Une base solide ! - Likoutei sihot - Volume 1 - Térouma - Paragraphes 1-11
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Paracha Terouma Série : Likoutei sihotSérie : Likoutei sihot - Volume 1
1. Le début de notre Paracha mentionne, par trois fois, le mot Terouma, prélèvement, “ ils prendront un prélèvement pour Moi ”, “ vous prendrez Mon prélèvement de quiconque aura le cœur généreux ”, “ Voici le prélèvement que vous prendrez de leur part, de l’or, de l’argent et du bronze ”.
La Guemara explique ce que sont ces trois prélèvements. Le premier, pour lequel chacun devait donner un Beka, c’est-à-dire un demi Shekel, servit à confectionner les socles du Sanctuaire. Le second, également d’un Beka ou demi Shekel, était consacré à l’autel et il permettait de financer les sacrifices publics. Le troisième, enfin, était destiné au Sanctuaire et à ses instruments. Il était constitué par les dons de chacun.
Il existe, néanmoins, une différence entre ces différents prélèvements. Ceux qui servaient pour les sacrifices et pour les socles étaient fixés à un Beka, un demi Shekel, par personne. A l’opposé, celui qui était consacré au Sanctuaire et à ses instruments n’avait pas un montant imposé. Chacun pouvait donner ce qu’il voulait.
On peut se demander pour quelle raison les deux premiers prélèvements ont ainsi été distingués du troisième.
2. Nous avons vu que le prélèvement pour l’autel était d’un Beka par personne, un montant identique pour tous et l’on peut le justifier de la manière suivante.
En effet, le prélèvement pour l’autel avait pour but de “ racheter vos âmes ”, comme le dit Rachi. Il servait, en effet, à acheter les sacrifices, qui ont pour but d’expier la faute du veau d’or, comme le disent le Yerouchalmi et le Midrach.
La faute du veau d’or eut une portée générale. Elle entacha non seulement ceux qui y prirent part, mais également la tribu de Lévi, qui ne la commit pas et même Moché, notre maître, qui se trouvait dans un autre endroit, lorsqu’elle fut commise et ne pouvait donc même pas intervenir pour la prévenir. Malgré cela, D.ieu lui dit : “ Va, descends ” et nos Sages expliquent : “ Descends de ta grandeur ”.
Ainsi, la faute du veau d’or porta atteinte à l’ensemble du peuple juif. Elle remit en cause son intégrité collective. Elle fut un malheur de la portée la plus globale. En conséquence, la réparation et l’expiation de cette faute devaient aussi recevoir une dimension collective, impliquant chacun de manière identique, car l’ensemble du peuple juif était bien concerné.
3. La notion qui vient d’être introduite doit être précisée.
Il est établi que la faute du veau d’or appartient à la même catégorie que celle de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. En effet, lorsque cette dernière fut commise, l’impureté s’abattit sur le monde, puis elle en fut retirée, lors du don de la Torah. Par la suite, la faute du veau d’or la rétablit.
Il en résulte que l’on doit, pour mieux comprendre cette faute du veau d’or, définir, au préalable, celle de l’arbre de la connaissance du bien et du mal et le don de la Torah.
Il est dit que, d’emblée, le monde fut créé à la perfection, de sorte que “ la Présence divine réside essentiellement ici-bas ”. Par la suite, fut commise la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Alors, le monde se couvrit d’impureté et ne put, dès lors, être un réceptacle pour le dévoilement de la Divinité. On sait, en effet, que les Patriarches mirent en pratique l’ensemble de la Torah avant que celle-ci ne soit donnée. Pour autant, leurs accomplissements ne purent pénétrer profondément la matière. A l’époque, une immense distance séparait la spiritualité de la matérialité, de sorte que la dernière était incapable d’intégrer la première.
Le don de la Torah eut pour effet de supprimer cette impureté, de purifier le monde. Grâce à la révélation qu’il apporta, la Torah et les Mitsvot purent pénétrer profondément la dimension matérielle, de sorte que celle-ci soit un réceptacle pour la Divinité.
Mais, de nouveau, la faute du veau d’or rendit impur l’ensemble du monde. Certes, elle ne remit pas en cause le don de la Torah. Grâce à lui, les Juifs se distinguent encore actuellement des autres nations et ils possèdent bien la Torah et les Mitsvot, dans leur dimension matérielle, leur permettant de lier et d’attacher le monde à la Divinité. Malgré cela, l’impureté, d’une certaine façon, est bien de retour. Bien plus, elle n’affecte pas seulement quelques personnes ou quelques domaines, mais se manifeste dans le monde entier.
Il est possible de réparer la faute du veau d’or en donnant le demi Shekel, duquel il est dit : “ Voici ce qu’ils donneront ”. Le terme “ voici ” fait allusion à ce qui est évident et, selon l’expression de nos Sages, “ chacun désigna du doigt et dit : voici, c’est mon D.ieu ”. Ainsi, par le demi Shekel et les sacrifices, actuellement remplacés par la prière, on supprime l’impureté et l’on peut, encore une fois, révéler la Divinité dans le monde.
On peut en conclure que la faute du veau d’or et la manière de la réparer ont bien une portée générale.
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La Guemara explique ce que sont ces trois prélèvements. Le premier, pour lequel chacun devait donner un Beka, c’est-à-dire un demi Shekel, servit à confectionner les socles du Sanctuaire. Le second, également d’un Beka ou demi Shekel, était consacré à l’autel et il permettait de financer les sacrifices publics. Le troisième, enfin, était destiné au Sanctuaire et à ses instruments. Il était constitué par les dons de chacun.
Il existe, néanmoins, une différence entre ces différents prélèvements. Ceux qui servaient pour les sacrifices et pour les socles étaient fixés à un Beka, un demi Shekel, par personne. A l’opposé, celui qui était consacré au Sanctuaire et à ses instruments n’avait pas un montant imposé. Chacun pouvait donner ce qu’il voulait.
On peut se demander pour quelle raison les deux premiers prélèvements ont ainsi été distingués du troisième.
2. Nous avons vu que le prélèvement pour l’autel était d’un Beka par personne, un montant identique pour tous et l’on peut le justifier de la manière suivante.
En effet, le prélèvement pour l’autel avait pour but de “ racheter vos âmes ”, comme le dit Rachi. Il servait, en effet, à acheter les sacrifices, qui ont pour but d’expier la faute du veau d’or, comme le disent le Yerouchalmi et le Midrach.
La faute du veau d’or eut une portée générale. Elle entacha non seulement ceux qui y prirent part, mais également la tribu de Lévi, qui ne la commit pas et même Moché, notre maître, qui se trouvait dans un autre endroit, lorsqu’elle fut commise et ne pouvait donc même pas intervenir pour la prévenir. Malgré cela, D.ieu lui dit : “ Va, descends ” et nos Sages expliquent : “ Descends de ta grandeur ”.
Ainsi, la faute du veau d’or porta atteinte à l’ensemble du peuple juif. Elle remit en cause son intégrité collective. Elle fut un malheur de la portée la plus globale. En conséquence, la réparation et l’expiation de cette faute devaient aussi recevoir une dimension collective, impliquant chacun de manière identique, car l’ensemble du peuple juif était bien concerné.
3. La notion qui vient d’être introduite doit être précisée.
Il est établi que la faute du veau d’or appartient à la même catégorie que celle de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. En effet, lorsque cette dernière fut commise, l’impureté s’abattit sur le monde, puis elle en fut retirée, lors du don de la Torah. Par la suite, la faute du veau d’or la rétablit.
Il en résulte que l’on doit, pour mieux comprendre cette faute du veau d’or, définir, au préalable, celle de l’arbre de la connaissance du bien et du mal et le don de la Torah.
Il est dit que, d’emblée, le monde fut créé à la perfection, de sorte que “ la Présence divine réside essentiellement ici-bas ”. Par la suite, fut commise la faute de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Alors, le monde se couvrit d’impureté et ne put, dès lors, être un réceptacle pour le dévoilement de la Divinité. On sait, en effet, que les Patriarches mirent en pratique l’ensemble de la Torah avant que celle-ci ne soit donnée. Pour autant, leurs accomplissements ne purent pénétrer profondément la matière. A l’époque, une immense distance séparait la spiritualité de la matérialité, de sorte que la dernière était incapable d’intégrer la première.
Le don de la Torah eut pour effet de supprimer cette impureté, de purifier le monde. Grâce à la révélation qu’il apporta, la Torah et les Mitsvot purent pénétrer profondément la dimension matérielle, de sorte que celle-ci soit un réceptacle pour la Divinité.
Mais, de nouveau, la faute du veau d’or rendit impur l’ensemble du monde. Certes, elle ne remit pas en cause le don de la Torah. Grâce à lui, les Juifs se distinguent encore actuellement des autres nations et ils possèdent bien la Torah et les Mitsvot, dans leur dimension matérielle, leur permettant de lier et d’attacher le monde à la Divinité. Malgré cela, l’impureté, d’une certaine façon, est bien de retour. Bien plus, elle n’affecte pas seulement quelques personnes ou quelques domaines, mais se manifeste dans le monde entier.
Il est possible de réparer la faute du veau d’or en donnant le demi Shekel, duquel il est dit : “ Voici ce qu’ils donneront ”. Le terme “ voici ” fait allusion à ce qui est évident et, selon l’expression de nos Sages, “ chacun désigna du doigt et dit : voici, c’est mon D.ieu ”. Ainsi, par le demi Shekel et les sacrifices, actuellement remplacés par la prière, on supprime l’impureté et l’on peut, encore une fois, révéler la Divinité dans le monde.
On peut en conclure que la faute du veau d’or et la manière de la réparer ont bien une portée générale.
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