Où trouver la force de continuer ? Likoutei sihot - Volume 1 - Parachat Vayéra - Paragraphes 8-16
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Vayera Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
8. L’une des qualités qui fut acquise par Avraham en pratiquant la circoncision fut la possibilité d’enfanter Its’hak. Nos Sages soulignent, en effet, que sa conception devait être réalisée à partir d’une goutte de semence pure, ainsi qu’il est dit: «Il sanctifia celui qu’Il aimait depuis sa conception».
Certes, Avraham, avant de se circoncire, était parfaitement soumis à D.ieu. Pour autant, il ne pouvait pas encore donner naissance à Its’hak. Puis, la circoncision lui apporta la perfection, ainsi qu’il est dit: «sois intègre». Dès lors, il put concevoir son fils.
On peut en déduire qu’Its’hak possédait une élévation que n’avait pas Avraham, pour la naissance duquel une telle condition ne fut pas imposée. A l’opposé, toutes les qualités auparavant accumulées par Avraham n’étaient pas encore suffisantes pour la conception d’Its’hak. Il fallait en outre qu’il «soit intègre».
9. Pourquoi Its’hak dut-il être conçu à partir d’une goutte de semence pure?
On peut constater, entre Avraham et Its’hak, la différence suivante.
Avraham provoqua le dévoilement de D.ieu ici-bas, alors qu’Its’hak réalisa l’élévation de la matière du monde.
Plusieurs textes de ‘Hassidout expliquent que le service de D.ieu d’Avraham était basé sur un amour de D.ieu comparé à de l’eau. Ainsi, nous disons, dans la prière de la pluie, «souviens-Toi du père (Avraham) qui était attiré vers Toi, comme de l’eau». Par nature, l’eau s’écoule, du point le plus haut vers le plus bas.
L’amour de D.ieu d’Its’hak, à l’opposé, était comparable à des flammes. Et, par nature, le feu se dresse vers le haut.
Mais, la différence entre Avraham et Its’hak ne se marqua pas uniquement dans l’effort que chacun réalisa sur sa propre personne. Il intervint également dans l’oeuvre que l’un et l’autre accomplirent dans le monde.
Avraham attira une révélation céleste ici-bas, alors qu’Its’hak s’employa à élever la matière, en faisant un réceptacle pour la Divinité.
La même différence apparaît également dans leurs comportements que l’un et l’autre adoptèrent, tels que la Torah nous les décrit.
10. Notre père Avraham fit que le Divin soit accessible à tous, dans le pays de Canaan qui n’avait encore subi aucune transformation, de même qu’en Egypte. Il fit connaître D.ieu également aux arabes, qui se prosternaient alors devant la poussière de leurs pieds, parvenant ainsi au comble de la bassesse.
On définit, en effet, les trois parties constitutives de l’organisme humain, la tête, le corps et les jambes. Le pied en est bien l’organe le plus inférieur et la poussière qui le recouvre est plus basse que le pied lui-même. Ces hommes étaient donc si grossiers qu’ils se prosternaient devant la poussière de leurs pieds, plaçant, de la sorte, leur intellect plus bas que cette poussière.
Or, Avraham s’employa à ce que de telles personnes aient également connaissance de l’existence de D.ieu. Commentant le verset «et il invoqua là-bas le Nom de l’Eternel, D.ieu du monde», nos Sages disent: «Ne lis pas: il invoqua, mais: il fit invoquer». Il fut capable de conduire d’autres personnes à invoquer le D.ieu du monde.
Avraham rechercha systématiquement la révélation de D.ieu dans ce monde. Les voies qu’il emprunta, les instruments qu’il employa en portent également la marque. Ainsi, disent nos Sages, pour faire connaître l’existence de D.ieu dans le monde, Avraham eut recours à l’hospitalité.
Il recevait des invités, dans le désert, leur servait toutes les bonnes choses, puis, lorsqu’ils voulaient le remercier, il leur disait: «Bénissez Celui Qui vous a donné à manger. Louez, remerciez et magnifiez Celui Qui créa le monde par Sa Parole».
11. Its’hak, à l’opposé, rechercha l’élévation de la matière. Il n’eut donc aucun contact avec l’Egypte, ni même, d’une manière plus générale, avec l’extérieur d’Erets Israël. En effet, il avait été consacré à D.ieu, lors du sacrifice. Bien plus, alors qu’il se trouvait déjà en Erets Israël, son activité consistait à creuser des puits, révélant ainsi la Divinité dans le monde par l’élévation qu’il conférait à la matière. De fait, Its’hak était détaché du monde, ayant acquis une immense élévation.
Et, en conséquence, il exerça une action similaire envers la matière, chercha à l’affiner, à en faire un réceptacle pour la Divinité, permettant de La révéler.
12. La Torah nous raconte de quelle manière Its’hak creusa des puits, révélant et mettant en évidence les eaux vives qui sont enfouies sous la terre. Il n’y déversa pas des eaux vives provenant d’un autre endroit, mais il fit apparaître celles qui se trouvaient dans ce lieu, mais restaient encore cachées.
Car, les eaux vives sont effectivement présentes. Elles sont, cependant, recouvertes par de la terre, de la boue et des pierres. Mais, lorsque l’on retire ce qui les cache, elles se révèlent pleinement.
Certes, Avraham, avant de se circoncire, était parfaitement soumis à D.ieu. Pour autant, il ne pouvait pas encore donner naissance à Its’hak. Puis, la circoncision lui apporta la perfection, ainsi qu’il est dit: «sois intègre». Dès lors, il put concevoir son fils.
On peut en déduire qu’Its’hak possédait une élévation que n’avait pas Avraham, pour la naissance duquel une telle condition ne fut pas imposée. A l’opposé, toutes les qualités auparavant accumulées par Avraham n’étaient pas encore suffisantes pour la conception d’Its’hak. Il fallait en outre qu’il «soit intègre».
9. Pourquoi Its’hak dut-il être conçu à partir d’une goutte de semence pure?
On peut constater, entre Avraham et Its’hak, la différence suivante.
Avraham provoqua le dévoilement de D.ieu ici-bas, alors qu’Its’hak réalisa l’élévation de la matière du monde.
Plusieurs textes de ‘Hassidout expliquent que le service de D.ieu d’Avraham était basé sur un amour de D.ieu comparé à de l’eau. Ainsi, nous disons, dans la prière de la pluie, «souviens-Toi du père (Avraham) qui était attiré vers Toi, comme de l’eau». Par nature, l’eau s’écoule, du point le plus haut vers le plus bas.
L’amour de D.ieu d’Its’hak, à l’opposé, était comparable à des flammes. Et, par nature, le feu se dresse vers le haut.
Mais, la différence entre Avraham et Its’hak ne se marqua pas uniquement dans l’effort que chacun réalisa sur sa propre personne. Il intervint également dans l’oeuvre que l’un et l’autre accomplirent dans le monde.
Avraham attira une révélation céleste ici-bas, alors qu’Its’hak s’employa à élever la matière, en faisant un réceptacle pour la Divinité.
La même différence apparaît également dans leurs comportements que l’un et l’autre adoptèrent, tels que la Torah nous les décrit.
10. Notre père Avraham fit que le Divin soit accessible à tous, dans le pays de Canaan qui n’avait encore subi aucune transformation, de même qu’en Egypte. Il fit connaître D.ieu également aux arabes, qui se prosternaient alors devant la poussière de leurs pieds, parvenant ainsi au comble de la bassesse.
On définit, en effet, les trois parties constitutives de l’organisme humain, la tête, le corps et les jambes. Le pied en est bien l’organe le plus inférieur et la poussière qui le recouvre est plus basse que le pied lui-même. Ces hommes étaient donc si grossiers qu’ils se prosternaient devant la poussière de leurs pieds, plaçant, de la sorte, leur intellect plus bas que cette poussière.
Or, Avraham s’employa à ce que de telles personnes aient également connaissance de l’existence de D.ieu. Commentant le verset «et il invoqua là-bas le Nom de l’Eternel, D.ieu du monde», nos Sages disent: «Ne lis pas: il invoqua, mais: il fit invoquer». Il fut capable de conduire d’autres personnes à invoquer le D.ieu du monde.
Avraham rechercha systématiquement la révélation de D.ieu dans ce monde. Les voies qu’il emprunta, les instruments qu’il employa en portent également la marque. Ainsi, disent nos Sages, pour faire connaître l’existence de D.ieu dans le monde, Avraham eut recours à l’hospitalité.
Il recevait des invités, dans le désert, leur servait toutes les bonnes choses, puis, lorsqu’ils voulaient le remercier, il leur disait: «Bénissez Celui Qui vous a donné à manger. Louez, remerciez et magnifiez Celui Qui créa le monde par Sa Parole».
11. Its’hak, à l’opposé, rechercha l’élévation de la matière. Il n’eut donc aucun contact avec l’Egypte, ni même, d’une manière plus générale, avec l’extérieur d’Erets Israël. En effet, il avait été consacré à D.ieu, lors du sacrifice. Bien plus, alors qu’il se trouvait déjà en Erets Israël, son activité consistait à creuser des puits, révélant ainsi la Divinité dans le monde par l’élévation qu’il conférait à la matière. De fait, Its’hak était détaché du monde, ayant acquis une immense élévation.
Et, en conséquence, il exerça une action similaire envers la matière, chercha à l’affiner, à en faire un réceptacle pour la Divinité, permettant de La révéler.
12. La Torah nous raconte de quelle manière Its’hak creusa des puits, révélant et mettant en évidence les eaux vives qui sont enfouies sous la terre. Il n’y déversa pas des eaux vives provenant d’un autre endroit, mais il fit apparaître celles qui se trouvaient dans ce lieu, mais restaient encore cachées.
Car, les eaux vives sont effectivement présentes. Elles sont, cependant, recouvertes par de la terre, de la boue et des pierres. Mais, lorsque l’on retire ce qui les cache, elles se révèlent pleinement.