Les indices de cacherout des animaux - Likoutei sihot - Volume 2 - Reéh Paragraphes 1 - 7
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Re'eh Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 2
1. Notre Sidra définit les animaux purs, “ voici les animaux que vous mangerez ” et ceux qui sont impurs, “ les animaux que vous ne mangerez pas ”. La Torah donne deux critères permettant de reconnaître ceux qui sont comestibles. Ceux-là doivent ruminer et avoir le sabot fendu.
Les critères énoncés par la Torah peuvent être classés en deux catégories. Certains ont un lien de causalité avec ce qu’ils décrivent. En l’occurrence, on pourrait dire qu’un animal est cacher parce qu’il rumine et a le sabot fendu. D’autres critères, en revanche, ont uniquement un caractère discriminant. Ils ne sont pas à l’origine de ce qu’ils décrivent et ne possèdent qu’une valeur indicative, précisant ce qui est pur et ce qui ne l’est pas.
La ‘Hassidout, dimension profonde de la Torah, établit un lien entre une image et ce qu’elle décrit. Même si l’image a un caractère étranger par rapport au concept qu’elle illustre, elle n’en est pas moins liée à lui. En effet, rien n’est livré au hasard, ici-bas et l’image ne peut décrire le concept que dans la mesure où elle en découle. De fait, le concept, tel qu’il est en sa source, devient une image, parvenu dans ce monde inférieur.
Il faut en conclure que des indices, qu’ils appartiennent à la première catégorie ou à la seconde, sont liés à ce qu’ils décrivent, y compris quand ils ne sont pas des causes, mais uniquement des indications. En effet, ils ne sont nullement le fait du hasard, mais bien ce qui découle, ici-bas, d’une situation émanant d’un stade plus élevé de la création.
En conséquence, le fait de ruminer et d’avoir le sabot fendu, qu’il s’agisse d’indices de la première catégorie ou de la seconde, est directement lié avec “ les animaux que vous mangerez ”.
2. Pour se nourrir, on prend un animal, un végétal ou un minéral et, en le consommant, on le confond à sa chair et à son sang, de sorte qu’à son tour, celui-ci devienne humain et, de la sorte, reçoive la plus haute élévation qu’il puisse obtenir.
Certains caractères sont communs aux hommes, aux minéraux, aux végétaux et aux animaux. Ainsi, le traité ‘Haguiga 16a dit que l’homme “ ressemble à un animal par trois aspects ”, alors qu’il s’en distingue dans d’autres domaines et marque alors pleinement sa condition humaine.
De fait, les minéraux, végétaux et animaux ne sont pas un but en soi. L’homme, en revanche, est bien la finalité ultime, de sorte que les autres catégories s’élèvent quand elles s’intègrent en lui. Il en est de même au sein du règne humain. Les caractères de l’homme que l’on retrouve également dans les minéraux, végétaux et animaux ne marquent pas toute sa grandeur. Celle-ci apparaît en ce qui, au sein de sa personne, est spécifiquement humain. Ce dernier aspect doit donc intégrer tous les autres, afin de les affiner.
Lorsqu’un homme se sert d’un minéral, d’un végétal ou d’un animal, dont il fait une partie de lui-même, il doit l’intégrer dans la partie humaine de sa personnalité. Pour cela, il en fera usage d’une manière digne de sa condition d’homme.
3. Adam, l’homme est de la même étymologie que “ Je suis à l’image (Adamé) du Très Haut ”, Qui siège sur le Trône céleste et Qui est l’Homme véritable, présentant toute la qualité de la condition humaine. C’est précisément pour cela qu’Il est appelé “ Homme ”.
L’homme reçoit l’élévation lorsqu’il s’intègre en l’Homme céleste. Pour cela, il doit mettre en pratique la mission qu’Il lui confie. Le Likouteï Torah explique que, de cette manière, il s’identifie à Lui. Dès lors, il devient effectivement partie intégrante de l’Homme céleste.
On obtient un tel résultat progressivement, étape par étape, jusqu’à y parvenir pleinement. En effet, le verset dit d’abord que “ vous marcherez derrière l’Eternel votre D.ieu ”, définissant ainsi une approche superficielle, “ par derrière ”. Puis, il décrit le sommet de l’élévation en ces termes: “ Vous vous attacherez à Lui ”, au point de perdre toute existence propre et de ne former, avec lui, qu’une seule et même entité.
Moché notre maître y parvint et il dit: “ Je donnerai de l’herbe dans ton champ ”. Il était totalement soumis à D.ieu, au point de faire abstraction de sa propre personne, de sorte que “ la Parole de D.ieu s’exprimait par sa bouche ”. Sa voix véhiculait le message de D.ieu et il mit ainsi pleinement en pratique les termes du verset: “ Vous vous attacherez à Lui ”.
Ce qui fut vrai de sa propre personne l’était également pour les minéraux, végétaux et animaux dont il faisait usage. Il parvenait à les inclure en l’Homme céleste.
4. Il est dit que “ l’esprit de l’animal est attiré vers le bas ”. Dès lors, comment aller à l’encontre de sa nature et lui apporter l’élévation, d’abord en l’homme inférieur, puis en l’Homme céleste? Il y a là un parcours impressionnant, depuis “ vous marcherez derrière l’Eternel votre D.ieu ”, jusqu’à “ Vous vous attacherez à Lui ”. Or, soulignent nos Sages, “ tous les chemins sont réputés dangereux ”.
...
Les critères énoncés par la Torah peuvent être classés en deux catégories. Certains ont un lien de causalité avec ce qu’ils décrivent. En l’occurrence, on pourrait dire qu’un animal est cacher parce qu’il rumine et a le sabot fendu. D’autres critères, en revanche, ont uniquement un caractère discriminant. Ils ne sont pas à l’origine de ce qu’ils décrivent et ne possèdent qu’une valeur indicative, précisant ce qui est pur et ce qui ne l’est pas.
La ‘Hassidout, dimension profonde de la Torah, établit un lien entre une image et ce qu’elle décrit. Même si l’image a un caractère étranger par rapport au concept qu’elle illustre, elle n’en est pas moins liée à lui. En effet, rien n’est livré au hasard, ici-bas et l’image ne peut décrire le concept que dans la mesure où elle en découle. De fait, le concept, tel qu’il est en sa source, devient une image, parvenu dans ce monde inférieur.
Il faut en conclure que des indices, qu’ils appartiennent à la première catégorie ou à la seconde, sont liés à ce qu’ils décrivent, y compris quand ils ne sont pas des causes, mais uniquement des indications. En effet, ils ne sont nullement le fait du hasard, mais bien ce qui découle, ici-bas, d’une situation émanant d’un stade plus élevé de la création.
En conséquence, le fait de ruminer et d’avoir le sabot fendu, qu’il s’agisse d’indices de la première catégorie ou de la seconde, est directement lié avec “ les animaux que vous mangerez ”.
2. Pour se nourrir, on prend un animal, un végétal ou un minéral et, en le consommant, on le confond à sa chair et à son sang, de sorte qu’à son tour, celui-ci devienne humain et, de la sorte, reçoive la plus haute élévation qu’il puisse obtenir.
Certains caractères sont communs aux hommes, aux minéraux, aux végétaux et aux animaux. Ainsi, le traité ‘Haguiga 16a dit que l’homme “ ressemble à un animal par trois aspects ”, alors qu’il s’en distingue dans d’autres domaines et marque alors pleinement sa condition humaine.
De fait, les minéraux, végétaux et animaux ne sont pas un but en soi. L’homme, en revanche, est bien la finalité ultime, de sorte que les autres catégories s’élèvent quand elles s’intègrent en lui. Il en est de même au sein du règne humain. Les caractères de l’homme que l’on retrouve également dans les minéraux, végétaux et animaux ne marquent pas toute sa grandeur. Celle-ci apparaît en ce qui, au sein de sa personne, est spécifiquement humain. Ce dernier aspect doit donc intégrer tous les autres, afin de les affiner.
Lorsqu’un homme se sert d’un minéral, d’un végétal ou d’un animal, dont il fait une partie de lui-même, il doit l’intégrer dans la partie humaine de sa personnalité. Pour cela, il en fera usage d’une manière digne de sa condition d’homme.
3. Adam, l’homme est de la même étymologie que “ Je suis à l’image (Adamé) du Très Haut ”, Qui siège sur le Trône céleste et Qui est l’Homme véritable, présentant toute la qualité de la condition humaine. C’est précisément pour cela qu’Il est appelé “ Homme ”.
L’homme reçoit l’élévation lorsqu’il s’intègre en l’Homme céleste. Pour cela, il doit mettre en pratique la mission qu’Il lui confie. Le Likouteï Torah explique que, de cette manière, il s’identifie à Lui. Dès lors, il devient effectivement partie intégrante de l’Homme céleste.
On obtient un tel résultat progressivement, étape par étape, jusqu’à y parvenir pleinement. En effet, le verset dit d’abord que “ vous marcherez derrière l’Eternel votre D.ieu ”, définissant ainsi une approche superficielle, “ par derrière ”. Puis, il décrit le sommet de l’élévation en ces termes: “ Vous vous attacherez à Lui ”, au point de perdre toute existence propre et de ne former, avec lui, qu’une seule et même entité.
Moché notre maître y parvint et il dit: “ Je donnerai de l’herbe dans ton champ ”. Il était totalement soumis à D.ieu, au point de faire abstraction de sa propre personne, de sorte que “ la Parole de D.ieu s’exprimait par sa bouche ”. Sa voix véhiculait le message de D.ieu et il mit ainsi pleinement en pratique les termes du verset: “ Vous vous attacherez à Lui ”.
Ce qui fut vrai de sa propre personne l’était également pour les minéraux, végétaux et animaux dont il faisait usage. Il parvenait à les inclure en l’Homme céleste.
4. Il est dit que “ l’esprit de l’animal est attiré vers le bas ”. Dès lors, comment aller à l’encontre de sa nature et lui apporter l’élévation, d’abord en l’homme inférieur, puis en l’Homme céleste? Il y a là un parcours impressionnant, depuis “ vous marcherez derrière l’Eternel votre D.ieu ”, jusqu’à “ Vous vous attacherez à Lui ”. Or, soulignent nos Sages, “ tous les chemins sont réputés dangereux ”.
...