Les colonnes de nuée, la manne et le puits - Likoutei sihot - Volume 2 'Houkat - Paragraphes 1-8
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha 'Houkat Série : 'HoukatSérie : Likoutei sihot
1. Le Midrach, commentant la Paracha de cette semaine, explique que les enfants d’Israël obtinrent les colonnes de nuée par le mérite d’Aharon, le puits par celui de Myriam et la manne par celui de Moché. Après la mort d’Aharon et de Myriam, les colonnes de nuée et le puits disparurent, dans un premier temps, puis réapparurent, également par le mérite de Moché.
La Torah est sagesse, ainsi qu’il est dit: “ Elle est votre sagesse et votre discernement aux yeux des nations ”. Pour autant, elle n’est pas appelée sagesse, mais bien Torah, de la même étymologie que Horaa, enseignement. Chaque fois qu’elle fait un récit, elle délivre donc une leçon, s’appliquant à tout moment et en tout lieu, dans l’existence quotidienne.
En effet, la Torah n’enseigne pas uniquement les Préceptes, Injonctions et Interdits, que l’on doit mettre en pratique et respecter. Elle rapporte également des récits, qui délivrent eux mêmes des leçons morales. De fait, les Mitsvot sont elles-mêmes présentées par la Torah sous forme de récits et non d’instructions. La Torah raconte ce que D.ieu a ordonné à Moché et ce que ce dernier a transmis aux enfants d’Israël.
Les Mitsvot, bien que présentées sous forme de récits, sont bien des Injonctions divines et l’on peut en conclure que les récits de la Torah, qui en sont donc partie intégrante, délivrent également des enseignements.
En conséquence, le Rambam explique, et la Guemara le dit également de manière allusive, qu’aucune différence ne peut être faite entre les versets “ La sœur de Lotan était Timna ” et “ Ecoute Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est un ”, bien que ce dernier constitue l’une des Mitsvot les plus essentielles, alors que le premier n’est qu’une narration. En fait, les deux versets sont à la fois des récits et des enseignements. L’un et l’autre expriment la Sagesse et la Volonté de D.ieu.
Tous les récits de la Torah délivrent des enseignements pour l’existence quotidienne et il en est de même pour celui qui fait l’objet de notre propos.
2. Les colonnes de nuée, la manne et l’eau trouvent également leur place dans la Torah.
Les colonnes de nuée protégeaient les enfants d’Israël en les entourant par les quatre côtés. Ils tuaient les serpents qui se trouvaient dans le désert, égalisaient les montagnes, nettoyaient les vêtements, ainsi qu’il est dit : “ Ton habit ne s’est pas usé sur toi ”. Ce sont là différentes formes de protection extérieure.
La manne est un aliment. En la consommant, on pouvait ressentir tous les goûts que l’on désirait. C’est bien de cette façon que l’aliment pénètre dans le corps.
Le puits fournissait l’eau qui n’est pas, à proprement parler, un aliment. Aussi, dit le Rambam, un Erouv permettant de clore un domaine pour le Chabbat ne peut être constitué avec de l’eau qui n’est pas nourrissante, ce que doit être l’aliment servant à ce Erouv. En fait, l’eau a pour seul effet de transporter les aliments dans toutes les parties du corps.
Or, on retrouve, dans la Torah, l’équivalent de ces trois éléments. En effet, celle-ci a un effet profond. Elle exerce également une protection extérieure. Enfin, elle conduit ces deux caractères vers tous les Juifs à la fois.
3. Nous avons remarqué que Torah est de la même étymologie que Horaa, enseignement. En conséquence, elle nous indique le comportement que l’on doit adopter. Il s’agit là d’un enseignement profond, au même titre que la manne, que l’on doit intérioriser. Car, chacun doit savoir ce qu’il doit faire, de même que les membres de sa famille et ses enfants avec lui.
Cet aspect de la Torah, comparable à la manne, s’applique à chacun de manière différente et il tient compte des particularités des uns et des autres. De fait, il en était de même pour la manne elle-même. Les Justes la trouvaient prête à consommer, alors qu’il n’en était pas de même pour les impies.
De telles différences n’existaient pas pour les colonnes de nuée et le puits. En effet, seule la manne était ingérée par le corps. Et, il en est de même pour la Torah. Certains s’acquittent de la Mitsva de l’étudier par la lecture du Chema Israël, ne pouvant faire autrement, alors que d’autres consacrent leur journée à cette étude.
Il en est ainsi, de manière identique, ou peut-être même est-ce encore plus clair, lorsqu’il s’agit de rechercher la meilleure manière d’accomplir la Mitsva. Certains comportements sont une obligation pour celui qui est à même de les adopter, alors que celui qui n’est pas encore parvenu à ce stade doit s’en abstenir et ferait preuve d’orgueil s’il les adoptait.
Il est certaines pratiques qui ne concernent pas l’homme ordinaire, alors qu’un homme important se doit de les adopter et, s’il ne le fait pas, il dénigre le Nom de D.ieu..
4. Un autre aspect de la Torah est comparable aux colonnes de nuée. Il s’agit de la protection extérieure qu’elle procure.
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La Torah est sagesse, ainsi qu’il est dit: “ Elle est votre sagesse et votre discernement aux yeux des nations ”. Pour autant, elle n’est pas appelée sagesse, mais bien Torah, de la même étymologie que Horaa, enseignement. Chaque fois qu’elle fait un récit, elle délivre donc une leçon, s’appliquant à tout moment et en tout lieu, dans l’existence quotidienne.
En effet, la Torah n’enseigne pas uniquement les Préceptes, Injonctions et Interdits, que l’on doit mettre en pratique et respecter. Elle rapporte également des récits, qui délivrent eux mêmes des leçons morales. De fait, les Mitsvot sont elles-mêmes présentées par la Torah sous forme de récits et non d’instructions. La Torah raconte ce que D.ieu a ordonné à Moché et ce que ce dernier a transmis aux enfants d’Israël.
Les Mitsvot, bien que présentées sous forme de récits, sont bien des Injonctions divines et l’on peut en conclure que les récits de la Torah, qui en sont donc partie intégrante, délivrent également des enseignements.
En conséquence, le Rambam explique, et la Guemara le dit également de manière allusive, qu’aucune différence ne peut être faite entre les versets “ La sœur de Lotan était Timna ” et “ Ecoute Israël, l’Eternel est notre D.ieu, l’Eternel est un ”, bien que ce dernier constitue l’une des Mitsvot les plus essentielles, alors que le premier n’est qu’une narration. En fait, les deux versets sont à la fois des récits et des enseignements. L’un et l’autre expriment la Sagesse et la Volonté de D.ieu.
Tous les récits de la Torah délivrent des enseignements pour l’existence quotidienne et il en est de même pour celui qui fait l’objet de notre propos.
2. Les colonnes de nuée, la manne et l’eau trouvent également leur place dans la Torah.
Les colonnes de nuée protégeaient les enfants d’Israël en les entourant par les quatre côtés. Ils tuaient les serpents qui se trouvaient dans le désert, égalisaient les montagnes, nettoyaient les vêtements, ainsi qu’il est dit : “ Ton habit ne s’est pas usé sur toi ”. Ce sont là différentes formes de protection extérieure.
La manne est un aliment. En la consommant, on pouvait ressentir tous les goûts que l’on désirait. C’est bien de cette façon que l’aliment pénètre dans le corps.
Le puits fournissait l’eau qui n’est pas, à proprement parler, un aliment. Aussi, dit le Rambam, un Erouv permettant de clore un domaine pour le Chabbat ne peut être constitué avec de l’eau qui n’est pas nourrissante, ce que doit être l’aliment servant à ce Erouv. En fait, l’eau a pour seul effet de transporter les aliments dans toutes les parties du corps.
Or, on retrouve, dans la Torah, l’équivalent de ces trois éléments. En effet, celle-ci a un effet profond. Elle exerce également une protection extérieure. Enfin, elle conduit ces deux caractères vers tous les Juifs à la fois.
3. Nous avons remarqué que Torah est de la même étymologie que Horaa, enseignement. En conséquence, elle nous indique le comportement que l’on doit adopter. Il s’agit là d’un enseignement profond, au même titre que la manne, que l’on doit intérioriser. Car, chacun doit savoir ce qu’il doit faire, de même que les membres de sa famille et ses enfants avec lui.
Cet aspect de la Torah, comparable à la manne, s’applique à chacun de manière différente et il tient compte des particularités des uns et des autres. De fait, il en était de même pour la manne elle-même. Les Justes la trouvaient prête à consommer, alors qu’il n’en était pas de même pour les impies.
De telles différences n’existaient pas pour les colonnes de nuée et le puits. En effet, seule la manne était ingérée par le corps. Et, il en est de même pour la Torah. Certains s’acquittent de la Mitsva de l’étudier par la lecture du Chema Israël, ne pouvant faire autrement, alors que d’autres consacrent leur journée à cette étude.
Il en est ainsi, de manière identique, ou peut-être même est-ce encore plus clair, lorsqu’il s’agit de rechercher la meilleure manière d’accomplir la Mitsva. Certains comportements sont une obligation pour celui qui est à même de les adopter, alors que celui qui n’est pas encore parvenu à ce stade doit s’en abstenir et ferait preuve d’orgueil s’il les adoptait.
Il est certaines pratiques qui ne concernent pas l’homme ordinaire, alors qu’un homme important se doit de les adopter et, s’il ne le fait pas, il dénigre le Nom de D.ieu..
4. Un autre aspect de la Torah est comparable aux colonnes de nuée. Il s’agit de la protection extérieure qu’elle procure.
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