L'eau des libations - Likoutei sihot - Volume 2 - Souccot - Paragraphes 5-7
Rav Menahem Altabe Likoutei Si'hot Souccot Série : FêtesSérie : Likoutei sihot
5. Il est dit de Sim’hat Beth Hachoéva, la joie qui était célébrée, dans le Temple, quand on puisait l’eau pour les libations sur l’autel: “ Vous puiserez de l’eau dans la joie, des sources du salut ”. La partie révélée de la Torah permet de comprendre pourquoi il en était ainsi. Le Rambam dit, en effet, que, s’il avait été impossible de recueillir de l’eau de source, on la puisait dans le bassin des ablutions, qui n’était pas une source. De fait, on pouvait déverser l’eau du bain rituel dans ce bassin et donc s’en servir pour les libations.
Il faut en conclure que l’origine de cette eau importe peu. Il suffit de la puiser joyeusement pour qu’elle émane “ des sources du salut ”.
6. L’eau de source a plusieurs qualités:
A) Tout d’abord, une infime quantité est suffisante pour purifier, alors que, si elle a une autre provenance, une certaine quantité en est nécessaire. Pour une source, en revanche, seul un élément qualitatif est prise en compte. Il faut que l’eau soit rattachée à cette source.
B) La source peut purifier également lorsque l’eau s’écoule. Dans d’autres situations, on demande que celle-ci soit stagnante, en un endroit qui permet d’en vérifier la quantité. Rien de tel n’est dit à propos de l’eau de source, dès lors qu’elle reste bien en contact avec son origine.
Il en découle un enseignement pour le service de D.ieu. Celui qui se base sur sa propre appréciation et sur les raisonnements qu’il bâtit par lui-même, en se coupant de la source, doit satisfaire à différentes conditions. Une certaine quantité d’eau est nécessaire. Il faut donc pouvoir répondre de son intellect et de ses sentiments. Car, cette quantité doit être suffisante pour recouvrir entièrement le corps. Et, la mesure de cette quantité doit être effectuée à l’extérieur, de sorte qu’une autre personne puisse attester qu’elle a effectivement été réunie.
Si l’on ne satisfait pas à toutes ces conditions, il est bien clair que l’on est incapable de purifier son prochain. Bien plus, on peut se demander si l’eau, en pareil cas, ne deviendra pas elle-même impure.
Il faut donc se lier à la source, de sorte que la plus infime quantité d’eau apporte la purification, même pendant qu’elle s’écoule. Toutes ces conditions sont alors inutiles.
Que l’on dispose de beaucoup ou de peu de forces, et même si celles-ci “ s’écoulent ”, on restera attaché à la source et l’on n’aura donc rien à craindre. Non seulement on ne pourra pas contracter l’impureté, mais, bien plus, on parviendra à en purifier toutes les formes, y compris la plus sévère, celle qui résulte du contact avec un mort. En pareil cas, les forces personnelles importent peu, dès lors que l’on est relié à la source.
7. Ce qui vient d’être exposé nous permettra de comprendre le sens du verset: “ Vous puiserez de l’eau dans la joie, des sources du salut ”.
Dans leur portée spirituelle, les libations d’eau font allusion à la soumission. C’est ce qui les distingue des libations de vin. Le vin a un bon goût et il correspond à la perception intellectuelle. L’eau, qui n’a pas de goût, illustre ce que l’on fait uniquement par soumission, sans aucun autre intérêt personnel, en mettant de côté sa propre analyse afin de se lier à la source.
Celui qui “ puise de l’eau dans la joie ” et en recueille une petite quantité, sans plaisir et, néanmoins, de manière joyeuse, puisqu’il s’agit de le déverser sur l’autel, afin de servir D.ieu, conformément à Sa Volonté, découvrira nécessairement “ les sources du salut ”. Il restera lié à elles et, de la sorte, obtiendra la purification par la quantité d’eau la plus infime, y compris lorsque celle-ci s’écoule.
Ce salut se marquera dans tous les domaines. Il sera disproportionné par rapport aux forces dont on dispose, car il résultera du lien à la source.
Il faut en conclure que l’origine de cette eau importe peu. Il suffit de la puiser joyeusement pour qu’elle émane “ des sources du salut ”.
6. L’eau de source a plusieurs qualités:
A) Tout d’abord, une infime quantité est suffisante pour purifier, alors que, si elle a une autre provenance, une certaine quantité en est nécessaire. Pour une source, en revanche, seul un élément qualitatif est prise en compte. Il faut que l’eau soit rattachée à cette source.
B) La source peut purifier également lorsque l’eau s’écoule. Dans d’autres situations, on demande que celle-ci soit stagnante, en un endroit qui permet d’en vérifier la quantité. Rien de tel n’est dit à propos de l’eau de source, dès lors qu’elle reste bien en contact avec son origine.
Il en découle un enseignement pour le service de D.ieu. Celui qui se base sur sa propre appréciation et sur les raisonnements qu’il bâtit par lui-même, en se coupant de la source, doit satisfaire à différentes conditions. Une certaine quantité d’eau est nécessaire. Il faut donc pouvoir répondre de son intellect et de ses sentiments. Car, cette quantité doit être suffisante pour recouvrir entièrement le corps. Et, la mesure de cette quantité doit être effectuée à l’extérieur, de sorte qu’une autre personne puisse attester qu’elle a effectivement été réunie.
Si l’on ne satisfait pas à toutes ces conditions, il est bien clair que l’on est incapable de purifier son prochain. Bien plus, on peut se demander si l’eau, en pareil cas, ne deviendra pas elle-même impure.
Il faut donc se lier à la source, de sorte que la plus infime quantité d’eau apporte la purification, même pendant qu’elle s’écoule. Toutes ces conditions sont alors inutiles.
Que l’on dispose de beaucoup ou de peu de forces, et même si celles-ci “ s’écoulent ”, on restera attaché à la source et l’on n’aura donc rien à craindre. Non seulement on ne pourra pas contracter l’impureté, mais, bien plus, on parviendra à en purifier toutes les formes, y compris la plus sévère, celle qui résulte du contact avec un mort. En pareil cas, les forces personnelles importent peu, dès lors que l’on est relié à la source.
7. Ce qui vient d’être exposé nous permettra de comprendre le sens du verset: “ Vous puiserez de l’eau dans la joie, des sources du salut ”.
Dans leur portée spirituelle, les libations d’eau font allusion à la soumission. C’est ce qui les distingue des libations de vin. Le vin a un bon goût et il correspond à la perception intellectuelle. L’eau, qui n’a pas de goût, illustre ce que l’on fait uniquement par soumission, sans aucun autre intérêt personnel, en mettant de côté sa propre analyse afin de se lier à la source.
Celui qui “ puise de l’eau dans la joie ” et en recueille une petite quantité, sans plaisir et, néanmoins, de manière joyeuse, puisqu’il s’agit de le déverser sur l’autel, afin de servir D.ieu, conformément à Sa Volonté, découvrira nécessairement “ les sources du salut ”. Il restera lié à elles et, de la sorte, obtiendra la purification par la quantité d’eau la plus infime, y compris lorsque celle-ci s’écoule.
Ce salut se marquera dans tous les domaines. Il sera disproportionné par rapport aux forces dont on dispose, car il résultera du lien à la source.