Chavouot, un jour unique Likoutei sihot Volume 2 Chavouot Paragraphes 5 16

24 mai 2023 · 4 sivan 5783 · 20:16 · 20 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Chavouot Série : ChavouotSérie : Likoutei sihot

Partager sur WhatsApp

5. Le Zohar dit que Chavouot est la plus haute de toutes les fêtes. C’est pour cela qu’elle s’insère entre Pessa’h et Soukkot. Elle est, en effet, “ le point médian ”, la Torah étant au centre de tout ce qui existe.

Certes, Chavouot n’a qu’un jour, à la différence de Pessa’h et Soukkot, qui en compte sept et huit. Mais, cela ne signifie pas que Chavouot soit moins important, bien au contraire. Le jour unique de Chavouot permet d’établir que “ qui peut se comparer à Ton peuple, Israël, nation unique sur la terre ? ”.

Comme on l’a dit, l’unité n’est véritable qu’au sein de la Torah, qui fut donnée pendant le troisième mois.

6. La ligne médiane possède deux qualités. D’une part, elle dépasse les deux autres lignes. La Guemara dit ainsi que : “ Rav est au centre, le plus grand à droite et le plus petit à gauche ”. D’autre part, cette ligne médiane est également à l’origine des deux autres. Elle s’élève jusqu’à Kéter, la couronne surplombant l’enchaînement des mondes, qui est à l’origine de tous les Attributs de D.ieu, les Sefirot.

La fête de Chavouot, présentant ce caractère médian, possède également ces deux caractères. Elle est, tout d’abord, la plus haute de toutes les fêtes. Elle est, en outre, celle du don de la Torah, qui définit elle-même chacune des fêtes.

Comme nous l’avons dit, l’aspect essentiel de Chavouot est la Torah. Or, l’étude surpasse la pratique des Mitsvot également en ces deux points. D’une part, l’étude de la Torah est plus importante que toutes les Mitsvot, ainsi qu’il est dit : “ l’étude de la Torah surpasse tout le reste ”. Par ailleurs, c’est précisément l’étude qui conduit à toutes les Mitsvot et nos Sages affirment que : “ grande est l’étude qui conduit à l’action ”.

7. On peut donner, à ce propos, l’explication suivante.

Les six cent treize Mitsvot correspondent aux six cent treize membres du corps, les deux cent quarante huit Injonctions aux deux cent quarante huit membres et les trois cent soixante cinq Interdits aux trois cent soixante cinq nerfs.

L’étude de la Torah est une activité intellectuelle. L’intellect se distingue de tous les membres du corps en deux points. La vitalité du cerveau est plus élevée que celle du reste du corps. Mais, c’est également le cerveau qui distribue la vitalité au corps. Il est donc à l’origine de leur existence. Il en est de même pour la supériorité de l’étude de la Torah par rapport à toutes les autres Mitsvot, comme nous venons de le montrer.

8. La ligne médiane possède également une autre qualité. Elle s’élève jusqu’à la quintessence de Kéter, dépassant même la source des Sefirot qui se trouve à ce stade.

Il en est de même pour la Torah. Ses vertus précédemment citées, le fait qu’elle conduise à la pratique des Mitsvot tout en les dépassant, sont liées à la Mitsva de l’étudier. Mais, la Torah possède également une qualité intrinsèque. Elle est la Sagesse du Saint béni soit-Il, de laquelle il est dit : “ Je lui serai fidèle ”.

C’est précisément de cette façon que l’on étudie la Torah “ pour son nom ”, c’est-à-dire pour la Torah elle-même et non pour déterminer le comportement qu’il convient d’adopter, ni même pour mettre en pratique la Mitsva d’étudier la Torah, mais uniquement pour la Torah elle-même.

Ceci peut être comparé à un enfant qui, n’ayant pas vu son père, le roi, depuis un certain temps, l’appelle, puis, lorsqu’il l’aperçoit, l’embrasse et l’étreint, non pas pour le bien qu’il en recevra, mais uniquement parce qu’il est son père.

De même, lorsqu’un Juif a un instant libre, il peut rencontrer son Père, le Roi, grâce à la Torah. Nos Sages constatent, en effet que, grâce à l’étude : “ Vous saisissez l’Essence de Moi-même ”. Ainsi, on abandonnera toute autre préoccupation, on ne cherchera pas à déterminer quel est le comportement qu’il convient d’adopter, à mettre en pratique la Mitsva d’étudier la Torah. On voudra simplement la Torah pour elle-même, car “ la Torah et le Saint béni soit-Il ne font qu’un ”.

9. Ce qui vient d’être dit nous permettra de comprendre le passage suivant de la Guemara : “ Hillel rend coupable les pauvres et Rabbi Eléazar Ben ‘Harsom rend coupable les riches ”. En effet, si des pauvres ou des riches prétendent que leurs tracas les ont empêchés d’étudier la Torah, on leur opposera le comportement de Hillel et de Rabbi Eléazar Ben ‘Harsom.

On peut s’interroger, sur cette affirmation. Si un tel argument n’est pas recevable et si de telles personnes sont astreintes à l’étude de la Torah, pourquoi l’exemple de Hillel et de Rabbi Eléazar Ben ‘Harsom est-il nécessaire pour en faire la preuve ? Le verset ne dit-il pas clairement : “ Tu t’y consacreras jour et nuit ” ?

Il est dit de celui qui pourrait étudier la Torah et ne le fait pas qu’ “ il a fait honte à la Parole de D.ieu ”. Et, si de telles personnes n’ont pas eu le moyen de le faire, comment les accuser ?

...

Autres cours de la série Chavouot

Toutes les vidéos

Autres cours de Rav Menahem Altabe

Toutes les vidéos