Le Peuple juif, un agneau égaré ?? - Likoutei sihot - Volume 1 - Michpatim paragraphes 1-8

11 février 2023 · 20 chevat 5783 · 27:24 · 31 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Michpatim Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1

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1. On trouve, dans notre Sidra (22, 8), le verset suivant : “ Pour tout cas de malhonnêteté, concernant un bœuf, un âne, un mouton, un vêtement ou quoi que ce soit d’autre qui fut déclaré comme étant perdu et que des témoins affirment avoir vu, les prétentions des deux parties seront déférées au tribunal. Celui que le tribunal déclarera coupable paiera un montant double à l’autre partie ”. 1. On trouve, dans notre Sidra (22, 8), le verset suivant : “ Pour tout cas de malhonnêteté, concernant un bœuf, un âne, un mouton, un vêtement ou quoi que ce soit d’autre qui fut déclaré comme étant perdu et que des témoins affirment avoir vu, les prétentions des deux parties seront déférées au tribunal. Celui que le tribunal déclarera coupable paiera un montant double à l’autre partie ”.

La Guemara explique que ce verset fait référence à un gardien, prétendant ne plus être en possession d’un objet qui lui avait été confié et souhaitant ne pas être tenu d’en rembourser la valeur, ce qui lui sera accordé, s’il s’acquitte gratuitement de cette garde, lorsque l’objet a été volé ou égaré et, s’il reçoit un salaire pour cette garde, lorsqu’il l’a perdu pour une raison de force majeure.

En pareil cas, il lui sera demandé de jurer qu’il dit vrai. S’il s’avère, par la suite, qu’il a mal agi, s’est approprié l’objet et a fait un faux serment, “ les prétentions des deux parties seront déférées au tribunal. Celui que le tribunal déclarera coupable paiera un montant double à l’autre partie ”.

Nous avons déjà maintes fois expliqué que toutes les lois de la partie révélée de la Torah ont également une dimension morale. Bien plus, cette dernière est essentielle et la partie révélée n’en est qu’une conséquence.

Il existe donc également une application morale à tout ce qui vient d’être cité, la carence dans la garde de l’objet, la volonté de se l’approprier, le faux serment et la décision rendue en pareil cas, “ les prétentions des deux parties seront déférées au tribunal ”.

2. Dans l’un de ses discours ‘hassidiques, le Tséma’h Tsédek explique ce que l’on peut déduire de ce verset, pour le service de D.ieu, dans sa dimension spirituelle.

Une partie de ce discours sera présenté ici, pour ce qui concerne notre propos, avec quelques ajouts qui le préciseront.

Chaque Juif possède un dépôt de D.ieu, en l’occurrence une âme, qu’il doit garder, afin de lui conserver son intégrité et de lui éviter tout défaut, ce qu’à D.ieu ne plaise. Plus encore, il doit conduire cette âme vers un niveau plus haut que celui qui était le sien, avant sa descente ici-bas. On sait, en effet, que l’âme s’introduit dans un corps pour y recevoir l’élévation.

La garde confiée à un Juif implique également un serment. Nos Sages disent, en effet, à propos de cette âme qui doit descendre dans ce monde : “ On lui fait faire le serment suivant : Tu seras un Juste et tu ne seras pas un impie ”.

Le verset dit : “ Pour tout cas de malhonnêteté ”. Chaque fois que ce Juif agit avec indélicatesse envers le dépôt qui lui a été confié et transgresse son serment, il est motivé par “ un bœuf, un âne, un mouton, un vêtement ”, comme l’établit la suite de ce verset. Nous montrerons qu’il s’agit là des différentes formes que peut prendre l’âme animale. Ces manifestations sont à l’origine de tout ce “ qui fut déclaré comme perdu ”, de la perte de l’âme divine, ce qu’à D.ieu ne plaise, de sorte que “ des témoins affirment l’avoir vu ”.

De façon générale, ce que l’on peut voir et désigner en disant “ le voici ” appartient à la Divinité et à la sainteté, car seul D.ieu possède l’existence véritable. On peut le justifier de deux manières :

A) C’est uniquement de D.ieu que l’on peut dire “ Le voici ”, car un être créé ne possède pas d’existence propre, la vitalité que lui insuffle le Créateur le conduisant à l’existence, à chaque instant, à partir du néant. Selon les termes du Rambam, “ il n’est d’existence véritable que la Sienne ”.

B) De plus, le terme “ voici ” est précis. Il fait référence à un moment et à un lieu clairement définis. De ce fait, il ne peut désigner, à proprement parler, que la Divinité. Car, chaque être créé est, par nature, limité. Il ne peut se trouver en tout endroit, de sorte que l’on ne peut pas dire “ le voici ”.

A l’opposé, le Nom de D.ieu se trouve dans la bouche de chacun, (y compris des enfants, comme le souligne le Torah Or ”. Car, D.ieu est partout et “ il n’est pas de lieu duquel Il soit absent ”. On peut donc le désigner du doigt et dire “ Le voici ”.

Néanmoins, l’âme animale impose un voile à l’âme divine, qui, dès lors, peut dire “ voici ” à propos de ce qui n’est pas la Divinité. Néanmoins, l’âme animale impose un voile à l’âme divine, qui, dès lors, peut dire “ voici ” à propos de ce qui n’est pas la Divinité. Néanmoins, l’âme animale impose un voile à l’âme divine, qui, dès lors, peut dire “ voici ” à propos de ce qui n’est pas la Divinité.
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