La signification du recensement et du compte de l'Omer - Likoutei Sihot - Vol 4 - Bamidbar Par 1-8
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Bamidbar Chavouot Série : BamidbarSérie : Likoutei sihot
1. La Parchat Bamidbar est toujours lue avant chavouot, comme le soulignent les tossafot, au traité meguila 31b. en effet, une interruption doit être faite entre les remontrances de la Parchat Be’houkotaï et le don de la torah.
Néanmoins, tout ce qui constitue la torah, y compris la proximité entre deux idées, est d’une grande précision. il faut en conclure que la Parchat Bamidbar est lue avant chavouot non seulement pour faire une rupture entre ces remontrances et le don de la torah, mais aussi parce que son contenu permet de se préparer à la recevoir.
De la même façon, la Parchat Nitsavim est lue avant roch hachana, non pas uniquement pour séparer cette fête des remontrances de la Parchat tavo, comme les tossafot le disent, également au traité meguila 31b, mais aussi parce que son premier verset, «Vous vous tenez tous en ce jour», fait précisément allusion au jour de roch hachana, selon le Likouteï torah, au début de la Parchat Nitsavim.
Parfois, on lit également la Parchat Nasso avant la fête de chavouot, tout comme on peut également lire la Parchat Vayéle’h avant roch hachana, mais il est clair que ceci ne remet pas en cause ce qui vient d’être dit. cela signifie simplement qu’il peut être nécessaire de disposer d’une préparation supplémentaire au don de la torah ou bien à roch hachana, mais ce n’est pas systématique le cas. A l’opposé, la Parchat Bamidbar et celle de Nitsavim sont bien des préparations indispensables.
Le contenu essentiel de la Parchat Bamidbar est le recensement des enfants d’israël. Du fait du contenu de cette Paracha et de l’autre dénombrement, qui figure dans la Parchat Pin’has, l’ensemble de ce livre est appelé «le ‘houmach des comptes», comme l’expliquent le traité Yoma 68b et le commentaire de rachi, à cette référence.
De fait, un autre compte, celui de l’omer, permet également de se préparer au don de la torah. il nous faut donc comprendre l’importance du compte, qui est si grande qu’elle permet de se préparer au don de la torah.
2. Pourquoi D.ieu demanda-t-il de recenser les enfants d’israël ? Le midrach Bamidbar rabba, chapitre 1, paragraphe 4, cité par rachi, dans son commentaire du début de la Paracha, explique que D.ieu souligne ainsi à quel point ils sont importants pour Lui : «Les enfants d’israël sont comparés à des corbeilles de blé, que l’on engrange en les comptant. De la même façon, le Saint béni soit-il compte les enfants d’israël à tout moment».
mais l’on peut néanmoins s’interroger. Un homme dénombre le blé qui est en sa possession, compte tenu de son importance, car il désire en établir le compte. en revanche, D.ieu ne connaît-il pas le nombre des enfants d’israël, avant même de les compter ? Dès lors, comment justifier qu’il demande ce dénombrement ?
Le chneï Lou’hot ha Berit, partie «Loi ecrite», chapitre «trois campements», page 347a, cité par la ‘hassidout, dans le discours ‘hassidique «tu feras une fenêtre à l’arche», prononcé en 5673, explique que, grâce à ce recensement, les enfants d’israël devinrent «des éléments dénombrés». or, le traité Beïtsa 3b affirme que «ce qui est compté ne peut disparaître» et ce principe est retenu par le choul’han Arou’h, Yoré Déa, chapitre 110, paragraphe 1.
en effet, les enfants d’israël se trouvent, parmi les nations, comme «un agneau parmi soixante dix loups», selon l’expression du midrach esther rabba, chapitre 10, paragraphe 11, du midrach tan’houma, toledot, chapitre 5 et du traité Yoma 69b. ils pourraient donc se fondre parmi ces nations, ce qu’à D.ieu ne plaise. en conséquence, D.ieu demande de les compter, afin qu’ils soient «des éléments dénombrés» et ne puissent disparaître.
toutefois, on peut encore s’interroger. il est dit que «ce qui est compté ne peut disparaître» précisément parce que ce dénombrement est une marque d’importance, prévenant toute disparition. ce n’est donc pas le compte proprement dit qui empêche cette disparition. celui-ci n’est qu’une indication. en l’occurrence, les enfants d’israël sont intrinsèquement importants et ils méritent, de ce fait, d’être comptés. ils sont donc «des éléments dénombrés» même lorsque aucun recensement n’a été fait. Pourquoi était-il donc nécessaire de le réaliser ?
3. comme nous l’avons vu, la Parchat Bamidbar prépare au don de la torah. ce don réalisa la jonction entre «les créatures célestes» et les «créatures terrestres», entre la spiritualité et la matière. Les mitsvot pratiquées avant le don de la torah n’eurent aucun effet sur les objets matériels ayant permis de les accomplir. elles furent incapables de les sanctifier, comme l’explique le midrach chir hachirim rabba, au chapitre 1, commentant le verset «L’odeur de tes huiles».
Le don de la torah apporta aux Juifs la force de transformer la matière du monde grâce à la pratique des mitsvot, de lui insuffler la sainteté.
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Néanmoins, tout ce qui constitue la torah, y compris la proximité entre deux idées, est d’une grande précision. il faut en conclure que la Parchat Bamidbar est lue avant chavouot non seulement pour faire une rupture entre ces remontrances et le don de la torah, mais aussi parce que son contenu permet de se préparer à la recevoir.
De la même façon, la Parchat Nitsavim est lue avant roch hachana, non pas uniquement pour séparer cette fête des remontrances de la Parchat tavo, comme les tossafot le disent, également au traité meguila 31b, mais aussi parce que son premier verset, «Vous vous tenez tous en ce jour», fait précisément allusion au jour de roch hachana, selon le Likouteï torah, au début de la Parchat Nitsavim.
Parfois, on lit également la Parchat Nasso avant la fête de chavouot, tout comme on peut également lire la Parchat Vayéle’h avant roch hachana, mais il est clair que ceci ne remet pas en cause ce qui vient d’être dit. cela signifie simplement qu’il peut être nécessaire de disposer d’une préparation supplémentaire au don de la torah ou bien à roch hachana, mais ce n’est pas systématique le cas. A l’opposé, la Parchat Bamidbar et celle de Nitsavim sont bien des préparations indispensables.
Le contenu essentiel de la Parchat Bamidbar est le recensement des enfants d’israël. Du fait du contenu de cette Paracha et de l’autre dénombrement, qui figure dans la Parchat Pin’has, l’ensemble de ce livre est appelé «le ‘houmach des comptes», comme l’expliquent le traité Yoma 68b et le commentaire de rachi, à cette référence.
De fait, un autre compte, celui de l’omer, permet également de se préparer au don de la torah. il nous faut donc comprendre l’importance du compte, qui est si grande qu’elle permet de se préparer au don de la torah.
2. Pourquoi D.ieu demanda-t-il de recenser les enfants d’israël ? Le midrach Bamidbar rabba, chapitre 1, paragraphe 4, cité par rachi, dans son commentaire du début de la Paracha, explique que D.ieu souligne ainsi à quel point ils sont importants pour Lui : «Les enfants d’israël sont comparés à des corbeilles de blé, que l’on engrange en les comptant. De la même façon, le Saint béni soit-il compte les enfants d’israël à tout moment».
mais l’on peut néanmoins s’interroger. Un homme dénombre le blé qui est en sa possession, compte tenu de son importance, car il désire en établir le compte. en revanche, D.ieu ne connaît-il pas le nombre des enfants d’israël, avant même de les compter ? Dès lors, comment justifier qu’il demande ce dénombrement ?
Le chneï Lou’hot ha Berit, partie «Loi ecrite», chapitre «trois campements», page 347a, cité par la ‘hassidout, dans le discours ‘hassidique «tu feras une fenêtre à l’arche», prononcé en 5673, explique que, grâce à ce recensement, les enfants d’israël devinrent «des éléments dénombrés». or, le traité Beïtsa 3b affirme que «ce qui est compté ne peut disparaître» et ce principe est retenu par le choul’han Arou’h, Yoré Déa, chapitre 110, paragraphe 1.
en effet, les enfants d’israël se trouvent, parmi les nations, comme «un agneau parmi soixante dix loups», selon l’expression du midrach esther rabba, chapitre 10, paragraphe 11, du midrach tan’houma, toledot, chapitre 5 et du traité Yoma 69b. ils pourraient donc se fondre parmi ces nations, ce qu’à D.ieu ne plaise. en conséquence, D.ieu demande de les compter, afin qu’ils soient «des éléments dénombrés» et ne puissent disparaître.
toutefois, on peut encore s’interroger. il est dit que «ce qui est compté ne peut disparaître» précisément parce que ce dénombrement est une marque d’importance, prévenant toute disparition. ce n’est donc pas le compte proprement dit qui empêche cette disparition. celui-ci n’est qu’une indication. en l’occurrence, les enfants d’israël sont intrinsèquement importants et ils méritent, de ce fait, d’être comptés. ils sont donc «des éléments dénombrés» même lorsque aucun recensement n’a été fait. Pourquoi était-il donc nécessaire de le réaliser ?
3. comme nous l’avons vu, la Parchat Bamidbar prépare au don de la torah. ce don réalisa la jonction entre «les créatures célestes» et les «créatures terrestres», entre la spiritualité et la matière. Les mitsvot pratiquées avant le don de la torah n’eurent aucun effet sur les objets matériels ayant permis de les accomplir. elles furent incapables de les sanctifier, comme l’explique le midrach chir hachirim rabba, au chapitre 1, commentant le verset «L’odeur de tes huiles».
Le don de la torah apporta aux Juifs la force de transformer la matière du monde grâce à la pratique des mitsvot, de lui insuffler la sainteté.
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