Erets Israël en tout endroit - Likoutei sihot - Volume 2 - Hossafot - Reéh - Paragraphes 1-3
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Re'eh Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 2
1. Il est dit, dans notre Paracha : “ Et, ce sera dans l’endroit que l’Eternel votre D.ieu aura choisi pour y faire résider Son Nom. C’est là que vous apporterez… ”. Rachi explique que ces mots font allusion à Jérusalem.
Le Séfer Ha ‘Haïm, dont l’auteur est le frère du Maharal de Prague, se demande pourquoi le nom de Jérusalem n’est, à aucun moment, clairement mentionné dans la Torah, pourquoi il est seulement question de “ l’endroit que l’Eternel votre D.ieu aura choisi ”.
Et, il explique que “ tout lieu est consacré et dédié à Mon Nom ”, y compris à l’extérieur de Jérusalem. Chaque endroit dans lequel un Juif prie est bien celui que D.ieu a choisi. C’est pour cela qu’en prière, tous se tournent vers Erets Israël, vers Jérusalem, vers le Temple, vers le Saint des Saints et vers l’Arche Sainte. En effet, on peut être à Jérusalem, même si, physiquement, on se trouve à l’extérieur d’Erets Israël.
Le traité Ketouvot 110b dit que “ celui qui réside en dehors d’Erets Israël est comme s’il n’avait pas de D.ieu ” et, selon le Séfer Ha ‘Haïm, cette affirmation s’applique à celui qui y élit domicile, de manière fixe, oubliant ainsi la délivrance. A l’opposé, celui qui, bien que résidant à l’extérieur d’Erets Israël, pense sans cesse au Machia’h et à la Terre Sainte, se tourne vers elle pendant la prière, se trouve effectivement, où qu’il se trouve, en un endroit que D.ieu a choisi.
2. On fait commettre à certains l’erreur d’interpréter l’expression “ celui qui réside en Erets Israël ” au sens littéral et même de la manière la plus matérielle et grossière, allant ainsi à l’encontre de la décision de la Torah.
Dans ses lois des opinions, au chapitre 6, paragraphe 1, le Rambam explique que celui à qui l’on offre le choix de résider dans un lieu habité, mais où l’on risque de s’écarter de la pratique juive ou bien dans un désert, doit opter pour cette dernière possibilité. Bien plus, même s’il se trouve déjà dans le premier endroit, il doit le quitter pour rejoindre le second. Combien plus est-il inconcevable de faire, d’emblée, le choix d’un lieu où l’on peut s’écarter du droit chemin, ce qu’à D.ieu ne plaise.
Certes, la Guemara dit que “ celui qui réside en dehors d’Erets Israël est comme s’il n’avait pas de D.ieu ”, mais ceci concerne uniquement une résidence fixe. A l’opposé, lorsque l’on attend le Machia’h et que l’on se déclare prêt à abandonner, dès sa venue, le “ pays où coule le lait et le miel ”, dans lequel on pense se trouver à l’extérieur de la Terre Sainte, afin que s’accomplissent les termes de la promesse selon laquelle “ la terre s’emplira de connaissance de D.ieu comme l’eau recouvre le fond de la mer ”, on est effectivement “ dans l’endroit que l’Eternel votre D.ieu aura choisi ”, même si l’on réside à l’extérieur de la Terre Sainte. Car, en cet endroit, il est possible d’offrir spirituellement tous les sacrifices, d’obtenir l’élévation et l’intégrité, sur l’autel.
Tel est donc l’enseignement délivré par la Paracha de ce jour. “ Tout endroit où l’on invoque Mon Nom ” est Erets Israël. Et, chaque Juif a effectivement le pouvoir de faire qu’il en soit ainsi, de la manière la plus évidente, révélant ainsi son Machia’h personnel. Dès lors, le Machia’h collectif peut venir et conduire tous les Juifs en Erets Israël, au sens matériel.
3. Lorsque l’on mentionne le Machia’h, certains pensent à l’expression talmudique suivante : “ Cette Hala’ha s’appliquera pendant les temps messianiques ”. On doit savoir qu’il n’en est pas ainsi et la partie révélée de la Torah permet d’en faire la preuve absolue.
Selon un avis, un Cohen n’a pas le droit de boire, même à l’heure actuelle, plus d’une mesure d’un Reviit de vin. En effet, le Temple peut être rebâti à tout instant et, s’il est ivre, il ne pourra pas y effectuer son service. Or, il est deux façons de faire disparaître l’ivresse. On peut dormir ou bien attendre le temps nécessaire pour parcourir un Mil.
Le temps nécessaire pour parcourir un Mil est dix huit minutes ou, selon l’avis le plus large, vingt quatre minutes. En conséquence, la partie révélée de la Torah établit clairement que le Machia’h peut venir et révéler le Temple, prêt à être utilisé, en moins de vingt trois minutes et cinquante neuf secondes. Dès lors, le service de D.ieu commencera immédiatement dans le Temple.
Le Séfer Ha ‘Haïm, dont l’auteur est le frère du Maharal de Prague, se demande pourquoi le nom de Jérusalem n’est, à aucun moment, clairement mentionné dans la Torah, pourquoi il est seulement question de “ l’endroit que l’Eternel votre D.ieu aura choisi ”.
Et, il explique que “ tout lieu est consacré et dédié à Mon Nom ”, y compris à l’extérieur de Jérusalem. Chaque endroit dans lequel un Juif prie est bien celui que D.ieu a choisi. C’est pour cela qu’en prière, tous se tournent vers Erets Israël, vers Jérusalem, vers le Temple, vers le Saint des Saints et vers l’Arche Sainte. En effet, on peut être à Jérusalem, même si, physiquement, on se trouve à l’extérieur d’Erets Israël.
Le traité Ketouvot 110b dit que “ celui qui réside en dehors d’Erets Israël est comme s’il n’avait pas de D.ieu ” et, selon le Séfer Ha ‘Haïm, cette affirmation s’applique à celui qui y élit domicile, de manière fixe, oubliant ainsi la délivrance. A l’opposé, celui qui, bien que résidant à l’extérieur d’Erets Israël, pense sans cesse au Machia’h et à la Terre Sainte, se tourne vers elle pendant la prière, se trouve effectivement, où qu’il se trouve, en un endroit que D.ieu a choisi.
2. On fait commettre à certains l’erreur d’interpréter l’expression “ celui qui réside en Erets Israël ” au sens littéral et même de la manière la plus matérielle et grossière, allant ainsi à l’encontre de la décision de la Torah.
Dans ses lois des opinions, au chapitre 6, paragraphe 1, le Rambam explique que celui à qui l’on offre le choix de résider dans un lieu habité, mais où l’on risque de s’écarter de la pratique juive ou bien dans un désert, doit opter pour cette dernière possibilité. Bien plus, même s’il se trouve déjà dans le premier endroit, il doit le quitter pour rejoindre le second. Combien plus est-il inconcevable de faire, d’emblée, le choix d’un lieu où l’on peut s’écarter du droit chemin, ce qu’à D.ieu ne plaise.
Certes, la Guemara dit que “ celui qui réside en dehors d’Erets Israël est comme s’il n’avait pas de D.ieu ”, mais ceci concerne uniquement une résidence fixe. A l’opposé, lorsque l’on attend le Machia’h et que l’on se déclare prêt à abandonner, dès sa venue, le “ pays où coule le lait et le miel ”, dans lequel on pense se trouver à l’extérieur de la Terre Sainte, afin que s’accomplissent les termes de la promesse selon laquelle “ la terre s’emplira de connaissance de D.ieu comme l’eau recouvre le fond de la mer ”, on est effectivement “ dans l’endroit que l’Eternel votre D.ieu aura choisi ”, même si l’on réside à l’extérieur de la Terre Sainte. Car, en cet endroit, il est possible d’offrir spirituellement tous les sacrifices, d’obtenir l’élévation et l’intégrité, sur l’autel.
Tel est donc l’enseignement délivré par la Paracha de ce jour. “ Tout endroit où l’on invoque Mon Nom ” est Erets Israël. Et, chaque Juif a effectivement le pouvoir de faire qu’il en soit ainsi, de la manière la plus évidente, révélant ainsi son Machia’h personnel. Dès lors, le Machia’h collectif peut venir et conduire tous les Juifs en Erets Israël, au sens matériel.
3. Lorsque l’on mentionne le Machia’h, certains pensent à l’expression talmudique suivante : “ Cette Hala’ha s’appliquera pendant les temps messianiques ”. On doit savoir qu’il n’en est pas ainsi et la partie révélée de la Torah permet d’en faire la preuve absolue.
Selon un avis, un Cohen n’a pas le droit de boire, même à l’heure actuelle, plus d’une mesure d’un Reviit de vin. En effet, le Temple peut être rebâti à tout instant et, s’il est ivre, il ne pourra pas y effectuer son service. Or, il est deux façons de faire disparaître l’ivresse. On peut dormir ou bien attendre le temps nécessaire pour parcourir un Mil.
Le temps nécessaire pour parcourir un Mil est dix huit minutes ou, selon l’avis le plus large, vingt quatre minutes. En conséquence, la partie révélée de la Torah établit clairement que le Machia’h peut venir et révéler le Temple, prêt à être utilisé, en moins de vingt trois minutes et cinquante neuf secondes. Dès lors, le service de D.ieu commencera immédiatement dans le Temple.