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Le gala annuel du Beth Loubavitch, le 13 février aux salons Docks Pullman, est l’occasion de rappeler l’étendue et les projets du mouvement Habad qui ne cesse d’œuvrer pour répondre aux besoins de tous les Juifs d’ici et des quatre coins du monde.

Avec quelque deux cent cinquante Chlou’him (émissaires du Rabbi) en région parisienne et 4964 dans le monde entier, le Beth Loubavitch est un mouvement qui connaît une progression continue depuis déjà plusieurs années.

La définition même des actions du Beth Loubavitch est qu’elles ne s’interrompent jamais », rappelle le porte-parole du Beth Loubavitch de France Haim Nisenbaum.
« L’idée étant de se développer là où il y a des besoins, qu’il y ait une communauté constituée ou qu’il n’y en ait pas », ajoute-t-il.

C’est aussi la raison pour laquelle le nombre de Beth ‘Habad (centres communautaires Loubavitch) est moins important que le nombre d’émissaires. Il en existe une soixantaine en Ile-de-France et environ quatre-vingts sur le tout le pays. « Actuellement, une dizaine de Beth ‘Habad est en cours de construction ou en développement. De jeunes Chlou’him installés à différents endroits depuis quelques années perçoivent désormais la nécessité d’ouvrir un centre », indique le porte-parole.

La philosophie du mouvement est donc de pouvoir être présent quels que soit le moment ou la situation. Le Beth-Loubavitch situé sur les Champs-Elysées et qui propose des repas communautaires chaque chabbat répond surtout aux besoins des touristes de passage à Paris. Sur les réseaux sociaux, le Chaliah de ce centre communique d’ailleurs aussi en anglais afin que les touristes étrangers sachent où s’adresser.

Mais le mouvement ‘Habad, c’est aussi la force d’un réseau qui se déploie partout dans le monde, même – voire surtout – dans les endroits les plus reculés de la terre dès lors que des Juifs sont susceptibles d’y passer.

La volonté d’inscrire son action dans la parole du Rabbi anime tous ces jeunes émissaires à partir avec épouse et enfants. Pour activer l’arrivée du Machia’h, ils agissent avec dévouement au quotidien, guidés par un amour à l’égard de tous. Leur volonté est d’une part de permettre aux Juifs locaux et autres touristes de trouver sur ces lieux de la nourriture cacher et de quoi célébrer les différentes fêtes. Développer d’autre part l’étude et l’apprentissage des Mitsvot.

S’ensuivent les perspectives d’ouvrir une supérette cacher, de proposer des portages de repas, de constituer un jardin d’enfants puis une école, voire de former des Cho’hatim pour pouvoir produire de la viande cachère locale. Bâtir en somme des îlots de vie juive pour que celle-ci puisse s’épanouir partout.

On estime à plus de 5 000, le nombre d’émissaires installés dans plus d’une centaine de pays. De nouveaux centres ont été créés récemment en Ouganda (lire le témoignage du Chali’ah), aux Bahamas, au Monténégro et à Curaçao.

L’action du Beth-Loubavitch répond donc à la fois à des demandes matérielles et spirituelles. « C’est aussi cela le génie du judaïsme, analyse le Rav Nisenbaum. Lorsqu’un Beth ‘Habad installé dans un quartier d’affaires par exemple, propose aux personnes tRavaillant dans le quartier la possibilité de se restaurer au moment de la pause-déjeuner, cela s’accompagne toujours d’un cours, même rapide, et d’un office de Minha ».

LAËTITIA ENRIQUEZ

Un engagement sans frontière

Ils sont 5 000 chlou’him à travers le monde, animés par une foi sans faille pour diffuser et transmettre les valeurs du judaïsme. Cinq d’entre eux ont accepté de se livrer sur le sens de leur mission et leur vie quotidienne.

 

Jamaïque : Rav Yaakov Y. Raskin

La présence juive en Jamaïque remonte à plusieurs siècles. En 1942, l’île était devenue un lieu d’accueil pour des rescapés de la Shoah qui cherchaient refuge et en 1957, le Rabbi y envoya le premier émissaire pour apporter assistance spirituelle et logistique installée sur place. Une part importante de la communauté a quitté les lieux dans les années soixante-dix, pour des raisons politiques. Et la Jamaïque est longtemps restée sans Habad.

Mon grand-père a été émissaire du Rabbi au Maroc, mon père à Montréal. Lorsque nous sommes arrivés ici en 2014 avec mon épouse, nous n’avions pas choisi la Jamaïque. C’est la Jamaïque qui nous a choisis. Ici, les Juifs sont installés un peu partout à travers l’île, donc nous nous déplaçons beaucoup pour aller leur rendre visite.

La Jamaïque attire un grand nombre de touristes et notamment des touristes américains. Sachant que 2% des Américains sont juifs, nous avons calculé que 200 000 touristes juifs viennent en Jamaïque chaque année.

Outre le centre, les offices, les cours que nous organisons, nous avons ouvert un restaurant et développé toute une logistique qui permet aux touristes de manger cacher sans problème pendant leur séjour ici. Depuis trois semaines, nous parvenons à réunir un Minyan et la semaine dernière, nous avons célébré une Brit-Mila ».

 

Nigéria - Rav Israël Uzan

Nous sommes arrivés au Nigéria en 2012 par un pur concours de circonstances. Nous avons d’abord été volontaires pour assister la communauté pour les fêtes, et en voyant la masse de travail et le manque de personnes pour s’en occuper, on a décidé de se lancer.

Nous avons d’abord ouvert un premier Beth Habad où nous vivons, à Abuja, la capitale diplomatique, puis un deuxième à Lagos, la capitale économique.

Nous avons monté un Talmud-Torah et organisons là-bas un Chabbat par mois. Avec mon épouse, nous devons nous « couper en deux » pour être présents sur tous les fronts. A notre arrivée, il y avait un millier de juifs, mais rien n’était organisé. A chaque fois que nous réunissions les juifs pour des repas ou autres, ils avaient du mal à croire qu’ils étaient autant au Nigéria.

Notre première mission a été de les regrouper autour d’un même programme. Nous avons également ouvert un mikvé, une école, une synagogue, et bientôt un supermarché cacher.

Lorsque vous arrivez dans un pays comme le Nigéria, vous ne pouvez pas être insensible à la population qui vit sous un seuil de pauvreté terrible, donc nous avons ouvert une ONG qui s’appelle « HabadAid ». Nous avons déjà ouvert trois écoles. Et nous avons encore de nombreux projets à venir ».

Dès notre mariage mon épouse Yocheved et moi-même savions que nous étions prêts à aller loin pour accomplir la mitzva d’organiser une communauté. Le Rav Shlomo Bentolila, installé depuis de nombreuses années au Congo et qui est responsable ‘Habad du centre de l’Afrique nous a d’abord envoyés à Kampala, capitale d’Ouganda pour y célébrer Pourim et Pessah.

Nous avons organisé un cours pour les hommes. Ma femme propose des ateliers « Hallot » le jeudi et les distribue le vendredi.

Nous avons, Baroukh Hachem, le sentiment que les choses se développent. Nos projets sont de construire un Mikvé et de mettre en place un système de Che’hita pour pouvoir produire sur place de la viande cachère ».

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