Se rappeler de Pourim à Pessah ? - Likoutei sihot - Volume 3 - Hossafot Pessa'h - Paragraphes 4-5

29 mars 2024 · 19 adar II 5784 · 10:17 · 28 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Pourim Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 3

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4. Pendant le repas du second jour de Pessa’h, il est bon d’introduire une pratique pour commémorer le festin d’Esther, qui eut lieu à cette date. C’est alors que Haman fut pendu, comme le disent le Maguen Avraham, Ora’h ‘Haïm, chapitre 490 et le Choul’han Arou’h de l’Admour Hazaken, à la même référence.

Or, on peut s’interroger, à ce sujet, car le miracle de Pourim paraît accessoire et sans importance, face à celui de Pessa’h. La délivrance de Pessa’h fut complète, ce qui ne fut pas le cas, à Pourim, lorsque “ nous étions encore les serviteurs de A’hachvéroch ”. Dès lors, pourquoi mentionner le miracle de Pourim à Pessa’h ?

L’explication est, en fait, la suivante. Pourim a une qualité que le don de la Torah n’a pas, ainsi qu’il est dit : “ Ils accomplirent et reçurent ” et nos Sages expliquent : “ Ils accomplirent ce qu’ils avaient auparavant reçu ”. De même Pourim possède également une supériorité sur la sortie d’Egypte, qui fut la préparation et le préalable au don de la Torah, ainsi qu’il est dit : “ Lorsque tu feras sortir le peuple d’Egypte, vous servirez D.ieu sur cette montagne ”.

La sortie d’Egypte et le don de la Torah furent réalisés à l’initiative de D.ieu. Lors de la sortie d’Egypte, “ le Roi, Roi des rois, le Saint béni soit-Il, se révéla à eux et les libéra ”. Puis, lors du don de la Torah, “ Il plaça la montagne sur eux comme une cuve ”. Le miracle de Pourim, en revanche, résulta des efforts des enfants d’Israël, réalisés ici-bas. Tout au long d’une année, ceux-ci firent don de leur propre personne.

Certes, le dévoilement céleste est supérieur à l’effort des hommes, dont l’action est limitée et ne put connaître la perfection, alors que D.ieu ne subit aucune contrainte. Pour autant, leurs accomplissements ont une qualité que n’a pas l’intervention divine. En effet, cette dernière, par elle-même, n’est pas durable. Elle n’agit pas profondément en celui qui ne s’est pas préparé à la recevoir. Rien de tel n’est vrai pour l’effort des hommes.

C’est pour cette raison que l’on mentionne Pourim à Pessa’h. On cumule ainsi les deux qualités, la Lumière la plus haute, transcendant la limite, d’une part, la pérennité et son intériorisation profonde, d’autre part.

5. En quoi tout cela est-il lié précisément au second jour de Pessa’h ?

C’est pendant les nuits de Pessa’h que le prophète Elie vient annoncer la délivrance. Et, il le fait surtout la seconde nuit, deuxième jour de fête en exil, car il y bien là “ la qualité de la lumière qui fait suite à l’obscurité ”.

C’est donc à l’occasion du second jour de Pessa’h que l’on mentionne le miracle de Pourim. De la sorte, on peut révéler la délivrance future, qui possède elle-même ces deux qualités, car “ le Saint béni soit-Il dit : Qu’il en soit comme ceci et comme cela ”, selon l’explication du Likouteï Torah, à la Parchat Reéh.

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