience de la valeur du temps; il était énormément peiné lorsque pour une quelconque raison il devait perdre de son temps, ne fusse qu’un instant. Le temps était précieux pour lui, il aimait le consacrer à l’étude a approfondir son étude. Lorsqu’il venait aider lors des grands évènements des Schlouhim à Hanoucah ou à Pourim, et malgré des nuits blanches de travail physique épuisant (manutentions etc.), d’aucune manière cela ne se faisait au détriment d’une Tefila sérieuse, précédée d’étude de la Hassidout, Mikvé et Minyan et dans la mesure que le temps du possible, étude de Guemara Leiyouna (étude approfondie). Dixit, son cousin Levi Itshak P de Genève ou Rav M Mendel Cohen de Bordeaux.

La joie de vie
« Certains citeront comme sa spécificité, son sourire et sa joie de vivre qui brillait dans ses yeux et qui rayonnait autour de lui, ce qui faisait régner une ambiance de bien être naturel, de sérénité et de joie… »
Lorsque la maladie a été découverte il y’a un peu plus d’un an, pour Zalmi a débuté une nouvelle ère et on dirait un nouveau « Mivtsa », consistant à empêcher toute « intrusion » de tristesse ou d’inquiétude, comme il avait l’habitude de les nommer « les mauvaises pensées » et ceci pour lui comme pour nous, parents, et pour tout son entourage, comme si c’était juste un sujet parmi d’autres qu’il devait assurer et dont il essayera de se sentir le plus « détaché » possible. Il a réussi également cet « examen » avec brio, puisqu’il est resté pratiquement tout le temps dans la joie et la bonne humeur avec sourire permanent sur le visage…

A ce propos, son ami Levi Majeski raconte, que l’hiver passé il est rentré une fois dans la chambre de Zalmi et l’a aperçu en train de pleurer (moi-même je ne l’ai vu pleurer qu’une seule fois suite à des douleurs terribles l’obligeant à raccourcir sa Téfila), il a alors décidé de ne pas le déranger et de ne pas manifester sa présence. Puis, il a vu Zalmi s’arrêter de pleurer, se mettre à réfléchir quelques instants et tout d’un coup, Zalmi s’est levé et s’est mis à danser sur l’air du Nigoun des Hakafoth du Rabbi Levi Itshak (père du Rabbi)…
Il n’a montré à la famille et à ses amis aucun signe de douleur ou de souffrance que pourtant il subissait; il voulait sincèrement continuer au maximum comme auparavant, le travail de sa Chli’hout et de son étude.

Mivtsaim
“ Certains citeront comme sa spécificité, son investissement dans les Mivtsaim du Rabbi à paris (même en étant chez le Rabbi pour son année d’étude à Ohalei Torah)…”
Toutes les actions et Mivtsaim dont il était déjà coutumier, ont pris une forme d’une autre envergure depuis son retour comme Chaliah officiel à la Yechiva de Brunoy pour l’année 5774, après qu’il ait passé un an à la Yéchiva Ohalai Torah à New York en 5773. Il était parmi les principaux responsables pour organiser les Mivtsaim du vendredi, ainsi que les Mitsva Tanks de ‘Hanoucah. Même en étant à l’hôpital lors de la fête de ‘Hanoucah dernier (5775), il a organisé et a suivi depuis l’hôpital le bon déroulement pour les 14 MitsvaTanks qui devaient sillonner Paris et sa Banlieue. Plusieurs soirs, les Bahourim des Tanks de Hanoucah venaient lui rendre visite tard le soir à l’hôpital après la fin de leur tournée !

Le Rav Levi Azimov Responsable du Beth Loubavitch-Paris-Ile-de-France, nous a raconté aux Chiva que Zalmi l’avait contacté près de dix fois depuis quelques mois, afin d’organiser dans le maximum d’endroits des « Messibot Chabat », rassemblements pour les enfants les Chabbat après-midi, dans lesquels les 12 Psoukim seraient récités accompagnés d’histoires de la Paracha et d’animations. Pour le mérite de sa guérison il en avait déjà organisé dans 25 endroits (!) Il nous promet d’agrandir ce projet dédié à sa mémoire.

Travail sur son comportement…
“ Certains citeront comme sa spécificité, son comportement était autant raffiné jusqu’au fait même qu’on ne pouvait même pas reconnaitre chez lui qu’il était responsable ou même initiateur de autant de projets…”

Il avait l’habitude de déployer beaucoup d’efforts et d’énergie afin de pouvoir mieux se concentrer dans sa Prière, qui représentait pour lui un moment très important pour Avodat Hachem. Il l’accompagnait d’une introspection profonde et de longs moments de réflexion autour d’un sujet qu’il avait étudié dans un Maamar Hassidout du Rabbi. Il souhaitait ardemment partager cela avec d’autres Bahourim. Ainsi, de temps à autre il rassemblait des jeunes Bahourim de la Yechiva et il apprenait avec eux la traduction des mots de la Téfila.

Il est difficile de définir avec exactitude l’essence ou le caractère principale de Zalmi !
Certains diront c’est son enthousiasme dans l’étude de la Guemara le Niglé, pour d’autres c’est l’étude de la ‘Hassidout et la réflexion spirituelle (Haskala de la hassidout); d’autres encore diront c’est sa Téfila avec une concentration spéciale et particulièrement le Chabat, ou son investissement pour le bien être d’autrui (comme aider les élèves de la Yechiva), ou encore son investissement exceptionnel dans les Mivtsaim du Rabbi.
Certains mettront l’accent sur son intérêt particulier pour la diffusion des sujets de Machia’h et de la Gueoula, la Délivrance, en organisant des études régulières à ce sujet (déjà en 5773 à Ohaleï Torah à NY, il a réuni souvenir éternel les quelques 200 élèves de sa classe, les jeudis soirs pour étudier ensemble une Si’ha du Rabbi sur la venue de Machia’h).

Depuis quelques mois il a organisé l’édition d’un fascicule contenant un passage d’étude journalier sur le sujet de la Gueoula imminente.
Il y a quelques mois, à l’occasion du 28 Nissan, il a organisé depuis sa chambre d’hôpital un rassemblement sur le sujet du Machia’h et ceci dans le droit fil de la célèbre Si’ha du Rabbi le 28 Nissan 5751. Comme d’habitude, il s’est soucié de tous les détails de l’organisation, depuis le présentateur jusqu’au moindre détail technique en passant par appeler et supplier lui-même certains Rabanim de venir y participer…

Nous avons essayé d’assurer une retransmission en direct qui finalement n’a pas marché, du coup, il n’y avait même pas un enregistrement sonore. Il n’a montré aucun signe de regret; bien au contraire, il était tout heureux de la bonne réussite du rassemblement, des nombreux Rabanim, du public ainsi que de la bonne organisation.

Par contre, il a tenu a remercier et encore remercier tous ceux qui ont aidé, car c’est ce qui comptait pour lui: que la volonté du Rabbi se réalise!… et c’est probablement pour la même raison qu’il se mettait du coté en s’effaçant devant la réalisation des directives du Rabbi, qui seul comptait réellement !
Certains diront justement que ce qui caractérise le plus Zalmi c’est son comportement discret et raffiné, au point qu’on ne savait pas qu’il était responsable ou initiateur d’autant de projets.

Il était sincère, droit et honnête, il a toujours détesté et lutté contre tout phénomène contraire, voire même contre toute attitude d’apparence non conforme à sa réalité intérieure. C’était probablement une raison de plus pour qu’il ne se mette pas en avant !

Plusieurs témoignages nous ont été rapportés. Nous n’en n’avions même pas idée! A présent nous sommes convaincus que c’était pour lui une question de principe: ne pas se mettre en avant ! Il nous demandait souvent de rester seul avec ses Haveirim (amis), ce que lui donnait la possibilité de « travailler » en toute discrétion !

Certains diront, que c’est plutôt son don musical (son grand-père maternel Rav Shalom Ber Shanowitz qui vit לאויוש »ט à New-York est ‘Hazan) et sa passion pour les chants et particulièrement les Niggouneï ‘Habad. Il jouait sur son orgue pour réjouir les juifs à l’occasion de ‘Hannoucah de Pourim, pendant le mois d’Adar etc., comme on dit si bien: “le Chant est la plume de l’âme ».
Il connaissait parfaitement les Niggounim, notamment les très anciens Nigounim des ‘Hassidim, avec toutes leurs nuances ainsi que l’histoire se trouvant derrière chaque Nigoun !
A la Yechiva de Brunoy, il rassemblait en fin de semaine les Ba’hourim et leur apprenait des Niggounim.
Il composait lui-même des chants pour les enfants du « Gan Israël » ! Cela était vraiment merveilleux de voir l’été dernier, des centaines d’enfants chanter tous ensemble, accompagné de la voix et de la musique de Zalmi. De ce fait, il était naturel que dans ses dernières semaines avec nous ici-bas, ses amis autour de son lit chantaient les Niggounim et de même selon ses voeux au moment de la Lévaya, à Chamgar, à Jerusalem.
Même à l’hôpital…

Il allait jusqu’à « utiliser » sa propre situation médicale pour faire revenir des gens à la Techouva, en leur expliquant que tout est entre les mains de D’. et que nous devons être reconnaissant et joyeux lorsque D’. nous donne la santé, la vie etc. A ses copains qui le voyaient « attaché » aux multiples machines de perfusions qui le suivaient partout à l’hôpital, il a expliqué que ça le faisait réfléchir à la manière dont nous devons être constamment attaché au Rabbi, sans se déconnecter même pour un court instant.

Lorsque le Professeur est venu lui annoncer les mauvais résultats environ un mois avant son décès, il a réagi avec un sourire, comme d’habitude ! Juste après, la psychologue est rentrée et lui a demandé, comment il réagissait à cette nouvelle. Elle était stupéfaite de trouver Zalmi calme et serein. Zalmi lui a répondu avec simplicité, qu’il croit entièrement en D’. et qu’il se considère donc vis-à-vis de Lui comme un bébé auprès de ses parents, à qui il fait entièrement confiance, même s’il ne comprend pas toujours ce que ses parents font ou vont faire, mais il est rassuré que tout ce qu’ils font c’est pour son bien. « Moi-même, je suis entre les mains de D’. et je suis rassuré que tout ce qu’il se passera avec moi est pour mon bien! ».. La Psychologue est sortie abasourdie et a raconté cette épisode avec étonnement à ses collègues, en ajoutant qu’elle commençait à croire en D’. Lorsque je suis rentré après cela, je lui ai dit (pour le détendre), qu’il m’avait impressionné avec cette réponse…, il m’a répondu, comme pour se « défendre », que tout simplement en lui disant cela il espérait se renforcer lui-même…!

Bien entendu, avec ses dernières forces, il tournait dans les chambres de l’hôpital pour faire mettre les Tefilines , prier et encourager les juifs et leur famille se trouvant à l’hôpital. Ainsi il a réussi à se lier d’amitié avec plusieurs familles qui depuis, l’ont considéré comme un des leurs, l’invitant aux événements familiaux, joyeux ou non. Plusieurs de ses familles sont venues durant les chiva pour le remercier en nous racontant les bienfaits des actions de Zalmi durant ses nombreux séjours à l’hôpital. Il en a fait de même avec les docteurs ou professeurs juifs, qui le recevaient avec écoute et respect.

Toutes les équipes des Professeurs, docteurs, infirmières et aides-soignants le respectaient, dirions-nous, « religieusement ». Lorsqu’il priait, ils savaient qu’il ne fallait pas le déranger et spécialement lorsque il portait ses Tefilines, il ne parlait en aucun cas, et ce depuis sa Bar Mitsva (sauf s’il s’agissait d’un besoin de la Téfila). Ils lui ont conseillé d’apposer sur la porte un écriteau « en soins, ne pas déranger ! ». Ainsi, à maintes reprises les médecins ou infirmières ont dû modifier leur tournée pour s’adapter à Zalmi.
Il les influença dans les sujets de la présence et la prééminence de D’. sur terre et la Croyance en un D’. unique, ainsi que l’importance du respect des sept Mitsvot destinées aux Noa’hides. Zalmi m’a demandé de convaincre la direction de l’hôpital de fixer une boite à Tsédaka dans l’entrée de l’hôpital qui servirait pour les malades! (Cela a été était refusé).

A l’hôpital il a tenu à respecter sa pratique des Mitsvot jusqu’au plus petit détail. Le Negel-Wasser (Keli et bassine pour le lavage des mains dès le réveil) au pied du lit sur une petite table (afin d’éviter même d’avoir à poser ses pieds par terre avant le lavage des mains); le Talit-Katan avec le Bendel de jour comme de nuit; la Téfila avec Chapeau et veste; Minyan de Kriat HaTorah lundi, jeudi et Chabat etc.

Et bien entendu, il poursuivait ses études habituelles dans la ‘Hassidout, ou l’étude pour la Sémi’ha (pour devenir Rav) avec son ‘haver Levi M. Ils apprenaient ensemble sur place ou parfois par téléphone, les moments d’étude était considérés chez lui comme « Saint des Saints », il ne s’interrompait pas pour les visites etc. Même avant de rentrer dans une chambre complètement stérile pour plusieurs semaines, il s’assurait de faire des copies des livres dont il aurait besoin pour son étude (les livres déjà utilisés étaient interdits).

Ses amis, très nombreux, lui rendaient quotidiennement, (à l’hôpital ils nous ont dit que Zalmi avait « pulvérisé » le record de tous les temps..), ils ont fait des Farbrenguen (Réunion ‘Hassidique) à l’hôpital même, avec grande joie et enthousiasme, dans une pièce spéciale.
Durant cette période, il a écrit un article à propos de l’influence positive que la ‘Hassidout peut apporter à l’homme afin qu’il réussisse a lutter contre toutes les épreuves et trouver une solution harmonieuse devant les contradictions de la vie et les conflits intérieurs auxquels nous pouvons être confrontés dans notre vie quotidienne. C’était un concours réalisé par le Rav Simon Jacobson, de NY. Son essai a été choisi par un jury dans les 3 meilleurs parmi une centaine. L’article en totalité sera prochainement diffusé en Français.

De même, il a préparé il y a 3 mois environ une lettre destinée à la Ministre de l’Education en France, sur l’importance de « la Minute de Silence » comme remède au phénomène antisémite et plus particulièrement suite aux attentats sanglants de janvier 2015. Je suis gêné de dire que je l’en ai découragé en lui disant que le texte n’était pas assez pertinent. Du fait que Zalmi avait un respect total et exemplaire envers ses parents, il n’a plus insisté au bout de quelques fois. Au long des Chiva nous avons montré cette lettre à plusieurs personnalités politiques qui au contraire, nous ont encouragés à ce qu’on envoie la lettre telle qu’elle avait été écrite et que eux même soutiendraient le projet. Je lui présente mes sincères excuses…

Conclusion…
En conclusion, nous pouvons citer les propos du Roch Yechiva le Rav Yehiel M.M. Kalmenson prononcés au rassemblement de la fin des Chiva, qu’une personne qui a pu indifféremment assurer une performance aussi bien dans le travail avec soi-même (travailler son comportement etc…) que vis-à-vis de son entourage, réussir à se socialiser avec son entourage et là-bas même agir et influencer, cela n’est que le résultat d’un attachement sincère au Rabbi et d’un service de D’. Pieux, vrai et désintéressé !

Je me dois néanmoins de souligner quelques évènements réjouissants durant cette dure période :

Tichri 5775
C’était après que la maladie était découverte localement et grâce aux traitements assez courts la maladie a disparue, au moins en apparence, Zalmi était bien fatigué, mais en aucune manière il n’a accepté d’annuler le voyage chez le Rabbi pour les fêtes de Souccot. Malgré sa promesse de ne pas trop se fatiguer, il a participé chaque nuit aux danses de Sim’hat Beth Hachoeva jusqu’a des heures tardives, et Chemini Atseret comme Sim’hat Torah après les Hakafot au 770, il est parti vers deux heures du matin avec quelque uns de ses amis passer la nuit avec un Ba’hour qui était en détresse ! Ensuite, il venait à la maison comme si de rien n’était. D’ailleurs, même par la suite il a gardé contact avec ce Ba’hour, qui n’acceptait de communiquer qu’avec Zalmi.

‘Hanoucah 5775
En été 5775 Zalmi avait rencontré un responsable d’El-Al à Paris, ce dernier n’avait pas l’habitude d’accepter de mettre les Tefiline. Il a été enchanté par Zalmi et a mis les Tefiline. Après cela Zalmi s’est soucié de lui offrir une paire de Tefilines, un Talith et un Siddour. Cette personne lui a proposé d’organiser un allumage et une animation de ‘Hanoucah dans les bureaux d’El-Al à CDG. Bien entendu Zalmi a accepté de l’organiser. Entre temps, Zalmi a rechuté et la maladie est revenue avec des proportions plus graves encore. Zalmi est rentré en urgence la veille de ‘Hanoucah pour de nouveaux traitements qui devaient durer plusieurs semaines.

Exceptionnellement, il a reçu la permission d’organiser des allumages à l’hôpital même, les docteurs juifs venaient aussi participer. Je lui ai demandé si je devais annuler l’événement chez El-Al, il m’a dit que non, Hachem aidera. Et voici que qu’exceptionnellement Zalmi a reçu la permission de sortir de l’hôpital pour deux jours Chabat et Dimanche, avant d’entammer une nouvelle cure de Chimio lundi. Toute la famille s’est réunie dimanche soir, mais Zalmi tenait a « tenir parole » et a partir chez El-Al, avec comme d’habitude, une équipe des bahourim, de la Musique, Beignets etc., tout ces éléments furent organisés par Zalmi de sa chambre d’hôpital. Après les cérémonies dans les bureaux de CDG et du Cargo, ils sont restés pour allumer et accueillir les passagers en provenance d’Israël.

Aux Chiva, R. Berel Pachter nous a raconté qu’il a été alors à l’aéroport pour accompagner un membre de sa famille, et qu’en voyant Zalmi il était étonné du fait qu’il savait que Zalmi était hospitalisé.. R B Pachter raconte, que Zalmi était très pale et tenait à peine sur ses pieds, mais en l’apercevant il s’est redressé sans montrer aucun signe de fatigue, il est même venu à sa rencontre en proposant à sa famille des beignets comme à tous les passagers , R’ Berel dit alors à Zalmi que lui aussi pouvait en prendre un beignet, Zalmi lui répondit que lorsqu’il etait en Mivtsaim en service du Rabbi, il essayait de ne pas manger et de ne pas boire…

Dans le même sens, Yoel Wogel, ‘haver intime de Zalmi relate, que lorsque Zalmi était à Ohaleï-Torah à NY, ils avaient l’habitude de marcher en Tahalou’ha chaque Chabat pour visiter une synagogue dans un des quartiers à coté de Brooklyn, à environ 1h15 de marche , et de transmettre un message du Rabbi. En marchant, Zalmi ne voulait parler que des Divrei Torah et des Si’hot, en prétendant que lorsqu’on est en chelihout du Rabbi, le Rabbi lui même est avec nous, il ne fallait donc pas faire autre chose ou parler de dvarim beteilim (paroles futiles). Yoel Wogel raconte, que c’était tellement agréable, qu’il attendait avec impatience toute la semaine pour effectuer cette marche avec Zalmi..

Plusieurs personnes, qui ont eu l’occasion de marcher ensemble avec Zalmi en Tahalou’ha, à NY ou en France, nous ont raconté la même chose.

10 Chvat 5775
Après de longs traitements il a pu rentrer à la maison pour quelques semaines, et à sa demande avec insistance, les médecins lui ont permis de voyager chez le Rabbi pour Youd (10) Chevat. Lors d’un Farbrenguen qui a eu lieu à 770, organisé par ses amis, il a dit: « la différence entre vous et moi, c’est que moi je suis conscient que j’ai une épreuve alors que d’autres n’ont en pas toujours la conscience »…, ainsi, a-t-il insisté qu’il il faut savoir profiter de chaque instant. A la sortie du Chabat, ses amis lui ont organisé un Melavé Malka surprise et dimanche après Minha ils ont dansé avec lui sur le trottoir du 770 pour lui souhaiter bon voyage et Refoua Chléma, il a été porté sur les épaules comme un ‘Hatan…

22 Chvat 5775, son 22ème anniversaire
Ses amis les Chlou’him, lui ont préparé une vraie surprise qui lui a fait très plaisir. C’était des bahourim de 10 Yechivoth à travers le monde, qui se sont mobilisés pour prendre des bonnes Ha’hlatot, résolutions, pour le mérite de Zalmi. Ainsi, plus de 1000 élèves se sont engagés a rajouter dans l’étude et la pratique des Mitsvot, Hidourim etc. Zalmi a reçu les détails de ces résolutions dans 4 classeurs joliment décorés, qu’il a éprouvé un véritable bonheur de contempler a plusieurs reprises, et de montrer avec fierté à ses visiteurs. Plus tard dans les dernières semaines de Zalmi, ses camarades ont carrément créer un site dédié et lancé un appel sur les sites ‘Habad et ainsi, plusieurs milliers de personnes ont pris sur eux des bonnes résolutions pour sa guérison.
Lag Baomer 5775.
Zalmi accordait beaucoup d’importance à participer à la Parade organisée comme chaque année à sarcelles par le Rav Yaakov Bitton, qui réunit des centaines d’enfants juifs qui se rassemblent d’abord puis vont en défilé à travers la ville. Zalmi a réussi a obtenir une permission spéciale pour sortir de l’hôpital pour quatre heures (il était en fin de période d’isolement en chambre stérile). Il a littéralement été porté par une joie infinie. Le Rav Bitton l’a honoré par la récitation du Tehillim du Rabbi qu’il a dit grand enthousiasme. Par la suite il a marché tout le parcours du défilé et a beaucoup dansé…, oubliant tout de son état…

28 Sivan 5775
Le Rav Mendel Gourevitch Directeur de la Yechiva, lui a promis d’organiser une Seoudat Hodaah (repas de remerciements à D.) une fois guéri. Après que la greffe de la moelle a bien réussi (avant malheureusement une nouvelle rechute), la Yechiva a organisé un grand Farbrenguen à l’occasion du 28 Sivan, avec la participation de tous les bahourim et des Rabbanim, ainsi que de la direction de la Yechiva. A cette occasion Zalmi aussi a été invité à prendre la parole. C’était très émouvant..

Les dernières semaines (résumé. Les âmes sensibles, s’abstenir de cette lecture)
La santé de Zalmi s’est brusquement aggravée et il est tombé dans un demi-coma durant une semaine. Pour les médecins, il n’y avait plus rien à faire si ce n’est d’attendre quelques jours… et nous sommes rentrés avec lui à la maison. Ses amis étaient autour de lui 24/24, ils ont « étudie » en permanence en sa présence. Des dizaines de personnes venaient pour Min’ha et Arvit, ont récité des Tehillim, chanté les Nigounim des Rebbeïm, bu Le’haim et fait petit Farbrenguen. Des milliers de personnes de partout dans le monde ont prié pour un miracle. Ils ont pris des bonnes résolutions et en quelques jours des milliers de personnes étaient déjà mobilisées.

A la surprise générale, la situation s’est brusquement améliorée et après une semaine de Coma il s’est réveillé. Malheureusement il ne pouvait voir suite à une hémorragie dans le fond des yeux, mais il a tout fait pour que cela ne se remarque pas trop et cela ne l’a pas dérangé pour être joyeux. Il parlait a chacun s’est s’intéressait à chaque détail. Il participait sur une chaise roulante aux tefilot de Minha et Arvit comme d’habitude, entre les deux Tefilot il se mettait avec les autres autour de la table pour le Farbrengen. Il a même répété une fois par coeur une Si’ha du Rabbi à haute voix avec une clarté exceptionnelle il s’agissait d’une Si’ha qu’il a apprise deux ans auparavant).

La veille de son départ il a dit au Rav Kalmenson, qui était venu lui rendre visite, qu’il lui devait encore un Chiour, un cours sur la Guemara ! En fait, c’était juste après que Zalmi s’était réveillé du Coma 8 jours auparavant, lorsque à la demande de Zalmi, Rav Kalmenson lui avait dit un court point d’un cours sur la Guemara et Zalmi lui avait alors demandé que ce soit un long chiour…et maintenant Zalmi lui rappelait qu’il lui devait encore cette « dette »!

Cette soirée il était très rayonnant et apaisé, il a souhaité des bénédictions aux élèves qui devaient partir pour des Yechivoth à l’étranger…
Le lendemain malheureusement il souffrait de douleurs insupportables, il avait une respiration forte, difficile et douloureuse. Je lui ai donc proposé de mettre ses Tefilines rapidement et dire le Chema Israël, il m’a répondu, que les Tefilines on ne mettait pas rapidement…, en arrivant à l’hôpital les médecins ont dit qu’ils ne pouvaient rien lui donner à part des médicaments très forts qui calmeraient ses douleurs…mais qu’il s’endormirait rapidement… Je lui ai immédiatement mis les Tefilines, il a récité le Chema Israël par coeur, ensuite je lui ai dit que dans une telle situation d’après la Hala’ha il faut qu’il fasse le Vidouy, il s’est immédiatement assis et me dit « si c’est ainsi, je dois d’abord boire un verre d’eau » il a pris un verre d’eau en récitant la bénédiction chehakol nyhya bidvaro, ensuite il a recité le Vidouy mot à mot.. A ce moment je lui ai dit de bien se rappeler son prénom et celui de son père…, ainsi que le fait qu’il est un ‘Hassid attaché au Rabbi et qu’il doit le revendiquer.., alors je lui ai dit les prénoms du Rabbi et celui des Parents du Rabbi. Il a mal entendu, il m’a donc demandé de lui répéter à nouveau leur prénom et il a hoché de sa tête qu’il a bien entendu, puis il s’est allongé…
Il a somnolé et après quelques minutes il a rendu sa Nechama à son créateur…avec une mine calme pure et sainte… lorsque tous autour de lui criaient le Chema Israël…

A souligner, durant tout ce temps il a gardé un esprit de tranquillité et de sérénité sans manifester aucun signe de crainte ou de peur, il était rempli d’amour envers D’., On dirait qu’il s’est bien préparé à ce « mariage » avec Hakadoch Barouk Hou … Une Mort comme un baiser d’Amour…

Quelques heures après, la levée du corps a eu lieu, des centaines de personnes ont pu y participer, en particulier les Rabbanim et bahourim de la Yechiva, ils étaient tous malheureux et choqués par la disparition de leur frère tellement aimé. Des Chlouhim de France et Rav Moché Kotlarsky de NY, étaient également présents.

Le lendemain, mercredi 11 Eloul, il a été inhumé à Yerouchalayim sur Har hazeitim (Mont des Oliviers), proche de son illustre Grand-père le Rav Hillel Pevzner Z »L.

J’ai commencé mes quelques mots par remercier Hachem de nous avoir donné le mérite d’élever un tel fils, et Zalmi de nous avoir apporté de la joie et le bien être durant 22 ans et demi.

A l’occasion de la fin des Chiva, le Rav Kalmenson a prononcé des paroles enflammées sur l’importance de prendre exemple sur le comportement de Zalmi. Il a aussi dit que nous devons nous réjouir d’avoir eu le mérite de l’avoir eu comme fils. Je doit reconnaitre que ces paroles sonnent encore dans nos oreilles.

C’est le moment de remercier du fond du coeur tous ses amis les Chlouhim et bahourim de la Yechiva qui nous ont beaucoup étonnés par leur amitié, dévouement à Zalmi pendant toute cette période et principalement pour l’aide qu’ils nous ont apportée pendant ces dernieres semaines. Je voudrais mentionner quelques-uns de ses amis intimes qui ont fait preuve d’une exceptionnelle dévotion à Zalmi et à sa famille: Avraham Minsky, Levi Majesky, David Naparstek, Yekoutiel Kalmenson, Raphael Silver et Yoel Vogel, à son Roch Yechiva Rav Yehiel M.M. Kalmenson שליט »א , son beau-frère le Rav Ne’hemia Bluming שליט »א et son oncle le Rav Avraham Barouh שליט »א , Rav de la Communauté Loubavitch – Paris, ainsi que son docteur R’ Moche Abergel qui, pour Zalmi, a quitté sa famille en vacances pendant une semaine entière, la direction de la Yechiva pour toute la compréhension et l’assistance durant tous ces mois ainsi que pour son aide durant les Chiva.

Puisse Hachem vous récompenser tous, notamment pour ces grands mérites par une réussite exceptionnelle dans tous les domaines matériels et spirituels.

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