Un jeune qui est vieux - Likoutei sihot - Volume 3 - Hossafot Pessa'h - Paragraphes 7-8

1er avril 2024 · 22 adar II 5784 · 8:14 · 23 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Pessa'h Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 3

Partager sur WhatsApp

7. "Je suis comme âgé de soixante dix ans".

Il est dit ici "comme âgé". Il s’agit d’une apparence et non d’une réalité et le traité Bera’hot 28a confirme qu’il semblait âgé.

Malgré cela, une image énoncée par la Torah est directement liée à ce qu’elle doit décrire et il faut en conclure qu’il paraissait âgé parce que, spirituellement, il l’était effectivement. De fait, le Siddour du Ari Zal précise qu’en lui adjoignant le nombre d’années de sa vie antérieure, on reconstitue effectivement ce compte de soixante dix ans. Ceci explique son apparence physique.

C’est pour cela qu’il dit ensuite: "et je n’ai pas eu le mérite", c’est-à-dire, "je n’ai pas pu emporter la victoire sur mes amis" pour que la Hala’ha retienne son avis, selon l’interprétation de Rabbi Ovadya de Bartenora. En effet, la raison de son étonnement est qu’il était "comme âgé de soixante dix ans", puisque, spirituellement, c’était bien le cas. Il aurait donc dû être à même de faire prévaloir son opinion.

Sa vieillesse spirituelle était liée à la Torah et, de ce fait, son avis aurait dû être retenu par la Hala’ha. En conséquence, il devint vieux, y compris au sens physique, ce qui se marqua, d’une façon apparente, y compris en ses cheveux, qui sont accessoires par rapport au corps. Il reçut donc "dix huit rangées de cheveux blancs".

En effet, commentant le verset "D.ieu conduit à l’achèvement pour moi", le Yerouchalmi explique que l’existence du monde se met en conformité avec l’avis de la Torah.

8. Il découle de cela un enseignement pour le service de D.ieu de chacun.

Les âmes de notre génération, pour la plupart, ne vivent pas pour la première fois. Elles ont déjà eu des vies antérieures et, pour servir D.ieu, elles doivent donc tenir compte non seulement de cette vie, mais aussi des précédentes.

Or, il ne faut pas penser qu’une vie antérieure n’a qu’une incidence purement spirituelle, dans les mondes supérieurs. En se liant à la Torah, on peut mettre en évidence le bien de cette vie antérieure et s’en trouver renforcé, non seulement dans son intellect et ses sentiments, dans ses forces profondes, mais aussi dans celles qui sont extérieures, au même titre que les cheveux, c’est-à-dire les pensées, les paroles et les actions de l’existence quotidienne.

Parfois, il faut donc prendre un engagement et mettre en pratique des actes de la Torah et des Mitsvot qu’on paraît ne pas avoir le moyen d’assumer.

Autres cours de la série Likoutei sihot

Toutes les vidéos

Autres cours de Rav Menahem Altabe

Toutes les vidéos