Le décret de la Torah - Likoutei Sihot - Volume 4 - Parachat 'Houkat Paragraphes 1-6
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha 'Houkat Série : 'HoukatSérie : Likoutei sihot
1. Les Mitsvot de la Torah se répartissent en trois groupes, Jugements, Témoignages et Décrets, en fonction de la manière dont on peut les saisir intellectuellement. Les Jugements sont une évidence rationnelle. Les Témoignages ne s’imposent pas à l’homme, mais, après que la Torah les ait promulgués, il peut les concevoir logiquement. Les Décrets, enfin, n’ont aucune justification logique. Bien plus, ils heurtent le sens et l’on ne peut les mettre en pratique que par soumission.
Ainsi, les Jugements et les Témoignages sont la Volonté de D.ieu Qui s’est contractée pour prendre une apparence logique, afin que les hommes puissent la saisir. Il n’en est pas de même pour les Décrets, pour lesquels la Volonté de D.ieu se révèle sans se contracter, sans recevoir une forme rationnelle, en transcendant toute logique.
Les Décrets restent donc, ici-bas, la quintessence de la Volonté de D.ieu, liée à Son Essence proprement dite. En effet, les Mitsvot ayant une raison ne sont qu’un prolongement de Sa Volonté. C’est précisément pour cela qu’elles peuvent être justifiées logiquement. Les Décrets, par contre, qui n’ont pas de raison, sont bien l’émanation de l’Essence de D.ieu, à proprement parler.
Ne pouvant les comprendre, un homme doit accomplir les Décrets par l’essence de sa volonté, avec la soumission qui émane de l’essence de l’âme et en transcende les forces profondes.
Ceci pourra nous permettre de comprendre l’explication de l’Admour Hazaken, dans le Likouteï Torah, ‘Houkat, page 56a et Be’houkotaï, page 45a, selon laquelle ‘Houkim, les Décrets, est de la même étymologie que ‘Hakika, la gravure.
La gravure surpasse l’écriture parce qu’elle est partie intégrante de son support et ne se surajoute pas à lui, alors que les lettres écrites sont uniquement déposées sur le parchemin. De la même façon, les Décrets surpassent les Jugements et les Témoignages. Pour ces deux dernières catégories, la rationalité est ajoutée à la pratique, dans la Volonté de D.ieu comme en l’homme qui les met en pratique. Il n’en est pas de même pour les Décrets, qui relient l’essence de l’âme à l’Essence de D.ieu, sans faire intervenir la rationalité.
2. Le Décret essentiel de la Torah est la vache rousse. Le Midrach Bamidbar Rabba, chapitre 19, paragraphe 3 et le Tan’houma, ‘Houkat, chapitre 6, rapportent que le roi Chlomo, qui eut la plus haute perception de la Torah et en comprit également des Décrets, dit, cependant : “ J’ai saisi tout cela, mais le passage de la vache rousse, je l’ai analysé, scruté et observé. Je pensais le comprendre, mais je m’aperçois qu’il est éloigné de moi ”.
En revanche, D.ieu dit à Moché, selon ces mêmes Midrachim : “ A toi, Je révélerai la raison de la vache rousse ”. Bien évidemment, il ne s’agissait pas d’une raison rationnelle, car ce Décret transcende toute logique. Aussi, le fait que Chlomo ne l’ait pas compris ne fut pas retenu comme un défaut, qui lui serait imputé et le Midrach Bamidbar Rabba, chapitre 19, paragraphe 3, dit, à son propos : “ Tu as acquis la sagesse. Que te manque-t-il ? ”. De fait, intellectuellement, il ne lui manquait rien. Néanmoins, la soumission profonde de Moché lui permit de ressentir la Volonté de D.ieu d’une manière plus clairement révélée.
C’est l’une des raisons pour laquelle la vache rousse est représentative de l’ensemble de la Torah, comme l’explique le Likouteï Torah, au début de la Parchat ‘Houkat, page 56a et il est dit, à son propos : “ Voici le Décret de la Torah ”. En effet, toutes les Mitsvot, y compris les Jugements et les Témoignages, transcendent, par nature, toute logique. Certes, la Volonté de D.ieu reçoit alors une explication rationnelle. Pour autant, la Mitsva reste liée à cette Volonté, qui peut demeurer inchangée, même lorsqu’une raison existe, comme l’explique Iguéret Ha Kodech, au chapitre 19.
Pour ce qui est de la vache rousse, la Volonté de D.ieu apparaît à l’évidence, car ce Précepte n’a pas reçu une apparence rationnelle. C’est en ce sens qu’il est représentatif de l’ensemble de la Torah.
La vache rousse est surprenante de deux points de vue. D’une part, elle rend impurs ceux qui sont purs et purs ceux qui sont impurs. D’autre part, elle est sacrifiée à l’extérieur du camp, comme le dit le ‘Hinou’h, à la Mitsva 397.
On peut en conclure que :
A) l’on révèle ainsi ce qui est lié à l’essence de l’âme, relevant du niveau de la “ gravure ”,
B) tel est effectivement le contenu de toute la Torah,
C) l’on reçoit de Moché la force émanant de l’essence de l’âme, car il perçut le sens de la vache rousse et il confère donc à chaque Juif la force nécessaire pour mettre en pratique la forme du service de D.ieu qui en résulte.
C’est pour cela qu’il est dit : “ Ils prendront pour toi ”, c’est-à-dire que la vache rousse devait être apportée à Moché, bien qu’elle ait été sacrifiée par Eléazar, le Cohen. En effet, la force devait être accordée par Moché et il en fut de même également pour les générations suivantes.
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Ainsi, les Jugements et les Témoignages sont la Volonté de D.ieu Qui s’est contractée pour prendre une apparence logique, afin que les hommes puissent la saisir. Il n’en est pas de même pour les Décrets, pour lesquels la Volonté de D.ieu se révèle sans se contracter, sans recevoir une forme rationnelle, en transcendant toute logique.
Les Décrets restent donc, ici-bas, la quintessence de la Volonté de D.ieu, liée à Son Essence proprement dite. En effet, les Mitsvot ayant une raison ne sont qu’un prolongement de Sa Volonté. C’est précisément pour cela qu’elles peuvent être justifiées logiquement. Les Décrets, par contre, qui n’ont pas de raison, sont bien l’émanation de l’Essence de D.ieu, à proprement parler.
Ne pouvant les comprendre, un homme doit accomplir les Décrets par l’essence de sa volonté, avec la soumission qui émane de l’essence de l’âme et en transcende les forces profondes.
Ceci pourra nous permettre de comprendre l’explication de l’Admour Hazaken, dans le Likouteï Torah, ‘Houkat, page 56a et Be’houkotaï, page 45a, selon laquelle ‘Houkim, les Décrets, est de la même étymologie que ‘Hakika, la gravure.
La gravure surpasse l’écriture parce qu’elle est partie intégrante de son support et ne se surajoute pas à lui, alors que les lettres écrites sont uniquement déposées sur le parchemin. De la même façon, les Décrets surpassent les Jugements et les Témoignages. Pour ces deux dernières catégories, la rationalité est ajoutée à la pratique, dans la Volonté de D.ieu comme en l’homme qui les met en pratique. Il n’en est pas de même pour les Décrets, qui relient l’essence de l’âme à l’Essence de D.ieu, sans faire intervenir la rationalité.
2. Le Décret essentiel de la Torah est la vache rousse. Le Midrach Bamidbar Rabba, chapitre 19, paragraphe 3 et le Tan’houma, ‘Houkat, chapitre 6, rapportent que le roi Chlomo, qui eut la plus haute perception de la Torah et en comprit également des Décrets, dit, cependant : “ J’ai saisi tout cela, mais le passage de la vache rousse, je l’ai analysé, scruté et observé. Je pensais le comprendre, mais je m’aperçois qu’il est éloigné de moi ”.
En revanche, D.ieu dit à Moché, selon ces mêmes Midrachim : “ A toi, Je révélerai la raison de la vache rousse ”. Bien évidemment, il ne s’agissait pas d’une raison rationnelle, car ce Décret transcende toute logique. Aussi, le fait que Chlomo ne l’ait pas compris ne fut pas retenu comme un défaut, qui lui serait imputé et le Midrach Bamidbar Rabba, chapitre 19, paragraphe 3, dit, à son propos : “ Tu as acquis la sagesse. Que te manque-t-il ? ”. De fait, intellectuellement, il ne lui manquait rien. Néanmoins, la soumission profonde de Moché lui permit de ressentir la Volonté de D.ieu d’une manière plus clairement révélée.
C’est l’une des raisons pour laquelle la vache rousse est représentative de l’ensemble de la Torah, comme l’explique le Likouteï Torah, au début de la Parchat ‘Houkat, page 56a et il est dit, à son propos : “ Voici le Décret de la Torah ”. En effet, toutes les Mitsvot, y compris les Jugements et les Témoignages, transcendent, par nature, toute logique. Certes, la Volonté de D.ieu reçoit alors une explication rationnelle. Pour autant, la Mitsva reste liée à cette Volonté, qui peut demeurer inchangée, même lorsqu’une raison existe, comme l’explique Iguéret Ha Kodech, au chapitre 19.
Pour ce qui est de la vache rousse, la Volonté de D.ieu apparaît à l’évidence, car ce Précepte n’a pas reçu une apparence rationnelle. C’est en ce sens qu’il est représentatif de l’ensemble de la Torah.
La vache rousse est surprenante de deux points de vue. D’une part, elle rend impurs ceux qui sont purs et purs ceux qui sont impurs. D’autre part, elle est sacrifiée à l’extérieur du camp, comme le dit le ‘Hinou’h, à la Mitsva 397.
On peut en conclure que :
A) l’on révèle ainsi ce qui est lié à l’essence de l’âme, relevant du niveau de la “ gravure ”,
B) tel est effectivement le contenu de toute la Torah,
C) l’on reçoit de Moché la force émanant de l’essence de l’âme, car il perçut le sens de la vache rousse et il confère donc à chaque Juif la force nécessaire pour mettre en pratique la forme du service de D.ieu qui en résulte.
C’est pour cela qu’il est dit : “ Ils prendront pour toi ”, c’est-à-dire que la vache rousse devait être apportée à Moché, bien qu’elle ait été sacrifiée par Eléazar, le Cohen. En effet, la force devait être accordée par Moché et il en fut de même également pour les générations suivantes.
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