Le potentiel et le concret ! Likoutei sihot - Volume 1 - Parachat Pékoudé paragraphes 1-12
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Pekoudei Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
1. Dans la Torah, en général et dans la Loi Ecrite, en particulier, chaque mot et même chaque lettre sont comptés et particulièrement précis. Quelques mots ou même quelques lettres permettent d’apprendre de nombreuses Hala’hot.
Malgré cela, les Sidrot Vayakhel et Pekoudeï répètent intégralement la description des instruments du Sanctuaire et des vêtements sacerdotaux, qui a déjà été faite, d’une manière très détaillée, dans les Sidrot Terouma et Tetsavé.
On peut donc s’interroger sur cette répétition. La Torah aurait pu dire brièvement que les Juifs avaient façonné les instruments du Sanctuaire et confectionné les vêtements sacerdotaux comme D.ieu l’avait ordonné à Moché. De la sorte, plusieurs dizaines de versets seraient devenus inutiles.
2. Pourquoi de nombreuses Hala’hot ne sont-elles pas clairement mentionnées dans la Torah et doivent donc être déduites de quelques lettres ? Précisément parce que des lettres ou des mots ajoutés au verset permettent de les déterminer. Il serait donc inutile, en outre, de les enseigner clairement.
Pour la même raison, la Michna énonce de nombreux principes uniquement de manière allusive, alors que la Guemara les détaille. De façon générale, le texte de la Michna est concis, alors que la Guemara introduit de larges développements. Ainsi, la simple formulation de la Michna permet de déduire des lois d’une simple allusion et, si celles-ci étaient clairement enseignées, il y aurait bien là une référence inutile. La même remarque peut être faite pour la Guemara, comparée aux commentaires des premiers Sages ou pour ces derniers, comparés aux explications des derniers Sages.
Tout ce qui vient d’être dit renforce la question précédemment posée. Les descriptions relatives au Sanctuaire qui figurent dans les Sidrot Vayakhel et Pekoudeï ne sont-elles pas inutiles ?
3. La réponse qui peut être apportée à cette interrogation est identique à une autre, énoncée à propos d’une situation qui est similaire à celle-ci.
Pourquoi les douze sacrifices des chefs de tribu, tous identiques, furent-ils intégralement décrits, dans la Parchat Nasso ? Pourquoi ne pas dire, pour chacun de ces hommes, qu’il offrit le même sacrifice que son prédécesseur ?
L’explication est la suivante. Chaque chef de tribu, par son sacrifice, obtint un résultat spécifique, des bénédictions différentes. C’est ce que dit, en allusion, le Midrach, à la Parchat Nasso. La Torah ne peut donc pas dire que le sacrifice de chaque chef de tribu était identique à celui de son successeur, car chacun apportait bien une révélation spécifique.
4. Ce qui vient d’être dit s’applique également aux Sidrot Vayakhel et Pekoudeï.
Terouma et Tetsavé présentent le Sanctuaire tel que D.ieu demanda à Moché de le construire. Puis, Vayakhel et Pekoudeï racontent comment les enfants d’Israël le bâtirent effectivement. De ce point de vue, il s’agit bien de deux Sanctuaires différents et, selon les termes de nos Sages, “ il y a un Sanctuaire ici bas et un autre là-haut ”. C’est la raison pour laquelle sa description précise est faite deux fois.
Plus spécifiquement, les instruments du Sanctuaire et les vêtements sacerdotaux présentés dans les Sidrot Terouma et Tetsavé sont définis par D.ieu à Moché, notre maître. On peut, de ce fait, énumérer trois qualités les concernant :
A) Moché, âme issue du monde spirituel d’Atsilout, recevait alors la Parole de D.ieu. Et, son âme vivait physiquement dans ce monde sans aucune modification par rapport à ce qu’elle était dans le monde d’Atsilout, de sorte que, selon les termes de nos Sages, “ la Présence divine s’exprimait par sa bouche ”.
Certes, toutes les âmes juives émanent du monde d’Atsilout. Néanmoins, elles s’éloignent ensuite de leur source. Les âmes d’Atsilout proprement dites, en revanche, peuvent exister dans ce monde matériel sans aucune modification par rapport à leur situation en Atsilout.
Il est vrai qu’une différence existe entre les âmes d’Atsilout et les réceptacles de la Lumière divine qui se trouvent dans ce monde. Igueret Hakodech affirme que ces âmes ont d’ores et déjà quitté ces réceptacles, s’en sont séparées. Pour autant, elles appartiennent bien à ce monde d’Atsilout.
B) De quelle manière Moché reçut-il la Parole de D.ieu et la prophétie ? Le Rambam affirme que “ il n’y a eu pas d’autre prophète, en Israël, qui soit comparable à Moché ”. A ce propos, deux précisions peuvent être données :
1) Moché, lorsque la prophétie lui était révélée, conservait une pleine conscience, à la différence des autres prophètes.
2) La prophétie de Moché était introduite par “ voici ”, terme qui désigne ce qui est précis et non par “ ainsi ”, qui correspond à une vision imprécise. Car, le corps physique des autres prophètes ne permettait même pas cette vision imprécise. A l’opposé, le corps de Moché intégrait parfaitement une révélation précise.
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Malgré cela, les Sidrot Vayakhel et Pekoudeï répètent intégralement la description des instruments du Sanctuaire et des vêtements sacerdotaux, qui a déjà été faite, d’une manière très détaillée, dans les Sidrot Terouma et Tetsavé.
On peut donc s’interroger sur cette répétition. La Torah aurait pu dire brièvement que les Juifs avaient façonné les instruments du Sanctuaire et confectionné les vêtements sacerdotaux comme D.ieu l’avait ordonné à Moché. De la sorte, plusieurs dizaines de versets seraient devenus inutiles.
2. Pourquoi de nombreuses Hala’hot ne sont-elles pas clairement mentionnées dans la Torah et doivent donc être déduites de quelques lettres ? Précisément parce que des lettres ou des mots ajoutés au verset permettent de les déterminer. Il serait donc inutile, en outre, de les enseigner clairement.
Pour la même raison, la Michna énonce de nombreux principes uniquement de manière allusive, alors que la Guemara les détaille. De façon générale, le texte de la Michna est concis, alors que la Guemara introduit de larges développements. Ainsi, la simple formulation de la Michna permet de déduire des lois d’une simple allusion et, si celles-ci étaient clairement enseignées, il y aurait bien là une référence inutile. La même remarque peut être faite pour la Guemara, comparée aux commentaires des premiers Sages ou pour ces derniers, comparés aux explications des derniers Sages.
Tout ce qui vient d’être dit renforce la question précédemment posée. Les descriptions relatives au Sanctuaire qui figurent dans les Sidrot Vayakhel et Pekoudeï ne sont-elles pas inutiles ?
3. La réponse qui peut être apportée à cette interrogation est identique à une autre, énoncée à propos d’une situation qui est similaire à celle-ci.
Pourquoi les douze sacrifices des chefs de tribu, tous identiques, furent-ils intégralement décrits, dans la Parchat Nasso ? Pourquoi ne pas dire, pour chacun de ces hommes, qu’il offrit le même sacrifice que son prédécesseur ?
L’explication est la suivante. Chaque chef de tribu, par son sacrifice, obtint un résultat spécifique, des bénédictions différentes. C’est ce que dit, en allusion, le Midrach, à la Parchat Nasso. La Torah ne peut donc pas dire que le sacrifice de chaque chef de tribu était identique à celui de son successeur, car chacun apportait bien une révélation spécifique.
4. Ce qui vient d’être dit s’applique également aux Sidrot Vayakhel et Pekoudeï.
Terouma et Tetsavé présentent le Sanctuaire tel que D.ieu demanda à Moché de le construire. Puis, Vayakhel et Pekoudeï racontent comment les enfants d’Israël le bâtirent effectivement. De ce point de vue, il s’agit bien de deux Sanctuaires différents et, selon les termes de nos Sages, “ il y a un Sanctuaire ici bas et un autre là-haut ”. C’est la raison pour laquelle sa description précise est faite deux fois.
Plus spécifiquement, les instruments du Sanctuaire et les vêtements sacerdotaux présentés dans les Sidrot Terouma et Tetsavé sont définis par D.ieu à Moché, notre maître. On peut, de ce fait, énumérer trois qualités les concernant :
A) Moché, âme issue du monde spirituel d’Atsilout, recevait alors la Parole de D.ieu. Et, son âme vivait physiquement dans ce monde sans aucune modification par rapport à ce qu’elle était dans le monde d’Atsilout, de sorte que, selon les termes de nos Sages, “ la Présence divine s’exprimait par sa bouche ”.
Certes, toutes les âmes juives émanent du monde d’Atsilout. Néanmoins, elles s’éloignent ensuite de leur source. Les âmes d’Atsilout proprement dites, en revanche, peuvent exister dans ce monde matériel sans aucune modification par rapport à leur situation en Atsilout.
Il est vrai qu’une différence existe entre les âmes d’Atsilout et les réceptacles de la Lumière divine qui se trouvent dans ce monde. Igueret Hakodech affirme que ces âmes ont d’ores et déjà quitté ces réceptacles, s’en sont séparées. Pour autant, elles appartiennent bien à ce monde d’Atsilout.
B) De quelle manière Moché reçut-il la Parole de D.ieu et la prophétie ? Le Rambam affirme que “ il n’y a eu pas d’autre prophète, en Israël, qui soit comparable à Moché ”. A ce propos, deux précisions peuvent être données :
1) Moché, lorsque la prophétie lui était révélée, conservait une pleine conscience, à la différence des autres prophètes.
2) La prophétie de Moché était introduite par “ voici ”, terme qui désigne ce qui est précis et non par “ ainsi ”, qui correspond à une vision imprécise. Car, le corps physique des autres prophètes ne permettait même pas cette vision imprécise. A l’opposé, le corps de Moché intégrait parfaitement une révélation précise.
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