Le désert de l'exil - Likoutei sihot - Volume 2 - Ekev - Paragraphes 1 6
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Ekev Série : EkevSérie : Likoutei sihot
1. La Sidra de cette semaine, Ekev, est lue pendant la période des sept semaines de consolation. En effet, cette consolation n’est pas apportée uniquement par la Haftara, mais également par la Sidra. De façon générale, la Haftara reprend le contenu de la Sidra. En l’occurrence, elle traite de la consolation qu’apportera la délivrance. Il faut en conclure que la Sidra traite également de ce même sujet.
De fait, toute la Torah parle de la délivrance et nos Sages constatent que “ n’est libre que celui qui se consacre à l’étude de la Torah ”. En effet, son âme divine est alors libérée de l’exil imposé par son corps et par son âme animale. De la sorte, le corps peut lui-même quitter l’exil, au sens le plus littéral.
Pour autant, la Torah évoque également d’autres sujets, par l’intermédiaire desquels la délivrance est obtenue. Pendant les sept semaines de consolation, en revanche, les Sidrot parlent directement de la délivrance.
Nous nous trouvons actuellement en exil. Pour définir la délivrance, il nous faut, au préalable, comprendre ce qu’est l’exil et ce qui est à son origine. En en déterminant la cause, il sera également possible de la faire disparaître et donc d’en supprimer la conséquence, l’exil lui-même. Dès lors, ce sera la délivrance.
Une image matérielle nous permettra de le comprendre, celle d’un malade. Lorsque celui-ci a conscience de ne pas être en bonne santé et sait de quelle affection il est atteint, il consultera un médecin, saura de quelle manière il doit lui présenter l’affection dont il souffre. Un traitement approprié lui sera donc prescrit et, de la sorte, il pourra guérir.
Ainsi, la conscience d’être malade et la connaissance de la maladie constituent, d’ores et déjà, la moitié de la guérison. Bien plus, elles apporteront elles-mêmes, par la suite, également la seconde moitié, de sorte que ce malade puisse être complètement guéri.
En donnant une définition précise de l’exil et de sa cause, on perçoit, d’ores et déjà, la délivrance. En effet, on cherchera à transformer l’exil, à le faire disparaître, afin de se rendre enfin dans un “ pays bon et large ”.
2. Lorsque les enfants d’Israël pénétrèrent, pour la première fois, dans “ le pays bon et large ”, ils traversèrent d’abord un immense désert, puis ils le quittèrent et entrèrent en Erets Israël. Or, “ les actes des pères sont des indications pour les enfants ”.
La Torah nous décrit le désert dans lequel les enfants d’Israël se trouvaient avant d’entrer en Terre Sainte et nous devons en déduire que l’exil dans lequel nous nous trouvons est également comparable à ce désert, dans lequel nos ancêtres séjournèrent alors. Et, en apprenant à connaître ce désert, nous pourrons définir également le présent exil. De la sorte, il nous sera possible de nous préserver de cette situation.
Notre Sidra, l’une des sept de consolation, fait la description de ce désert. Le verset le définit comme “ le grand et redoutable désert, avec des serpents, des vipères, des scorpions et la soif qu’aucune eau ne vient étancher ”. Chacun de ces aspects s’applique à la fois au désert et au présent exil.
La connaissance de ces différents aspects peut effectivement apporter la consolation. En effet, elle nous permettra de prendre conscience de ce qui doit être réparé, afin de retourner dans “ le pays bon et large ”.
3. Le désert n’est pas un lieu d’habitation. Or, celui-ci est qualifié de “ grand ”, de sorte que l’endroit qui n’est pas habité par les hommes est plus grand que celui qui l’est. Et, ces hommes sont, en l’occurrence, les Juifs, bâtis à l’image de l’Homme Supérieur, Qui siège sur le Trône céleste.
Le grand désert que les hommes n’habitent pas est plus grand que le lieu de leur résidence. Il est dit que “ vous êtes la minorité d’entre les nations ”. Au sein même du peuple juif, ceux qui respectent la Torah et les Mitsvot de la manière qui convient, ne sont pas majoritaires, en tout cas pour l’heure et de manière transitoire.
Le premier terme par lequel le verset qualifie le désert est celui de “ grand ”. La cause initiale de la chute, le premier pas conduisant vers elle et provoquant l’exil est l’idée que le monde qui entoure l’homme est plus important que lui. L’endroit habitable, les Juifs et le Judaïsme, ne sont qu’un modeste lieu, alors que le monde, le “ désert des nations ” est “ grand ”, au point de dépasser les valeurs juives.
En réalité, rien au monde ne peut dominer un Juif. Bien au contraire, tous lui sont soumis et la Haftara de cette semaine, précisément, dit que “ les rois seront tes serviteurs et les princesses, tes nourrices ”. Commentant le verset “ toutes les nations verront que tu portes le Nom de D.ieu et elles te craindront ”, nos Sages disent : “ Ceci fait allusion aux Tefillin de la tête ”.
Celui qui porte sur la tête le verset : “ Ecoute, Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un ”, dont l’intellect est empli de la conscience que D.ieu est le seul Maître du monde entier, inspirera véritablement la crainte à tous
De fait, toute la Torah parle de la délivrance et nos Sages constatent que “ n’est libre que celui qui se consacre à l’étude de la Torah ”. En effet, son âme divine est alors libérée de l’exil imposé par son corps et par son âme animale. De la sorte, le corps peut lui-même quitter l’exil, au sens le plus littéral.
Pour autant, la Torah évoque également d’autres sujets, par l’intermédiaire desquels la délivrance est obtenue. Pendant les sept semaines de consolation, en revanche, les Sidrot parlent directement de la délivrance.
Nous nous trouvons actuellement en exil. Pour définir la délivrance, il nous faut, au préalable, comprendre ce qu’est l’exil et ce qui est à son origine. En en déterminant la cause, il sera également possible de la faire disparaître et donc d’en supprimer la conséquence, l’exil lui-même. Dès lors, ce sera la délivrance.
Une image matérielle nous permettra de le comprendre, celle d’un malade. Lorsque celui-ci a conscience de ne pas être en bonne santé et sait de quelle affection il est atteint, il consultera un médecin, saura de quelle manière il doit lui présenter l’affection dont il souffre. Un traitement approprié lui sera donc prescrit et, de la sorte, il pourra guérir.
Ainsi, la conscience d’être malade et la connaissance de la maladie constituent, d’ores et déjà, la moitié de la guérison. Bien plus, elles apporteront elles-mêmes, par la suite, également la seconde moitié, de sorte que ce malade puisse être complètement guéri.
En donnant une définition précise de l’exil et de sa cause, on perçoit, d’ores et déjà, la délivrance. En effet, on cherchera à transformer l’exil, à le faire disparaître, afin de se rendre enfin dans un “ pays bon et large ”.
2. Lorsque les enfants d’Israël pénétrèrent, pour la première fois, dans “ le pays bon et large ”, ils traversèrent d’abord un immense désert, puis ils le quittèrent et entrèrent en Erets Israël. Or, “ les actes des pères sont des indications pour les enfants ”.
La Torah nous décrit le désert dans lequel les enfants d’Israël se trouvaient avant d’entrer en Terre Sainte et nous devons en déduire que l’exil dans lequel nous nous trouvons est également comparable à ce désert, dans lequel nos ancêtres séjournèrent alors. Et, en apprenant à connaître ce désert, nous pourrons définir également le présent exil. De la sorte, il nous sera possible de nous préserver de cette situation.
Notre Sidra, l’une des sept de consolation, fait la description de ce désert. Le verset le définit comme “ le grand et redoutable désert, avec des serpents, des vipères, des scorpions et la soif qu’aucune eau ne vient étancher ”. Chacun de ces aspects s’applique à la fois au désert et au présent exil.
La connaissance de ces différents aspects peut effectivement apporter la consolation. En effet, elle nous permettra de prendre conscience de ce qui doit être réparé, afin de retourner dans “ le pays bon et large ”.
3. Le désert n’est pas un lieu d’habitation. Or, celui-ci est qualifié de “ grand ”, de sorte que l’endroit qui n’est pas habité par les hommes est plus grand que celui qui l’est. Et, ces hommes sont, en l’occurrence, les Juifs, bâtis à l’image de l’Homme Supérieur, Qui siège sur le Trône céleste.
Le grand désert que les hommes n’habitent pas est plus grand que le lieu de leur résidence. Il est dit que “ vous êtes la minorité d’entre les nations ”. Au sein même du peuple juif, ceux qui respectent la Torah et les Mitsvot de la manière qui convient, ne sont pas majoritaires, en tout cas pour l’heure et de manière transitoire.
Le premier terme par lequel le verset qualifie le désert est celui de “ grand ”. La cause initiale de la chute, le premier pas conduisant vers elle et provoquant l’exil est l’idée que le monde qui entoure l’homme est plus important que lui. L’endroit habitable, les Juifs et le Judaïsme, ne sont qu’un modeste lieu, alors que le monde, le “ désert des nations ” est “ grand ”, au point de dépasser les valeurs juives.
En réalité, rien au monde ne peut dominer un Juif. Bien au contraire, tous lui sont soumis et la Haftara de cette semaine, précisément, dit que “ les rois seront tes serviteurs et les princesses, tes nourrices ”. Commentant le verset “ toutes les nations verront que tu portes le Nom de D.ieu et elles te craindront ”, nos Sages disent : “ Ceci fait allusion aux Tefillin de la tête ”.
Celui qui porte sur la tête le verset : “ Ecoute, Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est Un ”, dont l’intellect est empli de la conscience que D.ieu est le seul Maître du monde entier, inspirera véritablement la crainte à tous