Pour contrer Bilaam et Amalek - Likoutei sihot - Volume 2 - Balak - Paragraphe 3

27 juin 2023 · 8 tamouz 5783 · 10:08 · 56 vues

Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Balak Série : BalakSérie : Likoutei sihot

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3. Certains commentateurs établissent une relation entre Bilaam et Amalek. Et, l’on peut trouver une allusion à cette relation dans le fait que, si l’on écrit ces noms sur deux lignes, Bilaam sur la première et Amalek sur la seconde, on retrouvera dans la partie droite de ces deux lignes, le Beth et le Lamed de la première, le Aïn et le Mêm de la seconde, qui forment, de nouveau, le nom de Bilaam. Dans la partie gauche de ces deux lignes, le Aïn et le Mêm de la première, le Lamed et le Kouf de la seconde permettent de reconstituer le nom d’Amalek.

Comment se débarrasser de l’emprise négative qu’exercent Bilaam et Amalek? Grâce à l’amour et à la crainte de D.ieu. En effet, si l’on écrit ces mots sur deux lignes, Irea, la crainte, sur la première, Ahava, l’amour sur la seconde, on retrouvera dans la partie droite de ces deux lignes, le Youd et le Reïch de la première, le Alef et le Hé de la seconde, qui forment Irea, la crainte. Dans la partie gauche de ces deux lignes, le Alef et le Hé de la première, le Beth et le Hé de la seconde constituent le mot Ahava, amour.
On peut donner, à ce propos, l’explication suivante.
Amalek put lutter contre les enfants d’Israël parce qu’il était un descendant d’Esav. Il se prétendait donc également un parent d’Its’hak et d’Avraham. Il considérait, en conséquence, qu’il avait son mot à dire pour tout ce qui concerne la Torah et le domaine de la Sainteté.
De ce fait, on lui permit de s’approcher et, dès lors, il apparut clairement que son but était de se révolter contre D.ieu. C’est ainsi que l’on peut expliquer tout ce qui est arrivé, à l’époque.
Or, il en est de même pour Bilaam. Le traité Sanhédrin 105a nous dit qu’il était un descendant de Lavan, qui a dit: «Les filles sont mes filles, les fils sont mes fils et tout ce que tu vois m’appartient». Celui-ci est donc également lié au peuple d’Israël, qui fut constitué à partir de ses filles.
Il y a là un enseignement pour chaque époque.
Lorsque quelqu’un formule une affirmation qui va à l’encontre de la Torah et des Mitsvot, même s’il présente un acte de naissance certifiant qu’il est bien un descendant d’Its’hak et d’Avraham, un certificat attestant qu’il est à l’origine de tout le peuple juif, on doit lui répondre: «Nous ne pouvons nous en remettre qu’à notre Père Qui se trouve dans les cieux. Et, la Torah est le seul critère que nous prenons en compte».
Peu importe donc la filiation ou tous les autres éléments. Seule la Torah nous permet de trancher. Ce qui est conforme à ses enseignements est le bien. Ce qui s’en écarte peut être le fait de Bilaam ou d’Amalek. Et, ce qui contredit la Torah ne nous concerne en aucune façon.
Mais, pour déterminer ce qui est réellement conforme aux enseignements de la Torah, il faut parvenir à se défaire de tout orgueil. Si on ne le fait pas, on est incapable de dire si l’on refuse une explication que l’on reçoit de quelqu’un parce que celle-ci est contraire à la Torah ou bien parce qu’elle heurte son propre orgueil.
Il faut donc concentrer tous ses efforts pour craindre et aimer D.ieu, d’abord pour Le craindre, puis pour L’aimer, dans l’ordre précédemment cité, lorsque ces mots sont écrits sur deux lignes. Le Tanya explique que la crainte est «le début du service de D.ieu, son aspect essentiel et sa source».
On doit, en conséquence, se préparer à acquérir l’amour de D.ieu, qui est à l’origine de toutes les Injonctions de la Torah et la crainte de D.ieu, qui est la source de toutes ses Interdictions, comme l’explique le ‘Hinou’h Katan, l’introduction de la seconde partie du Tanya, qui montre aussi l’importance de ces deux sentiments dans l’éducation. Celui qui a conscience de son propre manque, dans ce domaine, et qui mieux que l’homme lui-même connaît ses propres défauts, peut donc former sa propre personnalité, en y mettant en éveil l’amour et la crainte.
C’est ainsi que l’on peut se protéger d’Amalek, le descendant d’Avraham et Its’hak et même de Bilaam. En effet, nos Sages disent qu’aucun prophète, en Israël, ne put être l’équivalent de Moché. Parmi les autres nations, en revanche, Moché eut bien un équivalent, qui fut précisément Bilaam. Certes, le Sifri le compare à un boucher. Il n’en reste pas moins que la Torah le compare à Moché.
Malgré tout cela, le Juif le plus simple, s’il s’emploie à craindre D.ieu, puis à L’aimer, ne doit redouter ni Bilaam, ni Amalek.

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