Eloul, se donner à D ieu - Likoutei sihot - Volume 2 - Eloul Reéh - Paragraphes 8 - 10
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Re'eh Elloul Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 2
8. Le Likouteï Torah rapporte une parabole, précisant la différence entre le mois d’Elloul et celui de Tichri. Elloul est comparable à un roi qui se trouverait dans le champ, avant de se rendre à la ville, alors que Tichri est le même roi, ayant d’ores et déjà réintégré son palais.
Lorsque le roi est dans son palais, il n’est pas accessible à tous. Diverses préparations sont nécessaires, avant de pouvoir le rencontrer. Quand il se rend dans le champ, en revanche, il n’a pas le faste et l’apparat qui caractérisent son palais, mais, précisément de ce fait, chacun peut s’adresser à lui. Le roi accueille ceux qui l’interrogent avec bienveillance et il écoute toutes les requêtes.
En Elloul, D.ieu s’adresse à chaque Juif, qui peut Lui formuler sa demande, comme le Likouteï Torah l’explique, de manière précise.
Bien évidemment, quand le Roi est dans le champ, il est nécessaire d’être beaucoup plus prudent. En effet, l’homme se trouve dans son état ordinaire lorsque le Roi se tourne vers lui et entend sa requête. Bien plus, Il lui montre alors toute Sa bienveillance et cet homme pourrait donc se tromper, en déduire qu’il ne doit nullement modifier son état, puisque le Roi Lui-même vient le voir!
Quand le Roi est dans Son palais, l’erreur est exclue. L’homme sait qu’il ne pourra pas y pénétrer tant qu’il n’aura pas effectué tous les préparatifs nécessaires. Et, il sera reçu uniquement pour le laps de temps qu’il mérite. Selon les termes du traité Meguila 12a, “ celui qui mérite d’aller dans la cour ira dans la cour. Celui qui mérite d’aller dans le jardin ira dans le jardin. Celui qui mérite de pénétrer dans l’édifice pénétrera dans l’édifice ”.
A l’opposé, quand le Roi est dans le champ, l’erreur est aisée et une prudence particulière est donc de mise.
9. Il en va de même pour le mois d’Elloul. D.ieu se révèle à chacun, quelle que soit sa situation. Il lui montre un visage bienveillant et il y a là un état particulièrement enviable, dès lors que chacun peut percevoir la Divinité. Mais, des précautions sont alors indispensables. Il ne faut pas penser que l’on peut rester ainsi, sans rien modifier.
De fait, on effectue alors les trente neuf travaux profanes qui sont interdits pendant le Chabbat, car les jours d’Elloul ne sont pas des festivités. Pour autant, les treize Attributs de Miséricorde divine se révèlent et le traité Roch Hachana 17b explique que “ le Saint béni soit-Il, tel un officiant, se revêt du Talith: ‘Et l’Eternel passa devant son visage et il appela: Eternel, Eternel ”. Il y a là une révélation du Nom divin Qui transcende l’enchaînement des mondes.
10. Le Peri Ets ‘Haïm fait remarquer que les initiales des mots constituant le verset qui introduit le Cantique de la mer: “ Pour D.ieu, ils dirent, pour dire, ce Cantique ” forment le nom d’Elloul. Or, on peut s’interroger sur cette affirmation. Quel rapport y a-t-il entre ce verset et ce mois? Et que signifie l’expression “ ils dirent, pour dire ”?
De façon générale, “ pour dire ” indique que ces propos doivent être transmis à une autre personne. Mais, en l’occurrence, tous les enfants d’Israël étaient présents, lors de la traversée de la mer Rouge. Dès lors, qui pouvait être concerné par cette transmission?
La réponse est la suivante. Ces mots doivent être transmis aux générations ultérieures. A chaque époque, on doit savoir que “ Je chanterai pour l’Eternel, car Il est élevé ”.
Celui qui prononce un Cantique pour D.ieu ressent l’élévation. Bien plus, le Targoum dit: “ Il s’élève au dessus de Son élévation ”. Ainsi, l’élévation existe. Il y a des anges, là-haut, des astres qui règlent le comportement naturel, au sein de l’enchaînement des mondes. Mais, D.ieu abandonne tout cela et le place sous l’autorité d’un Juif qui se consacre pleinement à Lui.
Telle est la manière de servir D.ieu qui caractérise le mois d’Elloul, “ Pour D.ieu, ils dirent, pour dire, ce Cantique ”. Il faut alors se donner pleinement à D.ieu et le moyen d’y parvenir est la Techouva, “ l’esprit retourne vers D.ieu ”, sentiment qui inspire également le Cantique.
En offrant pleinement sa personne à D.ieu, on obtient qu’un autre Juif en fasse de même, “ ils dirent, pour dire ”, pour toutes les générations. Alors, l’élévation est effective et l’on prend ainsi possession du monde, car “ le serviteur du Roi est comme le Roi ” et l’on est bien le serviteur de D.ieu, Qui “ règne et se revêt de gloire ”.
Lorsque le roi est dans son palais, il n’est pas accessible à tous. Diverses préparations sont nécessaires, avant de pouvoir le rencontrer. Quand il se rend dans le champ, en revanche, il n’a pas le faste et l’apparat qui caractérisent son palais, mais, précisément de ce fait, chacun peut s’adresser à lui. Le roi accueille ceux qui l’interrogent avec bienveillance et il écoute toutes les requêtes.
En Elloul, D.ieu s’adresse à chaque Juif, qui peut Lui formuler sa demande, comme le Likouteï Torah l’explique, de manière précise.
Bien évidemment, quand le Roi est dans le champ, il est nécessaire d’être beaucoup plus prudent. En effet, l’homme se trouve dans son état ordinaire lorsque le Roi se tourne vers lui et entend sa requête. Bien plus, Il lui montre alors toute Sa bienveillance et cet homme pourrait donc se tromper, en déduire qu’il ne doit nullement modifier son état, puisque le Roi Lui-même vient le voir!
Quand le Roi est dans Son palais, l’erreur est exclue. L’homme sait qu’il ne pourra pas y pénétrer tant qu’il n’aura pas effectué tous les préparatifs nécessaires. Et, il sera reçu uniquement pour le laps de temps qu’il mérite. Selon les termes du traité Meguila 12a, “ celui qui mérite d’aller dans la cour ira dans la cour. Celui qui mérite d’aller dans le jardin ira dans le jardin. Celui qui mérite de pénétrer dans l’édifice pénétrera dans l’édifice ”.
A l’opposé, quand le Roi est dans le champ, l’erreur est aisée et une prudence particulière est donc de mise.
9. Il en va de même pour le mois d’Elloul. D.ieu se révèle à chacun, quelle que soit sa situation. Il lui montre un visage bienveillant et il y a là un état particulièrement enviable, dès lors que chacun peut percevoir la Divinité. Mais, des précautions sont alors indispensables. Il ne faut pas penser que l’on peut rester ainsi, sans rien modifier.
De fait, on effectue alors les trente neuf travaux profanes qui sont interdits pendant le Chabbat, car les jours d’Elloul ne sont pas des festivités. Pour autant, les treize Attributs de Miséricorde divine se révèlent et le traité Roch Hachana 17b explique que “ le Saint béni soit-Il, tel un officiant, se revêt du Talith: ‘Et l’Eternel passa devant son visage et il appela: Eternel, Eternel ”. Il y a là une révélation du Nom divin Qui transcende l’enchaînement des mondes.
10. Le Peri Ets ‘Haïm fait remarquer que les initiales des mots constituant le verset qui introduit le Cantique de la mer: “ Pour D.ieu, ils dirent, pour dire, ce Cantique ” forment le nom d’Elloul. Or, on peut s’interroger sur cette affirmation. Quel rapport y a-t-il entre ce verset et ce mois? Et que signifie l’expression “ ils dirent, pour dire ”?
De façon générale, “ pour dire ” indique que ces propos doivent être transmis à une autre personne. Mais, en l’occurrence, tous les enfants d’Israël étaient présents, lors de la traversée de la mer Rouge. Dès lors, qui pouvait être concerné par cette transmission?
La réponse est la suivante. Ces mots doivent être transmis aux générations ultérieures. A chaque époque, on doit savoir que “ Je chanterai pour l’Eternel, car Il est élevé ”.
Celui qui prononce un Cantique pour D.ieu ressent l’élévation. Bien plus, le Targoum dit: “ Il s’élève au dessus de Son élévation ”. Ainsi, l’élévation existe. Il y a des anges, là-haut, des astres qui règlent le comportement naturel, au sein de l’enchaînement des mondes. Mais, D.ieu abandonne tout cela et le place sous l’autorité d’un Juif qui se consacre pleinement à Lui.
Telle est la manière de servir D.ieu qui caractérise le mois d’Elloul, “ Pour D.ieu, ils dirent, pour dire, ce Cantique ”. Il faut alors se donner pleinement à D.ieu et le moyen d’y parvenir est la Techouva, “ l’esprit retourne vers D.ieu ”, sentiment qui inspire également le Cantique.
En offrant pleinement sa personne à D.ieu, on obtient qu’un autre Juif en fasse de même, “ ils dirent, pour dire ”, pour toutes les générations. Alors, l’élévation est effective et l’on prend ainsi possession du monde, car “ le serviteur du Roi est comme le Roi ” et l’on est bien le serviteur de D.ieu, Qui “ règne et se revêt de gloire ”.