La Tribu de Lévi - Likoutei sihot - Volume 2 - Hossafot - Bamidbar Paragraphes 5-6

3 juin 2024 · 26 iyar 5784 · 8:38 · 28 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Bamidbar Série : BamidbarSérie : Likoutei sihot

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5. Nous lirons bientôt la Parchat Bamidbar, qui évoque le recensement des enfants d’Israël. Celui-ci fut effectué en sorte qu’il mette en évidence l’égalité de tous, depuis le plus grand jusqu’au plus simple. En effet, le premier ne comptait pas pour plus qu’un et le second pour moins qu’un.

Ce recensement était également une préparation au don de la Torah. Nos Sages soulignent, en effet, qu’elle n’aurait pu être donnée, pas même à Moché, s’il manquait une seule des six cent mille âmes juives.

On peut en déduire le caractère infini de l’âme, qui est identique pour tous les Juifs. Le Baal Chem Tov, l’Admour Hazaken et tous ses successeurs, jusqu’à mon beau-père, le Rabbi soulignèrent tous que ce caractère infini de l’âme est directement lié à l’Infini de D.ieu. De ce point de vue, tous les Juifs sont effectivement identiques.

Le recensement, même s’il comptait chaque personne de manière identique, ne portait, cependant, que sur ceux qui étaient âgés de plus de vingt ans. Mais, il en fut ainsi uniquement pour les enfants d’Israël, alors que les Léviim furent dénombrés à partir de l’âge d’un mois. De la sorte, un tout jeune enfant était recensé au même titre que le plus grand, puisque, selon un avis, Aharon fut alors lui-même compté. Moché ne le fut pas et un avis considère qu’il en fut de même pour Aharon. Mais, d’après un second avis, il fit bien partie de ce dénombrement et, de ce point de vue, son identité avec l’enfant âgé d’un mois fut effectivement affirmée.

Le verset précise que la tribu de Lévi reçut pour mission le service de D.ieu et le Rambam souligne que celui qui se porte volontaire pour ce service peut également être considéré comme un Lévi. Nous avons déjà souligné que l’on ne sert pas D.ieu uniquement lorsque l’on étudie la Torah ou bien pendant la prière. Il est dit, en effet: “ en toutes tes voies, connais-Le ”. Et, de fait, tous les Juifs s’engageant à servir D.ieu sont identiques. L’enfant d’un mois doit être considéré au même titre que le plus grand.

Ceci concerne les enfants qui reçoivent une éducation basée sur toutes les valeurs traditionnelles, qui sont formés pour mettre en pratique le Précepte: “ En toutes tes voies, connais-Le ”. Ceux-là appartiennent effectivement à la tribu de Lévi, qui n’introduit aucune distinction entre ses membres, dès lors qu’ils atteignent l’âge d’un mois.

Il est dit des Léviim que “ ils Me sont consacrés, au sein des enfants d’Israël ”. Ils sont donc les émissaires du peuple juif et agissent pour son compte. En effet, le verset “ Il sépara la tribu de Lévi ” ne signifie pas que celle-ci perdit tout contact avec le reste du peuple, mais, bien au contraire, que le service qui lui est spécifique était bien effectué au nom de tout Israël, sans aucune distinction, grâce au caractère infini que possède l’âme et qui est identique pour tous.

6. Les enfants d’Israël dirent, lors du don de la Torah: “ Nos enfants seront nos garants ”. C’est bien grâce à eux que la Torah fut donnée.

C’est une des raisons pour lesquelles les maîtres de la ‘Hassidout firent tant d’efforts pour leur assurer la meilleure éducation, pour qu’on leur enseigne que “ Kamats et Alef font A ”, qu’on leur souligne la sainteté des lettres et des voyelles. En effet, l’éducation des enfants a une incidence sur l’ensemble du peuple d’Israël.

Il y a là un enseignement pour chacun d’entre nous. Les jours du don de la Torah s’approchent et, après le Chabbat qui bénit le mois de Sivan, puis, encore plus clairement, après le Roch ‘Hodech Sivan, il faut effectivement se préparer à la recevoir. Le verset dit, en effet: “ Ce jour-là, ils parvinrent dans le désert du Sinaï ” et, par une identité de termes, la Guemara déduit que c’était alors Roch ‘Hodech. Par la suite, cette réception de la Torah doit être encore plus manifestement ressentie pendant les trois jours précédant la fête, puis pendant la fête elle-même.

A cette occasion, on révélera la caractère infini de D.ieu en l’élève que l’on a en soi-même et aussi en les élèves, au sens littéral, ainsi qu’il est dit: “ Tu enseigneras à tes enfants ”, c’est-à-dire, selon l’interprétation de nos Sages, “ aux élèves ”. De cette façon, on révélera l’âme juive, qui possède également ce caractère infini et qui fait disparaître toutes les distinctions, comme nous l’avons vu.

C’est ainsi que l’on se prépare au don de la Torah, à propos duquel il est dit: “ Israël campa ”, au singulier. Tous s’unirent alors, avec un même objectif, dans un même but, afin de recevoir la Torah unique du D.ieu unique.

Ainsi, nous aurons le mérite, selon la formulation de mon beau-père, le Rabbi, de recevoir la Torah avec joie et profondeur.

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